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Les Elfes, qui sont-ils ?

Les Elfes sont dans nos esprits des êtres majestueux, empreints de magie, de mystère et immortels (ou du moins d’une longévité étonnante). Mais qu’en est-il réellement ? Où commence leur mythe ? Surtout : sont-ils vraiment ce que nous croyons ?

Bonjour les Ouistitis !

Je sais, je sais, je me suis troooooooooop absentée… mais je vous rassure : « me voilà de retour pour vous jouer un mauvais tour » non, là ça fait trop « Pokémon » ! ? Du coup vous avez le choix : soit je vous raconte ce que j’ai fait pendant mes demi-vacances (j’en ai des tonnes à vous dire !), soit je vous parle d’autre chose… alors ? Bon, OK je vais vous parler de créatures fantastiques… (pfff vous n’êtes vraiment pas sympa avec moi !).

Créature du jour, bonjour !

Les Elfes : gardiens de la Nature

En fait, je me rends compte que l’on utilise souvent le mot « Elfe » au pluriel. Serait-ce là une déformation de notre imaginaire que de les percevoir ainsi ? Je crois que oui. Essayez. Fermez les yeux et tentez de projeter un Elfe dans votre esprit. On les imagine toujours comme une grande famille : « à plusieurs, on est meilleurs ! » Grands ? Oreilles pointues ? Avec des arcs peut-être ? Beaux ? Presque immortels ? Des liens avec la magie ? La nature aussi ? Vous le voyez ? Un beau « Légolas » se tient devant vous. (Ne bavez pas trop quand même, les filles !) Ça y est ? Vous y êtes ? Bien. Si je vous disais que tous ces faits sur eux ne sont pas tout à fait vrais ? Que notre imagination « littéraire » a déformé l’image réelle de ces êtres ?

Tout d’abord, il faut savoir que l’origine du « mythe » Elfique est nordique même si on les retrouve aussi dans la mythologie celtique.

Ce mythe est toujours profondément ancré dans le folklore scandinave. Initialement, il s’agissait de divinités mineures, liées à la nature, mais aussi à la fertilité.

C’est, je pense (c’est encore et toujours mon avis personnel), ce qui a sans doute donné naissance par la suite à leur légendaire longévité, mais bien évidemment, je peux me tromper.

Une apparence humaine

Un elfe est une créature anthropomorphe (dont l’aspect est humain) qui à l’origine vivait proche de la nature, était de petite taille et avait les oreilles en pointes. Le terme norvégien « Huldrefolk » désigne le « peuple caché » ou « vetter » un genre de « lutins » liés à la terre, s’approchant davantage des nains de la mythologie nordique que des elfes.
Leur figure sera reprise dans la « fantasy » notamment dans les écrits mythiques de Tolkien qui en fait alors des personnages grands, d’une incroyable beauté, empreints de noblesse et de sagesse.

(Légolaaaaaaaaaaaaaaaas !)

Leur attachement à la nature perdure puisque bien souvent dans les récits, ils vivent dans les forêts. On leur prête aussi d’étonnants pouvoirs magiques ainsi qu’une incroyable longévité. De fait, les humains les perçoivent comme immortels. Ils garderont également leurs oreilles longues et pointues. Ils seraient incroyablement agiles, rapides, doués dans le maniement des arcs et auraient une vue perçante. Ce qui fait d’eux de redoutables chasseurs et d’émérites guerriers.
J. R. R. Tolkien, en parallèle à l’écriture des récits de la Terre du Milieu, a inventé une série de langues elfiques dont l’existence ne se réduit pas à leur mention en narration ; avec d’autres langues non elfiques placées dans le même monde imaginaire, elles forment l’ensemble des langues de la Terre du Milieu.
Une fois adultes, les Elfes ne vieillissent plus, ils ne tombent jamais malades. Seule une blessure grave (ou un profond chagrin) peut les faire mourir. Leur étonnante longévité leur donne une vision du monde (et de la vie) totalement différente de celle des humains. De fait, ils ont tendance à considérer les péripéties à courte échéance avec dédain et indifférence, car ils se projettent forcément sur du « plus long terme ». Néanmoins, lorsqu’ils ont un but bien défini, ils sont tenaces, d’une détermination à toute épreuve. S’ils se lient peu d’amitié, elle est toujours pérenne.

Il paraitrait que les Elfes choisiraient eux-mêmes leur prénom définitif à l’âge adulte (environ 100 ans).

Les Elfes sont généralement plus intelligents que les humains (non, non, je ne ferai pas de commentaire), ou du moins dotés d’une plus grande sagesse. Ils possèdent un savoir ancestral, notamment dans le domaine des arbres, des plantes… Ils vivent en effet très proches de la nature. Ce concept est probablement issu des mythologies nordique et germanique. Je ne veux pas passer pour une radoteuse, néanmoins, il me semble avoir dit plus haut que les Elfes étaient des divinités mineures de la nature. Leurs sens, essentiellement la vue et l’ouïe, sont particulièrement affinés et de loin supérieurs à ceux des Hommes.

La voix des Elfes est parfois comparée au murmure de l’eau. Dans certaines histoires, leur chant a une relation à la magie.

A l’origine…

Dans les textes anciens en norrois (ancien islandais) les Elfes sont nommés « álfar » au singulier « álfr ». Et, dans les langues scandinaves modernes :

  • Islandais : « álfur » – pluriel « álfar », « álfafólk »;
  • Danois : « elver », « elverfolk », parfois « ellefolk », ou « alf » – pluriel « alfer » ;
  • Norvégien : « alv » – pluriel « alver », « alvefolk » ;
  • Suédois : « alv » – pluriel « alver », au féminin « älva » – pluriel « älvor » ;
  • Scots : « elfen ».

D’ailleurs, ce premier mot « álfar » aurait une origine proto-indo-européenne, langue préhistorique qui a donné naissance aux langages indo-européens. (Quoi ? J’me la joue à mort ? Non, même pas vrai !). De fait, le mot « albh » signifiant « blanc » se retrouve par exemple dans le latin : « albus » qui signifie la même chose. Cette « racine » linguistique se retrouve dans les langues germaniques anciennes, mais également modernes : l’anglais (et le vieil anglais), le néerlandais (et le moyen néerlandais), l’allemand (ainsi que les vieux haut-allemand et moyen haut-allemand), le gotique (sans la lettre « H » est une langue morte parlée par les Goths au moyen âge).

La Mythologie nordique

Freyr, dieu de la fertilité dans la mythologie nordique, serait le seigneur des « Alfes (Elfes) lumineux ».

Ce qui nous laisse tout de suite à penser que si le mythe rapporte « des Elfes de la lumière » donc « bienveillant » il doit également exister des « Elfes noirs », donc « sombres ». Quoi qu’il en soit, les Elfes apparaissent de diverses manières dans la mythologie nordique (mais aussi dans la mythologie germanique). Ils sont généralement décrits comme des êtres semi-divins associés à la fertilité (merci dieu Freyr) et au culte des ancêtres.
Le concept « d’Elfe » semble donc similaire aux croyances animistes : tout est pourvu d’âme, d’esprit, même les objets comme une pierre, ou un élément comme le vent. On retrouve à l’identique dans la mythologie nordique, la croyance du « fylgjur » : « l’esprit totem » et du « vörðar » : « l’esprit protecteur ». Les Elfes sont fréquemment comparés aux nymphes de la mythologie grecque et romaine, à Vili (dieu nordique, frère d’Odin) et aux Roussalki (des êtres proches des naïades, des sirènes, des fées ou ondines gréco-romaines) de la mythologie slave.
De nombreux prénoms germaniques sont tirés du nom de l’elfe : Ælfric, Ælfwine, Ælfréd (moderne Alfred), Alberich. C’est aussi le cas de quelques anciens noms français d’origine germanique, tels qu’Auberon et Aubry.
L’historien et mythographe (Mythographe ! Ne pas confondre avec mythomane ! Plus sérieusement, le mythographe étudie… les mythes ! Même pas drôle, je sais) Islandais. Snorri Sturluson fait parfois référence aux Nains nordiques en tant qu’« Elfes sombres » : « dökkálfar » ou « elfes noirs » : « svartálfar ». Ils seraient des forgerons et gardiens de trésors. Mais il s’agit là d’une erreur. Car Nains et Elfes sont deux types de créatures différentes, ne demeurant pas, qui plus est, au même endroit. Les « Elfes sombres » habiteraient en Svartalfheim tandis que les Nains seraient en Nidavellir. Il s’agirait donc d’une croyance tardive. La distinction entre les Alfes clairs (du ciel) et les Alfes noirs (des souterrains) influence la vision de ces créatures. Depuis, les Hommes se méfient des Alfes noirs, alors que les Alfes clairs demeurent bénéfiques.
Les Elfes seraient aussi bien liés au « Æsir » (ou Ases), dieux principaux de la mythologie nordique, qu’aux « Vanir », dieux de fertilité, mais chaque « groupe » aurait ses propres traductions de mots ce qui marquerait la différence de leur statut.

Le folklore européen

Dès les débuts de la christianisation des Germano-Scandinaves, la croyance aux Elfes est assimilée au paganisme (ceux qui ne sont considérés comme ni chrétien ni juif). De fait, cette croyance est sévèrement combattue[. L’Elfe devient alors une sorte de créature démoniaque. Un important amalgame se met en place entre Nains et Elfes.
Les « pixies » britanniques, petites fées ailées, sont assimilées à « l’älvor » en suédois moderne ou « l’alfer » en danois.
Le mythe originel des Elfes s’est perpétué dans le folklore européen comme des êtres majoritairement féminins qui ont établi leurs demeures dans des collines, des tertres (monticules uniquement constitués de terre, couvrant une sépulture) ou des tumulus (monticules de terre et de pierres). Cependant, la croyance au petit peuple est rare en France contrairement aux pays scandinaves.

Folklore des régions germaniques

Le côté « sombre » est ce qui subsiste le plus des Elfes dans le folklore allemand. Leur nature aurait « évolué ». Ils seraient alors espiègles, malfaisants. Ils seraient la cause des maladies du bétail et des gens, des mauvais rêves.

Le mot allemand pour cauchemar, « Albtraum ou Alptraum » signifie littéralement « rêve d’Elfe » et sa forme archaïque « Albdruck » signifie « pression d’Elfe ».

Cet aspect de la croyance Elfique Germanique provient de la croyance scandinave du « mara » : cet esprit maléfique qui provoque les cauchemars.

Elle pourrait également provenir de légendes concernant les incubes (démons qui prennent forme masculine pour abuser des femmes dans leur sommeil) et les succubes (démons qui prennent forme féminine pour séduire les hommes durant leur sommeil et leur rêve).
On trouve une postérité aux Elfes du folklore germanique dans la tétralogie de « L’anneau du Nibelung » du compositeur allemand Richard Wagner.

Il serait rapporté que les Elfes danseraient dans les prés, surtout les nuits et les matins où la brume est dense. Ils laisseraient alors derrière eux des sortes de cercles, à l’emplacement même de leur danse ; on les appelle « älvdanser » : « danses d’elfes » ou « älvringar » : « cercle d’elfes ».

Ce serait ainsi que de nombreuses légendes au Moyen Âge seraient nées : nymphes, dryades, elfes et gnomes en seraient les responsables. Uriner dans l’un de ces cercles est censé provoquer des maladies vénériennes. Typiquement, ces cercles sont tracés par une multitude de petits champignons, mais ils peuvent être également tracés par le dessin d’herbes foulées contre le sol.
Il existerait plusieurs peuples d’Elfes, comme les Hauts-Elfes (ou Elfe de lumière), les Elfes des bois (ou Elfes Sylvains), les Efes gris (ou Elfes de Lune), les Elfes de l’eau (ou ondines)… Les Elfes noirs, ou drows, sont le plus souvent la contrepartie obscure des Elfes.

Quelques œuvres littéraires…

(Liste incomplète)

  • Le Hobbit, Le Seigneur des anneaux, Le Silmarillion, J. R. R. Tolkien ;
  • Les Royaumes oubliés, R-A Salvatore ;
  • Les Annales du Disque-monde, Terry Pratchett ;
  • L’Héritage, Christopher Paolini ;
  • Tara Duncan, Sophie Audouin-Mamikonian ;
  • Les Chroniques de la guerre de Lodoss, Ry? Mizuno (MANGA) ;
  • Les Chevaliers d’Émeraude, Les Héritiers d’Enkidiev, Anne Robillard ;
  • Aïnako, Ariane Charland ;
  • Amos Daragon, Bryan Perro (BD) ;
  • Merry Gentry, L.K Hamilton ;
  • Les légendaires, Patrick Sobral (BD)

Jeux vidéos

  • Warcraft ;
  • The Elder Scrolls ;
  • The Legend of Zelda (appelés Hyliens) ;
  • Final Fantasy ;
  • Dragon Age ;
  • Magic, l’assemblée ;
  • Donjon de Naheulbeuk ;
  • Donjons et Dragons ;
  • Warhammer ;
  • Warhammer 40,000 ;
  • Le monde de Palladium ;
  • Shadowrun ;
  • Heroes of Might and Magic ;
  • The Witcher.

Qu’ils nous provoquent des cauchemars ou qu’ils nous fassent rêver, les Elfes seront toujours assimilés, pour moi, à des alliés ou des représentations de la Nature, ces êtres qui rappellent aux hommes que Mère-Nature aussi à son mot à dire et qu’elle ne laissera pas qui que ce soit la détériorer sans broncher ou répliquer. Les Elfes, au fond, sont les esprits de cette Nature que nous aimons tant et qui nous le rend bien… pourvu que nous  prenions soin d’elle pour qu’elle continue à nous protéger et nous apporter ses bénédictions.

Article rédigé par S-P Decroix, auteure de La Princesse du fond des Temps, aux éditions Lysons.

5 étapes pour améliorer les souvenirs de vos rêves

Voici la méthode en 5 étapes pour améliorer les souvenirs de vos rêves

1. N’utilisez pas un réveil matin qui possède une sonnerie agressive

Si cela est indispensable pour votre réveil, utilisez-le en deuxième lieu. Placez l’alarme du premier cadran, plus doux pour votre réveil, 15 minutes avant « l’agressif ». Un réveil brusque vous garantit assurément d’oublier vos rêves.

 

2. Gardez les yeux fermés et laissez-vous submerger par les images et les impressions de votre nuit

Notez-les ou enregistrez-les, sans jugement. Vous transcrirez plus tard vos rêves dans votre journal et procéderez au décodage. Pour l’instant, tel un pêcheur, l’important est de remonter les poissons (les rêves).

3. Repassez dans votre esprit les gens que vous connaissez

Peut-être que certains d’entre eux vont resurgir et qu’ils auront été présents au cours de vos rêves, ce qui est fort probable. La science nous rapporte que nous ne rêvons que de visages connus ou rencontrés au cours de notre vie… Il y a donc de grandes chances que vous ayez rêvé d’un visage qui vous est proche ! Vérifiez !

4. Gardez les yeux fermés et adoptez les différentes positions que vous effectuiez lorsque vous dormiez

Le fait de reprendre physiquement ces différentes positions donne la possibilité de faire ressurgir des souvenirs oniriques…

5. Hydratez-vous !

Avant d’aller au lit, placez un verre d’eau à côté de votre lit et buvez-en une gorgée en vous disant que vous allez vous rappeler de vos rêves à votre réveil. La première action à faire le matin, en gardant les yeux fermés, si possible, c’est de prendre une gorgée et de laisser les rêves remonter à la surface de votre conscience.
J’aime bien dormir, personnellement, avec un bandeau pour me couper de la lumière du matin et me permettre d’être encore dans l’intimité de mes rêves. Cet acte m’offre la chance de m’intérioriser et ne pas sortir trop rapidement de cet état. Je sens que le bandeau fait partie de mon « uniforme » de rêveur, à vous maintenant de trouver le vôtre et d’adopter les rituels adéquats, comme ceux que je vous ai présentés ici, pour vous souvenir facilement de vos voyages dans la dimension onirique !

Article rédigé par Patrick Tremblay, auteur d'Onirikk, Tome 1 : le dernier des Saïwa, disponible aux éditions Lysons.

Le Phénix : l’oiseau de feu immortel

Bien des mythes, des créatures fantastiques ont traversé des siècles d’histoire et marquent ainsi nos mémoires de manière presque immuable. Il est un animal dont le mythe est aussi vieux que sa longévité légendaire : le Phénix.

Le Phénix : l’oiseau de feu immortel

Bonjour mes Ouistitis !

J’espère que je vous ai manqué ? Oui ? Non ? Tant pis ! Je m’incruste quand même ! Aujourd’hui, je viens vous faire un peu la « causette » au sujet de cet animal qui me passionne tout autant que le dragon.

Le phénix est un oiseau légendaire, ressemblant au héron, qui a une grande longévité qui se caractérise par sa faculté de renaître après s’être consumé de ses propres flammes. Il symbolise ainsi les cycles de mort, de résurrection, mais également de noblesse. Pour ce dernier, je suppose, mais comme d’habitude, il ne s’agit que de mon humble avis, que cela est dû à son aspect majestueux, presque impérial.

Le phénix, ou phœnix, vient du grec ancien φοῖνιξ / phoînix, signifiant : “rouge pourpre”.

Cet oiseau fabuleux serait originaire d’Arabie et rattaché au culte du Soleil dans l’ancienne Égypte, où il était aussi vénéré. Les récits décrivent le phénix comme une sorte d’aigle paré d’un plumage de couleurs éclatantes. Certainement à cause de ce rattachement au culte du soleil. C’est sans doute aussi la raison pour laquelle, il reste dans nos esprits comme « l’oiseau de feu » par excellence. Lorsque nous pensons « phénix » ne pensons-nous pas immédiatement à « immortel » et à « feu » ?

Le phénix peut vivre très longtemps, durant des siècles (le pauvre, il doit s’ennuyer ferme) ; aucune tradition ne mentionne une existence inférieure à cinq cents ans (rien que ça !). Là où le bât blesse pour lui, c’est que du coup notre ami le phénix se reproduit lui-même : quand il sent sa fin arriver, il construit un nid de branches aromatiques et d’encens (il a du goût… ou devrais-je dire de l’odorat), y met le feu et se consume dans ses flammes. Des cendres de ce bûcher surgit alors le nouveau phénix.

Georges Cuvier (anatomiste et paléontologue) voyait en lui le faisan doré. Il a également été identifié aux oiseaux de paradis et aux flamants roses.

Comme pour toute créature mystique et fabuleuse, le phénix a traversé plusieurs civilisations, et donc plusieurs mythes. C’est pour cette raison que l’on retrouve des oiseaux semblables à celui qui est ancré dans notre imaginaire actuel dans les mythologies : persane sous l’appellation de « Simurgh » ou « Rokh », chinoise sous le nom de « Fenghuang » qui signifie « oiseau immortel », amérindienne avec « Oiseau-tonnerre » ou aborigène en Australie avec « Oiseau Minka ».

A travers les mythes

En ce qui concerne le phénix perse, l’oiseau a une connotation de légèreté, de la quintessence des choses et des êtres. Ici, l’animal incarne la pensée opposée à la matière, la recherche intérieure de l’Homme, son « moi profond, son esprit ».

Les phénix égyptiens (le bénou) et grecs sont les plus anciens.

Hérodote (historien et géographe grec) le décrit ainsi :

« Il ne se montre dans leur pays que tous les cinq cents ans […] ses ailes sont en partie dorées et en partie rouges, et il est entièrement conforme à l’aigle quant à la figure et à la description détaillée […] »

Cependant, le point de vue d’Hérodote contient plusieurs incohérences. Notamment l’ensevelissement du père, sachant qu’il n’y en aurait qu’un à la fois.

Les Modernes (qui pensaient que la création littéraire consistait à innover et militaient donc pour une littérature adaptée à l’époque contemporaine et des formes artistiques nouvelles) le voyaient plus comme le bénou égyptien : héron perché sur la pierre benben, la pierre sacrée du temple solaire d’Héliopolis sur laquelle les premiers rayons du soleil tombent. L’oiseau serait alors l’incarnation de l’âme de Rê ou également la manifestation d’Osiris.

Concernant le phénix romain pour Ovide, Pline et Tacite, le phœnix se décompose pour renaître alors que chez Martial et Stace apparaît le thème du bûcher et de ses épices, par analogie avec les pratiques funéraires des Romains.

L’effigie du phénix figure sur les monnaies de Trajan à Constantin Ier (empereurs romains) et ses fils.

Quels que soient les mythes, le légendaire phénix est intimement lié au feu, soit par un attachement solaire, soit par ses propres flammes.

Et la religion dans tout ça ?

Le Midrash Rabba (ensemble de dix recueils de midrashim aggadiques sur les cinq Livres de la Torah et les cinq Rouleaux) rapporte que, lorsqu’Adam et Ève mangèrent le fruit de l’arbre de la connaissance, tous les animaux mangèrent eux aussi du fruit interdit et que la mort fut décrétée pour eux tous, sauf un seul oiseau appelé Khôl « עוף החול » qui n’en mangea pas. Ce serait la raison pour laquelle le phénix vit éternellement. Et Rabbi Yannai (ou Rabbi Jannai, sage Juif ayant vécu au cours du III° siècle) explique que sa vie se déroule ainsi : il vit une période de mille ans au terme de laquelle un feu jaillit de son nid et le consume ne laissant plus qu’un œuf, et de cet œuf il grandit de nouveau.

Le phénix est aussi un des symboles chrétiens les plus répandus. De nombreuses sources littéraires profanes et chrétiennes évoquent la légende du phénix. Sa symbolique est probablement d’inspiration stoïcienne : le feu éternel détruit tout et fait tout renaître. Il est le symbole de la Résurrection. Les chrétiens ont mis en lumière tout ce qui, dans la nature, pouvait préparer l’acceptation de ce mystère. La légende du phénix y contribue de même que le coq qui annonce le jour nouveau : métaphore pour le chrétien qui attend le jour où le Christ reviendra. Il occupe à partir de ce moment une place de choix sur le clocher des églises.

Que ce soit dans les mythes, la religion, ou même la littérature, le phénix alimente notre imaginaire d’une façon bien marquée. Il est, avec le dragon, une des rares créatures fantastiques à n’avoir pas subi de changement physique réel. Il reste au fil des années tel que nous l’imaginons : une sorte d’aigle flamboyant qui renaît de ses cendres.

Ses traces remontant même à la genèse, vous êtes en droit, mes Ouistitis, de me poser ces questions : a-t-il vraiment existé ? Existe-t-il aujourd’hui ? Bien évidemment, je ne saurais vous répondre. Mais, comme pour nombre d’entre vous, je reste une passionnée de toutes ces créatures merveilleuses. Peu m’importe qu’elles soient réelles ou non, ce qui compte pour moi, c’est qu’elles font vivre notre imaginaire, et, c’est ce qui, au même titre que les sirènes et tous les autres, les rend, en mon sens, véritablement immortelles.


Le Phénix dans les mangas


Le Phénix dans la musique

  • PHÉNIX, le groupe de Heavy Metal français


Le Phénix dans les Sciences


Le Phénix dans la littérature

  • « L’ordre du Phénix », (Harry Potter) JK Rowling, [NB : Fumesck, le phénix de Dumbledore, apparait toutefois avant ce tome.]

  • « Les métamorphoses du phénix dans le christianisme ancien », dans Folia Electronica Classica no 8, Paul-Augustin Deproost.

  • Le Bestiaire du Christ, Milano, Arche, Louis Charbonneau-Lassay.

  • « Le phénix coloré (d’Hérodote à Ambroise de Milan) », Bulletin de l’association Guillaume Budé vol. 1, Laurence Gosserez

  • « La création du monde et le phénix », Laurence Gosserez.

  • « La Conférence des oiseaux »,(conte perse du XIIIe siècle), Soufi Farid al-Din Attar de Nishapur (poète).

  • « La trilogie de Phénix », Bernard Simonay

  • « Cycle des Phénix », Sébastien Pennes

  • « Les gardes Phénix », Steven Brust


A bientôt pour de nouvelles découvertes toujours plus fabuleuses…

S-P Decroix, Auteure de La Princesse du fond des Temps.

Jack Kerouac, sur sa route bretonne…

Une icône de la littérature américaine

Jack Kerouac. La première fois que j’ai aperçu le nom de cet écrivain dont j’ignorais tout, c’était il y a quelques années déjà, dans les mémoires d’un célèbre auteur du Montana. Il faisait référence à Jack Kerouac comme d’une icône de la littérature américaine et je fus étonné qu’un nom de famille à la résonance si bretonne puisse s’associer à l’Amérique.

Quelques jours plus tard, je tenais entre mes mains Sur la route, le livre phare du chef de file de la Beat Generation, réalisant avec enthousiasme que je venais de trouver le genre de littérature que j’attendais depuis toujours. De longues descriptions de paysages, un style d’écriture spontané mêlé d’un grand lyrisme où voyage rime aussi avec mélancolie. Le fait que cette icône de la littérature soit aussi breton, comme je le suis, étant la cerise sur le gâteau.

Il est considéré comme l’un des auteurs américains les plus importants du XXe siècle. Son style d’écriture a notamment inspiré les chanteurs américains Tom Waits et Bob Dylan.

Sur la route, son roman le plus connu est une ode aux grands espaces, à l’épopée vers l’ouest, et à la découverte de mondes nouveaux.

La vérité sur ses origines

Des origines bretonnes que l’écrivain a longuement cherché à comprendre et documenter tout au long de sa vie notamment en 1965 où, quelques années avant sa mort, il visite la ville de BREST après avoir trouvé aux Archives nationales de minces informations sur son ancêtre Maurice-Louis Le Bris de Kervoac. Des informations qui ne lui suffiront malheureusement pas à faire toute la lumière sur son histoire.

Le patronyme de son ancêtre est en réalité Urbain-François Le Bihan de Kervoac.

Fils de notaires originaires de Huelgoat qui, visé par la justice pour des accusations de vols, décide de s’exiler au Québec. Un ancêtre, qui pour se protéger de la justice, ne cessera tout au long des années de cacher sa véritable identité empêchant ainsi l’écrivain de cerner précisément sa généalogie.

Ses démons et ses succès

En 1946, son père meurt et il se réfugie dans les livres. Ses écrits deviennent de plus en plus autobiographiques et il travaille frénétiquement au tapuscrit de Sur la route, à partir de ses nombreux carnets de notes préparatoires. Cette « écriture introspective l’amène à s’interroger sur les fondements de son mal de vivre » et Kerouac se rend compte qu’il a « un désir subconscient d’échouer, une sorte de vœu de mort. »

Ayant des problèmes avec l’alcool et la drogue, pendant 10 ans ses écrits seront refusés par les maisons d’édition. Ses revenus deviennent très faibles et sa dépendance à l’alcool et aux amphétamines atteint son paroxysme. Il envisage de cesser l’écriture à plusieurs reprises, en vain.

En 1955, à San Francisco, Kerouac fait une rencontre importante : Gary Snyder, un passionné de randonnées et de philosophie japonaise. Les deux hommes, en compagnie d’un libraire, John Montgomery, font une expédition à 3600 mètres d’altitude jusqu’au pic de Matterhorn. Kerouac s’initie à la méditation et aux haïkus, de courts poèmes japonais qui évoquent un sentiment, une situation, une atmosphère. La rencontre avec lui-même et avec la simplicité, l’absence d’excès et de drogues ou d’alcool fait que Kerouac se décide à commencer une « vie nouvelle ».

2 ans plus tard, son roman Sur la route est édité et le succès est immédiat. D’après les termes du poète Kenneth Rexroth, il est même « le plus célèbre auteur inédit en Amérique. »

À la fin de sa vie, couvert de dettes, Urbain-François Le Bihan de Kervoac meurt en laissant une femme et trois enfants qui engendreront les descendants de Jack Kerouac parmi eux Jean Baptiste Kerouac, canadien-français grand-père de Jack Kerouac qui émigre aux USA, faisant ainsi de son petit fils le plus breton des écrivains américains.

En 2012, le film-événement du Brésilien Walter Salles, produit par Francis Ford Coppola, est présenté en sélection officielle au Festival de Cannes, première exposition en France du texte original du mythique Sur La Route. Reclus du monde et sans un sou, mais avec un fonds d’archives qui sera évalué à plus de 10 millions d’euros…

Malgré ses démons et bien qu’ayant succombé à une mort prématurée causée par ses excès, Jack Kerouac a brillamment réussi à marquer les esprits de par son génie et à inspirer positivement bon nombre de gens sur sa route, au-delà des origines et des frontières…

Article rédigé par Jude Castel, auteur de La destination et l'errance.

Le manuscrit de Voynich : un ouvrage bien mystérieux

Le manuscrit de Voynich : j’ai toujours été fascinée par cette énigme. Fan inconditionnelle du fantastique et du mystérieux, il ne pouvait en être autrement. Ce manuscrit est un secret à lui tout seul, pages après pages, gardant jalousement la moindre parcelle de vérité. Lara Croft et Sydney Fox se l’arracheraient volontiers, pour tenter de mettre à jour sa véritable histoire – Indiana Jones, lui, semblant l’avoir déjà fait…

Comment un simple bloc de feuilles, reliées entre elles, peut-il susciter tant d’émerveillement et de mystères à la fois ?

Après tout, ce n’est qu’un livre ! Oui, mais justement :

Quel est ce livre ? Son but ? Quand a-t-il été écrit ? Qui en est l’auteur ?

Encore aujourd’hui, toutes ces questions restent en suspens, perdues entre mysticité et théories plus terre-à-terre. Pourtant, malgré ces nombreuses hypothèses, tous les doutes restent permis. Voilà ce qui fascine tant.

La découverte du manuscrit

Le manuscrit porte le nom de celui qui l’a découvert en 1912, près de Rome, dans une congrégation religieuse romaine : Wilfrid M. Voynich. Constitué de 234 pages, ce livre est réalisé en vélin (peau de veau mort-né, travaillé en parchemin). Il semblerait, d’après la pagination, qu’il manque à l’ouvrage 13 folios. Vraisemblablement, ces derniers étaient déjà manquants lors de l’acquisition du manuscrit par Voynich. Écrit dans une langue totalement inconnue, l’ouvrage contient de nombreuses illustrations, principalement de plantes, non identifiables.

Une analyse au carbone 14 a démontré que sa fabrication avait eu lieu entre 1404 et 1438. Mis à part ce que l’on sait grâce à nos technologies, le manuscrit n’apparait dans l’histoire qu’en 1665. En effet, dans une lettre datée de cette époque, Jan Marek Marci (scientifique et philosophe) indique que le livre a été acheté par Rodolphe II du Saint-Empire (prince de la maison d’Autriche – grande famille royale). D’après une étude de correspondances, le propriétaire le plus ancien de cet ouvrage était Georg Baresch, un alchimiste vivant à Prague au XVIIe siècle. D’après l’hypothèse avancée, le manuscrit sera détenu par le Collège romain entre 1648 et 1912.

Les seuls signes reflétant l’ancienneté du manuscrit de Voynich – le texte demeurant incompréhensible – se trouvent dans les illustrations, plus spécifiquement dans les robes et coiffures des personnages, ainsi que dans les deux châteaux apparaissant. Ces éléments sont d’ailleurs caractéristiques du style européen, entre 1450 et 1520. Bien que ces illustrations restent mystérieuses, elles ont été classées par les chercheurs en six sections :

  • Herbier ;
  • Astronomie ;
  • Biologie ;
  • Cosmologie ;
  • Pharmacologie ;
  • Recettes.

Même le cryptologue américain William Friedman, connu pour avoir déchiffré avec succès le code utilisé par l’armée Japonaise lors de la Seconde Guerre mondiale, échoua dans sa tentative pour comprendre le manuscrit de Voynich.

Les principales théories

Le manuscrit de Voynich serait un ouvrage encyclopédique recensant des plantes à usages thérapeutiques, ainsi que des substances d’origine animale et minérale.

Certaines hypothèses avancent qu’il s’agirait d’une recette médiévale pour créer la pierre philosophale.

En 1970, un cryptographe de l’US Navy affirmait que l’ouvrage avait été rédigé par plusieurs auteurs. Cette conclusion a récemment été remise en question par un expert en écriture.

De nombreux auteurs ont été attribués à ce livre, certains ayant été écartés récemment grâce aux datations au carbone 14, d’autres par les résultats de recherches – et pour quelques-uns, le mystère demeure : Roger Bacon (auteur écarté, mais longtemps évoqué), John Dee, Edward Kelley, Anthony Ascham, Jacobus Sinapius, Jan Marci, Raphael Mnishovsky, Wilfrid Voynich (également écarté, grâce à une correspondance datée de 1639).

Un manuscrit indécodable

Le manuscrit serait écrit dans une langue européenne, cachée intentionnellement à l’aide d’un codage lettre à lettre.

Les mots seraient codés de telle sorte qu’il faille les retrouver grâce à un dictionnaire ou un tableau de chiffrement.

Une bonne partie du texte n’aurait aucun sens, dissimulant des informations dans des détails passant inaperçus.

Le langage utilisé serait inventé de toutes pièces.

Le linguiste Jacques Guy a suggéré que le manuscrit utilisait un langage naturel exotique, écrit avec un alphabet inventé. Cette théorie serait la plus cohérente, et historiquement vraisemblable.

Le manuscrit viendrait du Mexique et non d’Europe, certaines plantes paraissant ressembler à des espèces Mésoaméricaines.

Nombreux sont ceux à penser que ce manuscrit est purement une imposture. Toutefois, cette hypothèse a été écartée par toutes les études menées sur l’ouvrage.

Le manuscrit de Voynich, très fragile, suscite tant de curiosité dans le monde que la bibliothèque Beinecke où il est conservé (université de Yale, États-Unis) a décidé de céder – à une somme tenue secrète – les droits de reproduction à une maison d’édition espagnole, spécialisée dans la publication de fac-similés manuscrits anciens. Ainsi, 898 répliques seront produites, pour un prix de 7000 à 8000 euros chacune. Pour la fabrication du premier fac-similé, le processus prendra pas moins de dix-huit mois.
Sceptiques et plus convaincus doivent tous admettre un fait : le manuscrit de Voynich recèle bien des mystères. Car aux questions “qui ?”, “quand ?”, “où ?”, “pourquoi ?”, nul ne peut répondre avec une absolue certitude.

Et vous, êtes-vous subjugués par les secrets que cache cet ancien ouvrage ? Quelles sont vos théories ?

Article rédigé par Maud Wlek (Auteure de Nayra).

Les vampires ont-ils réellement existé ?

Les vampires sont des figures emblématiques faisant partie intégrante de notre culture. Ce sont des créatures mythologiques entrées dans la légende depuis la nuit des temps… Découvrez leurs origines et où les trouver grâce à cet article passionnant ! Les vampires ont-ils réellement existé ?

C’est S-P DECROIX qui vous en parle le mieux…

 

Bonjour les filles, les garçons et les ouistitis !

Quoi ? Il n’y a pas de garçons parmi vous ? Ah ! Ah ! Je sais, je sais, même pas drôle ! Alexia m’a dit que j’étais drôle. C’est vraiment sympa de ta part Alexia, mais mon sens de l’humour est à revoir. Du coup, à partir d’aujourd’hui, je vous appellerai « les ouistitis ».

Alors, après mon article sur les dragons je me suis demandé : « Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur raconter aux ouistitis la prochaine fois ? » Ah ! Si vous saviez tout ce qui traverse mon esprit, vous prendriez vos jambes à vos cous ! Bref, revenons-en à nos monstres et diverses créatures.

« De quoi qu’elle va parler la madame ? »

(OK la phrase est super nulle, mais bon, vous devrez faire avec !)

Après avoir jargonné sur le « dragon », j’ai décidé de vous parler « créatures de la nuit », mais laquelle donc ? Non ! Pas John Travolta ! Alors ? Vous avez trouvé ? Oui ? Non ?

Les Vampires !

Les origines

Eh oui, avec leurs dents pointues et leur goût prononcé pour le sang, les vampires sont les créatures de la nuit par excellence ! Les origines de cette créature légendaire se trouvent dans les mythes anciens et divers à travers le monde, mais devenus populaires principalement sur le continent européen.

« Vampire » vient de l’allemand « Vampir », qui vient lui-même du hongrois « vámpir », qui dans la plupart des langues slaves est un mot désignant une chauve-souris.

Le vampire fait partie de la grande famille « des revenants ». Selon les différents folklores et la superstition la plus courante, ce mort-vivant se nourrit du sang des vivants afin d’en tirer sa force vitale. Ses victimes meurent d’avoir été vidées de leur sang ou bien se transforment à leur tour, sous certaines conditions (échanges de sang, mise sous terre avec son « géniteur » en sont quelques exemples les plus connus), en vampire, mais seulement après leur décès : « ils meurent et vivent à nouveau ! »

C’est Arnold Paole, un Serbe, qui est le premier à être dénommé « vampire » au XVIII° siècle.

Vous pensez peut-être que c’est celui que tout le monde surnomme “Dracula” qui fût le premier vampire, mais non… Vlad III Basarab, de son vrai nom, connaît en effet une importante célébrité de son vivant : les marchands saxons de Transylvanie et le roi de Hongrie, Matthias Corvin, le font passer pour un souverain cruel qui empale ses ennemis, ce qui lui a valu des surnoms tels que “L’Empaleur” ou “Drăculea” (“fils du diable” ou “fils du dragon”). Inpiré du surnom de Vlad III Basarab, le personnage du comte de Dracula a été inventé par Bram Stocker pour son roman en 1897, c’est la raison pour laquelle Vlad III Basarab est aujourd’hui assimilé à un vampire, mais il n’en était absolument pas un !

Le mythe contemporain du vampire serait une sorte de « superposition » de plusieurs autres créatures surnaturelles issues des divers folklores européens, plus particulièrement slaves. Sont dénombrés par certains auteurs des êtres précurseurs : tour à tour des esprits, des démons ou des revenants, possédés ou non (liste incomplète) : le « visiteur », l’« affamé », le « cauchemar », l’« étrangleur », le « mâcheur » (ben oui, ils nous mâchouillent gentiment le cou avec leurs petites canines pointues… ok… faut vraiment que j’arrête !) et enfin le revenant à forme animale (Chauve-souris ? hum… no comment).

Les caractéristiques des vampires

Cette créature mort-vivante est universellement connue pour se nourrir du sang des vivants dès la nuit tombée, pour, comme je le disais plus tôt, en extraire leur force vitale et rester immortelle ! En fait, ceci n’est pas tout à fait exact, car il s’agit pour le Vampire de ne plus être soumis à la vieillesse. D’autres éléments du folklore sont bien ancrés dans nos esprits : le cercueil dans lequel il se réfugie le jour pour se reposer et le cimetière : « vamos a la casa » (honnêtement chacun son « trip », moi personnellement, les cimetières la nuit, ce n’est pas mon truc…).

Dans de nombreuses légendes, le vampire se nourrit aussi d’excréments humains et de chair, y compris la sienne : c’est l’automastication qui inclut non seulement sa chair, mais aussi ses vêtements (si vous veniez de manger, je m’excuse). Ce détail-là semble vérifié par d’anciens registres relatant des histoires de linceuls retrouvés mâchonnés. (Je vous avais prévenu : les Vampires adorent mâchouiller).

Bien sûr, ce qui caractérise aussi le Vampire c’est sa légendaire paire de… quoi ? De canines pointues ! (Arrêtez d’avoir les idées mal placées !) L’apparence vestimentaire, elle, se serait bâtie dans le folklore cinématographique et théâtral, notamment sa fameuse cape.

On lui prête également certains pouvoirs mystiques :

il hypnotise ses victimes, les séduit, lit dans les pensées, se change en brume, en chauve-souris, parfois en loup ou, selon les légendes, il les contrôle.

C’est d’ailleurs ce lien particulier avec le loup qui fait que généralement lorsque l’on pense au Vampire, on associe bien souvent le Loup-Garou.

Il paraît que tuer un « maître-vampire » ou un « vampire- géniteur(trice) » libère ceux qu’il a transformés ou bien parfois, ses enfants meurent avec lui.

Le Vampire s’il devient plus puissant, rapide, et résistant avec l’âge, serait « indisposé » par l’odeur de l’ail, du rosier sauvage ou de l’aubépine. Certains objets seraient capables de le repousser : le mythique crucifix, le rosaire, l’eau bénite et le miroir (puisqu’il ne peut pas se refléter dedans). Il ne peut pas non plus marcher sur les sols consacrés (Église, etc.). La légende raconte également qu’un Vampire ne peut entrer dans une maison sans y être invité.

C’est surtout l’ouvrage de Bram Stoker paru en 1897, « Dracula», qui établit son image toujours populaire à ce jour.

Comme le Vampire est un mort-vivant, il est déjà mort ! Donc pour le tuer, il a bien fallu se creuser… la tête ! (Ah ! Ah !) La décapitation bien sûr est le moyen le plus efficace pour l’éliminer, suivi d’un pieu planté dans le cœur, un clou dans la tête (décidément) ou une crémation en bonne et due forme !

Références au Vampire

(Listes incomplètes, vous comprenez bien qu’elles sont trop longues…)


Littérature :

  • Dracula de Bram Stocker.
  • The Vampyre de John Stagg
  • Le Vampire de John William Polidori
  • La Famille du Vourdalak (publié dans Histoires de morts-vivants) de Tolstoï
  • Histoire de la Dame pâle, nouvelle d’Alexandre Dumas (1849).
  • Le Chevalier des ténèbres de Paul Féval (1860)
  • Lokis de Prosper Mérimée.
  • Le Horla (dans sa première version) de Guy de Maupassant
  • Le Parasite de Sir Arthur Conan Doyle
  • Chroniques des vampires, Entretien avec un vampire d’Anne Rice

Films :

  • Nosferatu le vampire de Friedrich Murnau, en 1922
  • Vampyr, ou l’étrange aventure de David Gray en 1932
  • Le Cauchemar de Dracula, de Terence Fisher en 1958.
  • Le Bal des vampires de Polanski en 1967 (parodie)
  • Les Prédateurs de Tony Scott en 1983
  • Vampire, vous avez dit vampire ? de Tom Holland en 1985 et de Tommy Lee Wallace en 1988 Dracula de Francis Ford Coppola en 1992
  • Entretien avec un vampire de Neil Jordan en 1994
  • Fright Night de Craig Gillespie en 2011.

Séries cinématographiques et télévisées :

  • La saga de Blade
  • La saga Underworld
  • La saga Twilight
  • Buffy contre les vampires
  • Angel
  • Vampires Diaries
  • Supernatural (Ahhhhhh la meilleure des séries en mon sens ! qui compte de nombreuses autres créatures !)
  • True Blood
  • Being Human
  • Le Clan des maudits
  • The Originals (J’adore !)

Mangas / BD :

  • Vampire Hunter D (manga)
  • Vampire Princess Miyu (manga)
  • Vampire Knight (manga)
  • Hellsing (manga)
  • Requiem, Chevalier Vampire (BD)
  • Le Prince de la nuit (BD)
  • 30 jours de nuit (BD)

Jeux :

  • Castlevania (depuis 1986),
  • Legacy Of Kain (depuis 1996)
  • Bram Stoker’s Dracula, en 1993.
  • The Elder Scrolls IV: Oblivion
  • The Elder Scrolls III: Morrowind
  • Dracula : Résurrection, Dracula 2 : le Dernier Sanctuaire, Dracula 3 : la Voie du Dragon
  • La Mascarade (jeu de rôle)
  • La Fureur de Dracula (jeu de plateau).

Nous ne saurons sans doute jamais vraiment si les vampires ont existé tels qu’on nous les décrit, mais y a-t-il de la fumée sans feu ? Une chose est sûre : ceux qui ont inspiré ces créatures ont bel et bien existé, mais sans doute ont-ils renoncé à leur immortalité pour pouvoir se reposer en paix ! Leur légende, en tout cas, elle, continue de perdurer dans le temps… pour l’éternité !

Article rédigé par S-P DECROIX.

Un écrivain est-il ce qu’il écrit ?

Je suis ce que j’écris.

L’écrivain est-il réellement ce qu’il écrit ? C’est une phrase que j’aime affirmer et à laquelle nombreux écrivains pourraient s’identifier… ou pas !

Effectivement, quand ont lit cette phrase, de prime abord, on pourrait se dire qu’il y a de quoi avoir peur lorsqu’on lit certains écrivains ! Car, tout le monde n’écrit pas des romans à l’eau de rose ou des aventures héroïques et épiques ! Quelle est la part de vérité et d’invention dans un roman, un livre ? Où se cache l’essence même de l’auteur qui a achevé son œuvre ? Un livre est-il juste un exercice de style ? Que nous révèle-t-il vraiment sur son auteur et sur nous-mêmes ? Voyons ensemble ces différents points, et c’est un écrivain qui vous parle ! Cette nouvelle approche de l’écriture pourrait bien changer votre regard sur la lecture…
Êtes-vous sûrs de continuer à lire ce qui va suivre ?

Très bien…

Une vérité déguisée ou mise en lumière

Qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui est faux dans ce que peut écrire un écrivain ? L’écrivain est connu pour savoir manier à la perfection la langue de Molière, les lettres et la rhétorique, il est donc tout à fait légitime de se demander s’il est authentique et si tout ce qu’il écrit reflète la vérité ou n’est-ce qu’un pur exercice de style et d’imagination ?

L’écrivain a certes beaucoup de connaissances et de verbe, il est doué pour exprimer par écrit ce qu’il ne saurait peut-être pas aussi bien dire à l’oral ou révéler de vive voix. D’autres, en revanche, excellent aussi bien à l’écrit qu’à l’oral, mais qu’importe, l’essentiel que nous devons retenir c’est qu’il a des choses à dire, un message à transmettre.

Si certains écrivains parviennent à communiquer un message clair et limpide, pour d’autres il s’avère bien difficile de comprendre à la première lecture ce qu’ils ont voulu dire ! Cependant, peut-il écrire sur des sujets qu’il ne connaît pas ou ne ressent pas intimement ? Peut-il réellement mettre des mots sur ce qu’il n’a jamais vécu personnellement ? Bien sûr, vous me diriez-vous immédiatement ! Et moi je vous répondrai que non. Et je m’explique !

Lorsqu’un écrivain entreprend l’écriture d’une fiction, il a tout un travail d’observation, d’investigation et de compréhension avant d’aborder un sujet qui lui tient particulièrement à cœur. C’est une étape cruciale pour la crédibilité d’un univers et de l’atmosphère qu’il doit générer. L’illusion doit être parfaite ! C’est d’ailleurs cela qui fait qu’une œuvre est appréciée par le lecteur : son réalisme frappant, comme si nous étions plongés au cœur de l’histoire et que nous ressentions exactement les émotions des personnages ; nous ne sommes pas uniquement lecteurs, mais acteurs de l’histoire ; nous nous identifions à certains personnages, nous avons de l’empathie envers eux, l’histoire nous fait vivre des émotions et nous ouvre à la compréhension.

Tout ce que nous ressentons au moment de notre lecture est étroitement similaire aux émotions que nous pourrions vivre dans des situations réelles ! Il en va de même pour l’écrivain lorsqu’il immortalise ses émotions sur le papier. Aussi incroyable que cela puisse être : tout ce qu’écrit un écrivain authentique est profondément ressenti, à différentes échelles certes, mais il ne peut partager un sentiment ou un événement qui ne serait pas d’abord parvenu d’une quelconque manière à son esprit ! En cela, il associe consciemment ou inconsciemment un événement fictif ou semi-fictif à un souvenir ou une émotion qu’il aurait lui-même vécue dans sa propre vie. Comme un acteur de cinéma s’imprègne de ses propres émotions pour incarner un personnage à l’écran et donner l’impression d’une parfaite illusion, l’écrivain, lui, doit nécessairement s’imprégner de son histoire personnelle pour mettre au monde un univers qui sera authentique, non pas par sa forme, mais par la profondeur avec laquelle l’écrivain aura choisi les bons mots pour nous immerger dans la réalité qu’il a créée en toute sincérité. Il ne peut donner ce qu’il ne possède pas intrinsèquement.

Ce qui est vrai dans toute œuvre d’un écrivain est l’authenticité avec laquelle il nous partage ses émotions. Il n’a pas besoin d’avoir vécu littéralement ce que son histoire raconte, mais en l’écrivant, il transpose ses sentiments et les ressent vivement sur l’instant présent, en même temps que le lecteur. Exactement comme dans un film, avec une richesse infinie de détails et une liberté d’imagination inégalée ! Et c’est ce qui fait la magie de l’écriture ! Le lecteur s’approprie intégralement l’histoire, y transposant ses propres projections psychiques sur celles déjà transcrites. Ainsi, le lecteur met des visages familiers sur les personnages qui lui sont agréables et des visages antipathiques sur ceux qui lui déplaisent, tout cela se fait de manière inconsciente, mais participe activement au caractère pluridimensionnel de l’ouvrage !

Un livre naît toujours une deuxième fois dans l’esprit de celui qui le lit. Et il en sera ainsi éternellement, n’est-ce pas magnifique ?

Un livre ne se lit pas simplement, il se vit ! Bien que tout ne soit pas « vrai » (dans notre dimension physique) et issu du fruit de l’imagination, la matérialisation de son univers issu du psyché par des mots le rend réel dans la dimension de notre imaginaire et palpable jusque dans nos contrées !

Au-delà des mots…

L’authenticité, l’essence même de l’auteur, ce qu’il est au plus profond de lui-même, se cache souvent entre les lignes ! Nous pourrions même affirmer les phrases suivantes, comme je le soutiens moi-même :

Dis-moi ce que tu écris, je te dirai qui tu es. Dis-moi ce que tu aimes lire, je te dirai ce à quoi tu aspires !

Pour moi, l’écriture transcende la parole.

Pourquoi ?

Le style d’écriture de l’écrivain est très révélateur de sa personnalité ; il n’a pas besoin de parler, son écriture le fait à sa place. À travers elle, une infinité d’informations nous sont communiquées volontairement ou non. En effet, la manière d’utiliser un mot plutôt qu’un autre, d’employer une tournure plutôt qu’une autre et d’assembler les phrases les une aux autres nous reflètent la manière dont l’auteur aime manier le verbe ; cela peut-être avec simplicité, subtilité, mysticité, minutie, intellectualité ou complexité. Il ne saurait s’exprimer autrement que ce qu’il ne peut être lui-même ! Cela paraît tellement évident. Quand bien même il décide d’employer des termes qu’il n’aurait pas pour habitude d’utiliser dans la vie quotidienne ou de créer un pastiche ou une parodie, s’il le fait c’est qu’il en a tout à fait les capacités et c’est une facette de lui-même qu’il préfère tourner en dérision !

L’écrivain n’est pas figé à un seul registre, tout comme l’homme ne cesse d’évoluer au fil du temps, il évolue également au fil de ses écrits et des événements qu’il vit. Le plus important, et le plus révélateur, sur lui-même est le message qu’il a à nous transmettre.

Pourquoi a-t-il écrit son œuvre et qu’a-t-il voulu nous dire à travers elle ?

Ce n’est pas un hasard si nous aimons faire des études ou commentaires de textes en littérature ; lever le voile ou tenter de comprendre ce qu’un écrivain ne nous exprime pas dans ses écrits, voilà où se cache en grande partie l’essence même de l’écrivain ! L’essence de l’écrivain est à la fois dans ce qu’il nous dit et ce qu’il ne nous dit pas ! Ce qu’il nous dit et ce qu’il garde sous silence est extrêmement important et riche de sens ! Les idées qu’il partage lui sont parvenues à lui et ont trouvé refuge en lui, ressentant un besoin ou un devoir de les transposer noir sur blanc, de nous les faire partager. Et si elles ont trouvé en lui une main disposée à être à leur service, c’est qu’au fond son cœur a été sensible, touché, aligné sur la même vibration que cette idée ou a ressenti la nécessité de les transposer. Cela ne peut pas être le fruit du hasard et c’est en cela qu’une lecture est passionnante et pourrait faire l’objet d’une étude psychanalytique approfondie ! Nous lisons ce qui est dit et à la fois nous réfléchissons sur ce qui est sous-entendu et non dit explicitement. Là réside le génie d’un ouvrage. Tout livre a un message important et nous offre souvent des réponses aux questions que nous nous posions de façon consciente ou inconsciente à travers le verbe d’un auteur qui exprime pour nous ce que nous-mêmes avions besoin d’entendre pour débloquer une situation personnelle ou nous orienter vers le bon choix, la bonne attitude à adopter dans une décision que nous aurions à prendre…

Chaque ouvrage nous parle et nous révèle à nous-mêmes, tout comme chaque ligne écrite est la matérialisation de l’onde vibratoire émanée par l’écrivain lui-même à l’instant où il l’écrit. C’est ça la magie de l’écriture ! Et c’est sans doute cette authenticité, cette spontanéité qui fait que le plaisir de la lecture perdure à travers les siècles et propulse des auteurs à connaître un succès retentissant, réussissant à faire vibrer avec la même intensité qu’au moment de leur écriture des millions de lecteurs à travers le monde !

Que nous révèle un livre sur son auteur et sur nous-mêmes ?

Les livres sont riches de sens. C’est ce qui fait de tout ouvrage un trésor incommensurable. Un livre a plusieurs lectures et autant d’interprétations possibles que d’êtres humains sur Terre ! Un écrivain authentique se livre nécessairement à cœur ouvert ! Que nous révèle donc un livre sur son auteur ? Et sur nous-mêmes ?

Lui seul détient la clé de tous les mystères qui règnent sur lui, mais il ne saurait la remettre à autrui, car elle est la gardienne de sa stabilité psychique et sociale. Son jardin secret lui permet d’en faire fleurir de plus beaux pour le plus grand plaisir de celles et ceux qui voudront bien s’y aventurer en lisant ses livres et ce qu’il voudra bien nous raconter…

Chaque livre a une âme. Un livre est un cœur qui bat. Un livre c’est de l’amour matérialisé par l’écriture.

Un livre est une partie de soi-même qu’on retrouve. C’est un cadeau inestimable que nous offrent les écrivains dans l’écriture de leur ouvrage lorsqu’on se les procure, car non seulement ils se livrent, mais ils nous délivrent de nos préoccupations pour nous ramener à soi et à l’un des chemins les plus courts vers l’amour : l’empathie.

La vraie question à se poser est : jusqu’où désirons-nous aller dans l’intimité de l’auteur et jusqu’où sommes-nous prêts à plonger au plus profond de nous-mêmes ?

L’écriture est un acte d’amour, émis sans rien attendre en retour. La lecture est le meilleur acte que nous puissions réaliser pour continuer à répandre de l’amour et nous rapprocher de notre essence. Il y a de secrets qu’ils ne nous révéleront sans doute jamais, mais si nous gardons l’œil ouvert, nous pourrions parfaitement lire entre les lignes et découvrir ce que le livre a à nous dire…

Chaque lecture est un prélude de révélation.

Et si le lecteur était également ce qu’il lit ? Il y a de quoi réfléchir, là aussi, à la question ! En attendant, prenez soin de vos lectures et gardez votre esprit ouvert aux messages qu’un livre souhaite vous communiquer ! Un livre ne tombe jamais dans nos mains par hasard…

Article rédigé par Leandro De Carvalho, auteur de Vivre en harmonie.

Un grand mystère : d’où vient l’écriture ?

L’écriture : la mystérieuse invention qui a permis l’évolution !

Imaginez-vous un monde sans écriture… Impossible, me diriez-vous ! Et pour cause : nous en avons besoin tous les jours ! Voyons maintenant comment elle est née et tous ses bienfaits sur l’humanité…

L’article sur le Fantastique vous a beaucoup plu, j’en suis ravie. Il s’agissait d’évoquer les origines d’un univers qui porte la saga Nayra. Partant sur cette lancée des origines, j’aimerai évoquer avec vous aujourd’hui celles que nous affectionnons particulièrement, lecteurs et auteurs : l’écriture.


Qu’est-ce que l’écriture ?

Commençons par les basiques : qu’est-ce que l’écriture ? Il s’agit d’un moyen de communication, représentant le langage, à travers l’inscription de signes sur divers supports. Chaque culture possède sa propre graphie, mais respecte une même structure : le vocabulaire, la parole, la sémantique, la grammaire. Un système d’écriture est une méthode organisée et basée sur une langue pour conserver et transmettre des messages. Ces systèmes peuvent être classés en trois catégories : sémasiographies (bien que les spécialistes ne s’accordent pas à les considérer comme des écritures), écritures logographiques et écritures syllabiques.

D’où vient l’écriture ?

Selon certains, la Préhistoire se termine avec la naissance de l’écriture. Historiquement, l’écriture est née il y a 6000 ans, en Mésopotamie et en Égypte, et de manière presque simultanée, mais toutefois différenciée. Cependant, le développement récent des études de littératies mène à réévaluer les dates d’apparition de l’écriture. Le développement de l’écriture a sans doute été influencé par des exigences pragmatiques telles que la codification des lois, l’échange d’informations, l’enregistrement de l’histoire, la tenue des comptes financiers. Ainsi, l’écriture a permis la conservation de l’Histoire.

L’alphabet est un système d’écriture, composé d’un ensemble de symboles. « Les plus anciennes traces de l’ancêtre de tous les alphabets actuels se situent dans le désert du Sinaï aux alentours du xve siècle av. J.-C » (source Wikipédia).


Quelques auteurs de fantasy et de science-fiction ont inventé un alphabet imaginaire pour développer leurs univers : le tengwar (Le Seigneur des anneaux, J.R.R. Tolkien), l’énochien (John Dee)…

Certains systèmes religieux voyaient dans l’écriture une menace pour la transmission orale et l’ordre existant. D’ailleurs, selon un ancien mythe égyptien repris par Platon dans le Phèdre, l’écriture et le langage auraient été inventés par le dieu Thot , surnommé le “seigneur du temps” ; considéré comme celui qui détient le savoir et qui le transmet, comme l’incarnation de l’intelligence et de la parole, chargé de transmettre ses connaissances illimités, il aurait pour ce faire inventé l’écriture ! L’écriture aurait ainsi pour objectif de remettre de l’ordre, notamment en formant des systèmes juridiques, de conserver l’Histoire et de diffuser la connaissance.


L’impact de l’écriture

L’écriture a eu un fort impact culturel et social. Ces effets seront multipliés avec la mécanisation de l’écriture par l’imprimerie. Il n’y a qu’à constater tous les ouvrages qui se vendent par millions dans le monde et qui ont une influence considérable dans notre culture et notre manière de penser la vie et le monde.

La Bible, par exemple, s’est écoulée à plus de 2500 millions d’exemplaires à travers l’histoire ; Le Petit Livre rouge s’est vendu à plus de 900 millions d’exemplaires et le Coran à plus de 800 millions d’exemplaires ! Ces trois livres sont les plus vendus au monde depuis des siècles et n’ont jamais été détrônés jusqu’à ce jour ! Ces écrits ont des conséquences directes sur notre mode de vie, notre façon de penser et d’agir.

Selon les linguistes, sur environ 3000 langues répertoriées dans le monde, à peine une centaine s’écrivent.


En conclusion, je trouve passionnant de se dire que malgré les technologies dont nous disposons, nous ne sommes, à l’heure actuelle, sûrs de rien en ce qui concerne l’apparition de l’écriture. Chaque nouvelle découverte peut remettre en cause des pans d’histoire que nous tenions pour acquis.  Aujourd’hui encore, l’écriture reste donc un grand mystère car nul ne sait vraiment comment elle est apparue… seule certitude : sans elle, nous aurions bien du mal à expliquer l’univers, la vie et le monde, à communiquer, à immortaliser nos souvenirs, à nous divertir, à exprimer nos émotions, nos sentiments, développer notre imagination et laisser des traces pour aider les futures générations, car l’écriture est ce qui fait de nous des êtres humains à la pointe de l’évolution.

« L’écriture est la peinture de la voix », Voltaire.

Article rédigé par Maud Wlek (Auteure de Nayra).

La vie inspirante de J.K. Rowling

J.K. Rowling rêvait secrètement d’être écrivaine. Ses parents voulaient qu’elle soit secrétaire bilingue… Aujourd’hui, elle est l’un des écrivains qui vend le plus de livres au monde !

Déjà petite, elle avait la fibre littéraire…

Une vie tellement inspirante !

Aime, Commente & Partage ! 

Article rédigé par Leandro De Carvalho, auteur du Petit Chaperon Rouge : un Nouveau Monde.

Le fantastique : un registre subtil, engagé et révélateur !

Grande adepte de ce registre en particulier, tant en lecture qu’en écriture, je suis ravie de pouvoir vous en dire un peu plus sur le fantastique.

Les différents genres littéraires

Tout d’abord, faisons un point global. Il existe plusieurs genres littéraires :

  • poétiques,
  • narratifs,
  • théâtraux,
  • épistolaires,
  • argumentatifs,
  • descriptifs,
  • graphiques
  • et expérimentaux.

Chacun compte des sous-genres et des registres. Si vous désirez en savoir plus sur le sujet, je vous invite à consulter cette page qui vous détaillera parfaitement les divers genres, sous-genres et registres en littérature : En savoir plus.

Ainsi, le fantastique est un registre, classé dans le genre narratif. Jusque-là, vous me suivez ? Parfait. Il n’est pas aisé de s’y retrouver, je vous l’accorde…


Le fantastique : entre magie et réalité !

Entrons maintenant dans le vif du sujet : le fantastique. Dans ce registre littéraire, le surnaturel s’introduit et évolue dans un cadre réaliste. Le héros a une réaction de rejet ou de peur face aux évènements surnaturels auxquels il se retrouve confronté. À ne pas confondre avec la fantasy ou le merveilleux. Dans la fantasy, comme dans le merveilleux, le surnaturel est accepté et souvent utilisé pour définir les règles d’un monde imaginaire ; l’imaginaire évoqué est perçu comme une norme et s’éloigne considérablement de notre réalité… (Le Seigneur des Anneaux, Le Trône de fer, Harry Potter…).


Les origines du fantastique

Définition donnée, passons aux origines du fantastique. La véritable source de ce genre est le roman gothique anglais, apparu fin 1785. À cette époque, les auteurs créent dans leurs œuvres une atmosphère d’horreur plus prononcée, propulsant les lecteurs dans une interrogation commune : qu’est-ce qui est réel et qu’est-ce qui ne l’est pas ? En France, les auteurs s’inspirent de ces romans et proposent des œuvres dites « frénétiques » (ou qu’on qualifie de « roman noir »), incluant dans ces dernières le goût pour le macabre ou l’horreur. Le romantisme frénétique rejette ainsi l’esprit des Lumières, tout comme la rigueur classique de l’époque.

Finalement, fort de ces influences, c’est en Allemagne que naît véritablement le registre fantastique, au début du XIXe siècle, grâce à l’écrivain Adelbert von Chamisso. Mais c’est Hoffmann (Ernst Theodor Amadeus Hoffmann) qui aura une influence universelle sur ce registre. D’ailleurs, c’est par ses contes, traduits en français dans les années 1830, que le Fantastique connaîtra un véritable essor en France. De grands auteurs s’y sont essayés : Honoré de Balzac, Théophile Gautier ou encore Guy de Maupassant. À noter que le registre fantastique a souvent été utilisé pour contourner la censure, et pour diffuser, par exemple, des critiques politiques ou certaines revendications sans craindre d’éventuelles représailles.


Un registre subtil, engagé et révélateur !

Le propre du fantastique serait de révéler des choses habituellement cachées et que nous ne voulons pas voir.

Selon Lovecraft, le fantastique doit provoquer une peur afin de générer une catharsis (le fait de libérer ses émotions refoulées) chez le lecteur. Ainsi, les manifestations surnaturelles dans le fantastique sont la plupart du temps néfastes, mais c’est, paraît-il, pour notre bien ! Moi, je ne m’en lasse pas !


Où trouver le registre fantastique dans les livres ?

De manière non exhaustive, je vous cite ici quelques-unes des œuvres littéraires, dans le registre fantastique, les plus connues ou qui ont eu un impact dans l’apparition de ce registre :

  • Château d’Otrante, Horace Walpole, 1764 (inaugure le genre du roman gothique) ;
  • Vathek, William Beckford (l’un des principaux romans de tendance frénétique, écrit en français par un auteur anglais en 1786) ;
  • Les Élixirs du Diable, Hoffmann, 1815 ;
  • L’élixir de longue vie, Honoré de Balzac, 1830 ;
  • Le Meneur de loups, Alexandre Dumas, 1857 ;
  • Le Horla, Guy de Maupassant, 1887 ;
  • Celui qui hantait les ténèbres, H.P Lovecraft, 1935 ;
  • Shining, l’enfant lumière, Stephen King, 1977 ;
  • Journal d’un vampire, L.J.Smith, 1991 ;
  • Twilight, Stephenie Meyer, 2005.

Pour conclure, je vous révélerai ce que j’aime à penser :

le fantastique, c’est être libre, tout en gardant un petit peu les pieds sur Terre…

Article rédigé par Maud Wlek (Auteure de Nayra).