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Ouvrir son 3ème œil et découvrir les choses cachées !

Ouvrir votre 3ème œil vous donnera accès à des choses cachées de la vue et de la perception du commun des mortels. Il vous permettra de transcender votre condition humaine et de connaître des états modifiés de conscience. Votre troisième œil est celui qui est connecté à la source de toute connaissance, il est omniscient, omniprésent, même si vous ne lui prêtez pas attention ; grâce à lui, vous pouvez ressentir ce que pensent les gens, ce qu’ils vous cachent sans qu’ils aient besoin de vous le dire, vous pourrez vivre des expériences de pleine conscience et lever le voile sur les dimensions invisibles et accéder à des niveaux de conscience supérieurs.

Qu’est-ce que le troisième œil ?

Le troisième oeil (qu’on appelle également : “oeil de l’âme” ou “oeil intérieur“) désigne le regard au-delà de la matière. D’origine orientale, cette métaphore ésotérique et mystique reflète principalement la connaissance de soi. Symboliquement, il est ainsi représenté entre les sourcils, au milieu du front.

Certains auteurs, tels que le philosophe français René Descartes, ont suggéré que ce troisième œil illustre la glande pinéale, située entre les deux hémisphères du cerveau. Pour Descartes, il serait même “le siège de l’âme“.

Votre 3ème œil pourrait être celui de cette intuition que vous écoutez de temps en temps, sans lui avoir rien demandé, mais qui le fait naturellement car sa fonction est de vous aider, vous guider et vous protéger. Ici, elle aura une place considérable et vous montrera avec davantage de précision tout ce que vous devez savoir sur votre entourage, votre environnement et au-delà même des sentiments.  Vous saurez tout ce qu’il vous faut savoir et vous verrez tout ce qu’il vous faudra voir, sans réellement le comprendre, par quelque moyen que ce soit (rêves, signes, etc.), tout simplement.

Dans l’Égypte antique, l’œil d’Horus symbolisait la glande pinéale considérée par les Égyptiens comme la porte permettant de pénétrer dans des dimensions différentes à celle des hommes.

Voyons à présent comment ouvrir cette porte…

Un conseil : ne pas “tout” savoir peut également être bénéfique pour vous et vous protège selon l’expérience que vous êtes venus vivre sur Terre. Si vous n’ êtes pas certain(e) d’accepter les différentes réalités qui existent, de peur d’être perturbé(e) psychiquement, ne le faites pas. Attendez le bon moment, vous devez vous sentir prêt(e), ne le faites pas par simple curiosité !


Rituel pour ouvrir votre 3ème œil 

 


Ce qu’il vous faut :

  • De l’encens de Lotus,
  • Un petit bol d’eau,
  • Un petit bol de sel,
  • 1 bougie violette,
  • une pyramide ou un cristal.

Moment idéal pour le réaliser :

  • Un jour durant la Lune Croissante.

Tracez un cercle magique*. Placez tous vos ingrédients à l’intérieur du cercle, près de vous pour pouvoir les utiliser par la suite. N’oubliez pas d’allumer votre bougie violette et votre encens de Lotus.

Prenez une pyramide ou un morceau de cristal dans votre main et commencez à méditer sur votre volonté de découvrir les secrets cachés de la vie, de l’univers.

Dès que vous vous sentez prêt(e), saisissez le bol de sel dans une main, tout en maintenant la pyramide ou le cristal de l’autre, tournez-vous vers le nord et prononcez l’invocation suivante :

Je t’invoque, ô gardien de la tour du nord, par le sel de la terre.

Prenez la bougie, tournez-vous vers le sud et dites :

Je t’invoque, ô gardien de la tour du sud, par le feu sacré.

Prenez ensuite le bol d’eau, tournez-vous vers l’ouest et prononcez ceci :

Je t’invoque, ô gardien de la tour de l’ouest, par l’eau du ciel et des rivières.

Prenez l’encens de Lotus, tournez-vous vers l’est et dites :

Je t’invoque, ô gardien de la tour de l’est, avec ce l’air parfumé.

Restez tourné(e) vers l’est et ajoutez :

En la présence des gardiens des tours, et des quatre éléments,

Je te demande humblement, ô Asariel, d’ouvrir mon troisième œil.

Fais-moi voir le passé, le présent et le futur. Permets-moi de ressentir ce que les autres ressentent et d’accéder à toute sorte de connaissances.

Ainsi soit-il !

Continuez de méditer un moment, laissez-vous imprégner par l’énergie et visualisez votre troisième œil s’ouvrir. Vous pouvez ensuite sortir de votre cercle magique et laisser consumer votre bougie violette ainsi que l’encens sur votre autel.  S’il fait jour, reprenez vos activités ou s’il fait nuit, allez vous coucher. Vous ne tarderez pas dans les jours qui suivent à ressentir les effets de l’ouverture de votre troisième œil !

*Nous développerons dans un prochain article la création du cercle magique.

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Les formules magiques : leurs secrets dévoilés !

Tous ceux qui pratiquent la magie le savent bien : la prière et, plus généralement, les mots ont un puissant pouvoir. Et il existe certains mots plus puissants que d’autres ; ils déclenchent des vibrations et vous mettent en lien direct avec l’Univers. Nous allons vous dévoiler ici ces formules magiques, que certains appellent également “mantras” ou “talisman oral“.

Qu’est-ce qu’une formule magique ?

Une formule magique est un mantra.

Un mantra est une formule condensée, formée d’une seule, de plusieurs ou d’une suite de syllabes qu’on répète durant un certain temps avec une rythmique adaptée. Le mantra est très utilisé dans l’hindouisme, le bouddhisme, le sikhisme, le jaïnisme et… les cercles ésotériques !

Ce terme sanskrit est formé de la racine verbale man (penser) et du suffixe -tra, qui forme des substantifs neutres désignant l’instrument accomplissant l’action en question. Il est basé sur le pouvoir du son, lié au nom d’une divinité spécifique.

La vibration du son et sa résonance a le pouvoir de modifier l’environnement de celui qui le prononce.


A savoir : Tout nom correctement prononcé, comme nous l’apprend la tradition kabbalistique, peut être maîtrisé si la prononciation et la répétition sont correctes. Dans la religion juive, il est interdit de prononcer le nom de Dieu pour cette raison, car l’homme ne peut dominer le Divin.


Cependant, vous pouvez faire appel à ces entités célestes pour vous venir en aide à travers une demande bien précise…

Grâce à ces formules magiques, soyez-en sûr : quel que soit votre vœu, il se réalisera ! Ces mots sont d’une extrême puissance. 

Les formules magiques

Ces entités ne sont pas à invoquer toutes en même temps, vous ne devez solliciter qu’une puissance à la fois, vous pourrez en invoquer une nouvelle dès que votre vœu aura été exaucé. Autrement, vos demandes s’annihileraient entre elles. 

RITUEL

Choisissez parmi ces puissances celle qui vous aidera à exaucer votre souhait. Répétez ensuite 21 fois son nom dans un endroit isolé, loin de la lumière du jour. L’idéal serait d’être dans le noir complet. Ce rituel est à effectuer 3 fois dans la journée : à votre réveil, ensuite au beau milieu de l’après-midi et le soir avant de vous coucher. Une fois le lieu calme idéal trouvé, détendez-vous et concentrez-vous sur la raison de votre demande. Pensez à ce que vous désirez voir se réaliser, puis, dès que vous vous sentez prêt à invoquer la puissance en question : récitez son nom à voix basse, en prenant votre temps. Vous pouvez utiliser vos mains pour vous aider à compter jusqu’à 21. N’oubliez pas de remercier mentalement la puissance en question. Le rituel terminé, reprenez vos activités ou allez vous reposer, en sachant que votre demande vient d’être transmise à l’Univers et qu’il la considère comme déjà exaucée ! Vous n’avez plus qu’à attendre que votre vœu se réalise.

ATTENTION : Tout acte de magie doit être effectué dans le plus grand secret. Si vous faites un rituel quelconque : gardez le silence, et ne le dites à personne (du moins, pas avant que votre vœu n’ait été réalisé) !


Pour gagner un procès

 GODOLIAS

Signification : Grand est Yahvé

Faites appel à lui pour résoudre vos problèmes avec la Justice. Vous gagnerez votre procès si vous êtes plaidant et vous aurez la clémence des juges si vous êtes inculpé.


 Pour faire revenir l'être aimé

BAAL-PERCIM

Signification : Brèches, brisures

Si vous voulez faire revenir la personne qui vous a quitté et réparer votre histoire d’amour, c’est le nom à invoquer ! Il ou elle reviendra vers vous à coup sûr !


 Pour être serein et s'élever spirituellement

ELDAD

Signification : Esprit de Dieu

Si vous voulez obtenir la sérénité, bénéficier des meilleures conditions pour méditer ou vous élever spirituellement, invoquez cette puissance qui vous aidera à vous rapprocher de Dieu.


 Pour prendre la bonne décision

ARISTOBULE

Signification : Meilleur conseiller

Invoquez ce nom si vous avez une décision importante à prendre. Vous serez dès lors protégé(e) du choix que vous aurez effectué et n’éprouverez plus de doutes.


 Pour mettre de l'ordre dans son esprit

ELQANA

Signification : Dieu a créé

Si vous êtes perdu en ce moment et que vous vous posez des questions, invoquez cette puissance pour vous aider à remettre de l’ordre dans votre esprit. Vous trouverez le calme et la lumière.


 Pour avoir un entourage positif

QEMOUËL

Signification : élevé par Dieu

Vous désirez avoir un entourage bénéfique, qui pourra vous aider dans votre vie sentimentale, familiale ou professionnelle, c’est l’entité qu’il vous faut appeler ! Vous rencontrerez les bonnes personnes au bon moment. L’aide pourra être morale ou financière.


 Pour trouver du travail rapidement

YEOUEL

Signification : Trésor de Dieu

Faites appel à lui en cas de problèmes financiers. Vous ne gagnerez pas au loto, mais de belles opportunités se présenteront à vous afin de gagner de l’argent par le fruit de votre travail.


 Pour en finir avec la solitude

YEDO

Signification : ami de Dieu

Si vous êtes seul et que vous désirez faire de nouvelles rencontres, amicales ou amoureuses, invoquez ce nom. Vous ne souffrirez plus de solitude.


 Pour renouer contact avec des proches

MASPHA

Signification : poste de guet

Si vous voulez avoir des nouvelles rapidement d’un proche ou de personnes avec lesquelles vous vous êtes éloignés, cette formule magique vous fera renouer contact !


 Pour garantir un bon voyage et un bon séjour

MEDABA

Signification : Steppes de Moab

Avant de partir en voyage à l’étranger, invoquez ce nom pour être protégé face aux éventuels problèmes que vous pourriez rencontrer lors de votre séjour. Soyez-en sûr : tout se passera bien, partez l’esprit tranquille !


 Pour vous défaire des mauvaises personnes

IYYIM

Signification : Ruines

Cette puissance éloignera de vous tous les faux-amis, les ennemis et les personnes qui ne vous veulent pas que du bien. Très efficace également pour une personne en particulier qui vous cause du tort.


 Pour provoquer un miracle

CHIMEÏ

Signification : Dieu est à l’écoute

Vous pouvez invoquer cette puissance pour une demande unique et exceptionnelle. Cette formule est surtout prononcée pour des causes où tout espoir semble perdu. Un miracle peut dès lors être attendu !


 Pour améliorer sa situation au travail

KEBRON

Signification : Trouble, obscurité

Si vous avez une situation professionnelle compliquée ou qui génère divers problèmes, vous pouvez faire appel à cette entité qui éliminera tous vos soucis au travail, y compris les jalousies, les persécutions ou mauvaises intentions.


 Pour vous réconcilier avec votre famille

AMMINADAB

Signification : Parent généreux

Si votre situation familiale est complexe et conflictuelle, en invoquant ce nom vous vous réconcilierez avec vos parents. Vous pouvez également l’invoquer pour des membres de votre famille que vous n’avez pas vus depuis un certain temps.


 Pour avoir la maison de vos rêves

LITHOTROTOS

Signification : dallage de pierres

Avant d’acquérir un bien immobilier, invoquez cette puissance et vous serez certain de trouver l’appartement ou la maison à l’endroit idéal qui correspondra à vos attentes !


 Pour chasser les mauvaises énergies

TAHPNES

Signification : celle qui protège le palais

Pour vous défaire du mauvais œil et rétablir l’harmonie brisée dans votre foyer, invoquez cette entité. Grâce à elle, l’amour inondera votre foyer et toutes les mauvaises énergies seront chassées !


Pour gagner aux jeux de hasard

HELDAÏ

Signification : noble

L’invocation de cette puissance favorise les gains d’argent aux jeux de hasard, cependant, si vous gagnez, n’oubliez pas de reverser un dixième de vos gains à une personne dans le besoin. Autrement, vous ne gagnerez plus jamais !


Pour que justice soit faite

SEDECIAS

Signification :  Justice divine

Si vous avez été spolié d’un bien ou d’une quelconque récompense, justice aura lieu ; vous retrouverez ce qui vous appartient ou serez dédommagé. Au niveau professionnel, vous aurez accès au poste que vous méritez !


 Pour de meilleures finances

CHEBNA

Signification : que Dieu siège

Une formule magique qui mettra rapidement fin à vos problèmes d’argent. Vos soucis disparaîtront et des rentrées d’argent seront à prévoir.


 Pour sortir de l'impasse

BECALEEL

Signification : dans l’ombre de Dieu

Si vous êtes dans une situation de désespoir et ne savez plus quoi faire pour améliorer votre vie, invoquez cette puissance et une aide se présentera à vous, de manière totalement imprévue.


 Pour avoir plus de confiance en soi

EBEN-HA-EZER

Signification : pierre de secours

Si vous manquez de courage, de force ou de volonté, invoquez ce nom pour retrouver confiance en vous et devenir de plus en plus efficace dans votre domaine de prédilection.


 Voilà 21 formules magiques à votre disposition pour exaucer vos vœux ! Faites-en bon usage !

Soyez vigilent si vous partagez ces secrets issus des cercles ésotériques.

Ces connaissances ne doivent pas être utilisées pour déranger ces entités à tort et faire ces rituels avec dérision !

La loi du triple retour s’applique toujours…

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Sur les traces des Sirènes : du mythe à la réalité !

Bonjour les Ouistitis,

Entre les animaux légendaires, les créatures nocturnes et les divers personnages qui peuplent notre imaginaire, il existe une autre sorte « d’entités mystiques » : ce sont les êtres hybrides. Moitié-humains, moitié-animaux, ces « créatures » nous permettent bien souvent (dans notre esprit et donc notre subconscient) d’extérioriser nos propres frayeurs, notre propre « bestialité » en donnant à l’humain une apparence justement semi-animale. Ces êtres nous ressemblent, mais sont différents. Avant tout mes Ouistitis, sachez que, concernant les sirènes, il existe deux « mythes » (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?) :

La sirène la plus ancrée dans nos esprits et celle que nous connaissons le mieux est issue du folklore médiéval et scandinave (mythe contemporain) : la sirène mi-femme mi-poisson.

La deuxième vient de la mythologie grecque (mythe antique) où la sirène y est dépeinte comme une chimère mi-femme mi-oiseau.

Pour ces deux mythes, l’origine du mot viendrait du grec : « seirến », et du latin « siren ».

D’une sirène à l’autre

Leur réelle signification

“En général, démons des âmes, démons des morts, génies tutélaires des tombeaux, êtres tour à tour ou à la fois bénéfiques et malveillants, comme le sont bon nombre de personnages de la démonologie antique, les Sirènes sont tout cela, et cet aspect n’est plus contesté depuis les importants travaux de Weicker à ce sujet.”

[Source : Odette Touchefeu-Meynier, “De quand date la Sirène-poisson ?”]

Leur évolution à travers le temps

Pour les Scandinaves, la sirène est un monstre redoutable appelé Margygr (la « géante de mer »). Ce monstre paraissait grand, avec un visage terrible, un front pointu, des yeux larges, une grande bouche et des joues ridées. Eh oui, on est loin d’Ariel la petite sirène super mimi de Disney… désolée les filles si je viens de casser l’image dont vous vous faisiez d’elle ? … quoi ? Je suis un brin sadique ? Pensez-vous !

D’après Édouard Brasey, un romancier français, ces créatures océaniques se regardent dans un miroir, symbole de la planète Vénus en astronomie. Aphrodite, déesse de l’Amour née de l’écume marine, est souvent représentée avec un miroir d’or. Même si elle n’a pas de queue de poisson,

Aphrodite serait « l’ancêtre des sirènes et la protectrice des marins ».

Comme pour toutes les créatures de notre imaginaire, l’apparence physique que nous leur consentons aujourd’hui est une succession de « transformations » plus ou moins importantes au fil du temps. La sirène nordique, donc, n’échappe pas à la règle !

Dans les bestiaires médiévaux, les sirènes sont décrites comme des femmes « de la tête au bassin » et poissons du « bassin jusqu’en bas avec des griffes et des ailes », fusionnant ainsi les traditions fabuleuses des mythologies grecque et germanique. On retrouve leur image gravée sur les stèles, tombeaux ou des églises romanes où elles personnifient l’âme des morts comme dans l’Égypte ancienne.

L’œuvre norvégienne le « Konungs skuggsjá » (Miroir royal en vieux norrois) la décrit comme une créature aimable, ressemblant à une femme jusqu’à la taille, car « ce monstre avait de gros mamelons sur la poitrine, comme une femme ». Elle aurait également de longs bras ainsi qu’une longue chevelure, et son visage semblait humain.

Au VIIe siècle, le moine anglais Aldhelm de Sherborne les décrit comme des vierges à queue de poisson couverte d’écailles. (Ben voyons !)

Ces deux représentations vont cohabiter jusqu’au XVe siècle où les sirènes volantes (du mythe grec) laissent définitivement la place, du moins dans nos esprits, à une jolie femme à la longue chevelure et à queue de poisson.

Je vous ferai remarquer qu’à l’époque où tous ces mythes imprègnent notre imaginaire, les femmes, ou les êtres féminins ont la plupart du temps les cheveux longs. Je pense, et il ne s’agit que de mon avis (ça y est je recommence à me la jouer à mort ?), que la chevelure, comme les mamelons, sont non seulement un attribut féminin, mais aussi un attribut « sexuel » ayant pour but d’attirer, d’un point de vue purement physique, le « mâle » dans ses… filets… (ouais, je sais, je suis trop forte pour vous amener là où je veux !). Et puis, je peux comprendre que c’est plus agréable pour la gent masculine de regarder une jolie fille même si elle a une queue de poisson (chacun ses goûts) plutôt qu’une humanoïde qui piaille à longueur de temps et s’en va « à tire-d’aile » à la moindre contrariété (quoi ? Alexia a dit je vous rappelle que j’étais blindée d’humour : femme oiseau, tire d’aile, c’est plutôt marrant, non ?). Bref. Je ferme la parenthèse.

Johannes de Cuba, un naturaliste allemand, les fait vivre dans des gouffres au fond des mers. Quant à Jacob Van Maerlant, écrivain flamand, dit qu’on peut aussi bien les trouver dans les mers que dans les rivières. Je suppose que ce dernier s’est reposé sur le folklore de nombreuses légendes européennes qui font état de sirènes, vivant non seulement dans la mer, mais aussi dans les rivières et les petits cours d’eau. [] Elles portent alors le nom de sirènes, mais sont aussi parfois nommées « ondines » (génie des eaux), « nixes » (nymphes) dans les croyances germaniques, « dragas » ou « donas d’aiga » (dames d’eau) en Occitanie, etc.

Notons que les anglophones les appellent siren, les sirènes antiques (mi-femmes, mi-oiseaux), et mermaid, les sirènes scandinaves (avec une queue de poisson).

Les origines et les premières traces…

De de la femme-oiseau à la femme-poisson

La femme-oiseau est apparu vers la première moitié du VIIIe siècle avant J.-C., laissant progressivement la place à la femme-poisson. 

L’origine des sirènes, telles que nous les connaissons, vient probablement de récits de navigateurs ; les marins auraient peut-être confondu les sirènes avec des lamantins (gros mammifères aquatiques [leur tête me fait penser à celle d’un dauphin]) et/ou des dugongs appelés aussi « vaches marines ».

Bon, je ne sais ce que vous en pensez mes ouistitis, mais pour confondre un mammifère marin quel qu’il soit avec une créature féminine (à queue de poisson, on avait compris, merci) il faut quand même soit avoir bu quelques litres d’hydromel, soit… avoir bu quelques litres d’hydromel ! Parce que physiquement, ce n’est quand même pas la même chose !

En 1403, près d’Edam en Hollande, deux jeunes filles auraient capturé un « spécimen ». Il s’agissait en fait d’une femme, trouvée nue dans l’eau et ne parlant aucune langue connue, et qui fut surnommée la « sirène d’Edam ».

Christophe Colomb lui-même rapporte qu’il en aurait croisé trois près des côtes de Saint-Domingue. Déçu, il aurait dit qu’elles n’étaient pas aussi belles que dans les écrits !

(Désolé mon gars, mais on ne peut pas tout avoir dans la vie : “découvrir l’Amérique” et pêcher du beau poisson). A contrario, des marins américains en auraient vu près des îles Sandwich [Hawaï], (heu… Sandwich comme sandwich au thon ? ok… là, ce n’est pas drôle) « d’une grande beauté qui ne cédait en rien aux plus belles femmes ». Il est de mon avis que ce n’étaient pas les mêmes. Surtout qu’entre les deux « repérages » il y a près de 400 ans d’écart. À moins qu’entre temps les sirènes n’aient embelli.

L’influence d’Ulysse sur leur transformation en femmes-poissons

Un bol mégarien, découvert à Athènes en 1947 dans les fouilles de l’Agora, et une lampe romaine (appartenant au Musée de Canterbury) illustrent un passage du chant où Ulysse est séduit par les filles d’Achéloos et tous deux font de leurs sirènes des femmes à queues d’animaux marins. Et accrochez-vous bien : la lampe date des Ier-IIe siècle après J.-C., et le bol du IIe siècle avant notre ère ! 

La sirène illustrée sur la lampe romaine est une femme à la chevelure longue et bouclée, au torse prolongé, non en une véritable nageoire caudale, mais par la queue en volute, lisse et sans écaille, d’un reptile marin.

[Source : Odette Touchefeu-Meynier, “De quand date la Sirène-poisson ?”]


La légende de la sirène-poisson s’est répandue jusqu’en Haïti où elle porte le nom (aujourd’hui après plusieurs changements au fil du temps) de « Mami Wata » où elle serait assimilée à une sorte de divinité de la fécondation. Mais elle serait aussi la « Mère des Eaux », crainte des pêcheurs, symbole de la mère nourricière et de l’océan destructeur. Le culte de Mami Wata s’est propagé sur la côte atlantique du Togo en passant par le Nigéria, le Cameroun et le Congo.

Aujourd’hui, nous devons notre sirène moderne à Hans Christian Andersen, écrivain danois, grâce à son histoire où la sirène n’est plus la terrible tentatrice, mais devient une héroïne romantique à la recherche de l’amour.


[A savoir : Dans la mythologie grecque, les descendants de Triton, fils de Poséidon, qu’on appelle les “tritons”, sont considérés comme l’équivalent masculin des sirènes. Mais, contrairement à elles, cette classe de créatures marines pouvaient être de sexe masculin ou féminin !]


Entre mythe et réalité

Une figure fascinante

La sirène enflamme les esprits, parfois les cœurs. Elle nous enchante tant par sa voix ensorcelante, que par tous les mythes qui l’accompagnent. (Les filles au pouvoir !) Cependant, les mystères étaient tels que les scientifiques ont tenté de trouver une réponse rationnelle.

Dès le XVI ° siècle, des reproductions « desséchées » ont été exposées dans les foires et musées ! (Berk !) Au XVII ° siècle, aux Pays-Bas, un certain Pavio aurait disséqué une sirène en présence de Johannes de Laet, un médecin réputé, ce qui aurait apporté du crédit à leur existence réelle. La tête et la poitrine étaient humaines cependant, du nombril au pied la créature était informe… mais sans queue.

L’être humain étant ce qu’il est, il est rapporté qu’au XIX°, au Japon, en Inde ou en Chine, des monstres hideux ont été fabriqués avec un buste de singe et une queue de poisson. Il est évident que ce genre de « mutation » ne permet pas, en général la survie de l’enfant.

Quand la science s’en mêle !

En 1758, les sirènes ont fait l’objet d’une courte note dans le Systema naturae de Carl von Linné [] (ouvrage qui fonda la classification scientifique du vivant), mais ce taxon fut rapidement abandonné des classifications scientifiques faute de spécimens ou de descriptions crédibles [].

Bien que l’existence des sirènes ne soit plus envisagée par les scientifiques depuis le XIXe siècle, certains ont continué de s’y intéresser, avec plus ou moins de sérieux, comme l’océanologue Karl Banse.

Selon lui, les sirènes seraient des mammifères marins et n’auraient donc pas d’écailles, et leur corpulence limiterait leur répartition aux eaux les plus chaudes des tropiques, elles auraient un mode de vie agricole (algues, mollusques). Elles compléteraient éventuellement leur régime alimentaire par de la chair humaine, ce qui expliquerait leur habitude de charmer les marins pour les emmener dans les profondeurs.[].

À l’inverse, certaines études se sont intéressées aux problèmes biologiques qui empêchent l’existence d’êtres comme les sirènes. Plusieurs paramètres physiologiques rendent en effet impossible qu’un animal d’une telle apparence puisse être viable, comme, sans rentrer dans les détails, la température, etc. D’autres possibilités scientifiques suggèrent des primates marins, mais il s’agit là d’une autre histoire…

Nous pouvons, comme dans le cas de nombreuses créatures fantastiques, nous demander si oui ou non la sirène (nordique ou non) a réellement existé (ou existe vraiment). Toutefois, s’il parait que manger du poisson nous aide à avoir une bonne mémoire, certains écrits asiatiques rapportent que manger de la chair de sirène rendrait immortel !

Je vous arrête tout de suite ! Ne vous précipitez pas sur les morceaux de poissons panés ou divers burgers à base de poisson, il y a peu de chance pour qu’ils contiennent de la chair de sirène ! Précipitez-vous plutôt sur les livres et divers supports qui rapportent plus ou moins leurs légendes : vous verrez : lire fait du bien autant pour l’esprit que pour la mémoire !

Où les retrouver ?

Littérature :

  • La Petite Sirène, Hans Christian Andersen, 1876.
  • Peter Pan, écrit par J. M. Barrie, 1911 (on y retrouve entre autres des sirènes)
  • Harry Potter et la Coupe de Feu, 2000, des personnages de sirènes sont abordés. (le livre et le film)
  • Mermaid, écrit par Carolyn Turgeon, 2011 (nouvelle littéraire).
  • Le Royaume de Lénacie, écrit par Priska Poirier, 2011 (série d’ouvrages littéraires à succès)
  • La sirène, Kiera Cass et Madeleine Nasalik, 2016.

Films – série TV :

  • La Petite Sirène/Rusalochka, Ivan Aksenchuk, 1968.
  • La Petite Sirène/Malá mořská víla, CSR ; Miroslava Safránková – Sirène et Libuse Safránková, 1976
  • L’Ondine Triste/La Petite Sirène/Russalotschka/Rusalka, Bulgarie/RSS, Vika Novikova – Sirène, 1976.
  • La Petite Sirène, Tomoharu Katsumata, 1979.
  • Splash, 1984.
  • Le Prince et la Sirène, série télévisée, 1995,
  • Sirènes, 2003 (téléfilm).
  • H2O, 2006 (série télévisée australienne)
  • Aquamarine, 2006.
  • Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence, 2011.
  • Mako Mermaids, 2013 (série télévisée australienne)

Mangas – dessin animé – Longs métrages animés :

  • La Petite Sirène, des Studios Disney, 1989.
  • Mermaid Melody, 2003.
  • Mermaidia, 2006 (long métrage d’animation de Barbie)
  • Ponyo sur la falaise, Hayao Miyazaki, 2009.

En nous « plongeant » dans toutes ces archives et ces manuscrits fabuleux (quels qu’ils soient), nous nous approprions, le temps de leur lecture, un peu de cette immortalité qui, à travers toutes ces créatures fabuleuses, traverse les siècles et nous survivra demain…

Les écrits restent, les paroles s’envolent… mais le mystère, lui, règne encore…

A bientôt les Ouistitis !

Article rédigé par S-P Decroix (auteure de La Princesse du fond des Temps) et Leandro De Carvalho (auteur du Petit Chaperon Rouge : un Nouveau Monde).

Le manuscrit de Voynich : un ouvrage bien mystérieux

Le manuscrit de Voynich : j’ai toujours été fascinée par cette énigme. Fan inconditionnelle du fantastique et du mystérieux, il ne pouvait en être autrement. Ce manuscrit est un secret à lui tout seul, pages après pages, gardant jalousement la moindre parcelle de vérité. Lara Croft et Sydney Fox se l’arracheraient volontiers, pour tenter de mettre à jour sa véritable histoire – Indiana Jones, lui, semblant l’avoir déjà fait…

Comment un simple bloc de feuilles, reliées entre elles, peut-il susciter tant d’émerveillement et de mystères à la fois ?

Après tout, ce n’est qu’un livre ! Oui, mais justement :

Quel est ce livre ? Son but ? Quand a-t-il été écrit ? Qui en est l’auteur ?

Encore aujourd’hui, toutes ces questions restent en suspens, perdues entre mysticité et théories plus terre-à-terre. Pourtant, malgré ces nombreuses hypothèses, tous les doutes restent permis. Voilà ce qui fascine tant.

La découverte du manuscrit

Le manuscrit porte le nom de celui qui l’a découvert en 1912, près de Rome, dans une congrégation religieuse romaine : Wilfrid M. Voynich. Constitué de 234 pages, ce livre est réalisé en vélin (peau de veau mort-né, travaillé en parchemin). Il semblerait, d’après la pagination, qu’il manque à l’ouvrage 13 folios. Vraisemblablement, ces derniers étaient déjà manquants lors de l’acquisition du manuscrit par Voynich. Écrit dans une langue totalement inconnue, l’ouvrage contient de nombreuses illustrations, principalement de plantes, non identifiables.

Une analyse au carbone 14 a démontré que sa fabrication avait eu lieu entre 1404 et 1438. Mis à part ce que l’on sait grâce à nos technologies, le manuscrit n’apparait dans l’histoire qu’en 1665. En effet, dans une lettre datée de cette époque, Jan Marek Marci (scientifique et philosophe) indique que le livre a été acheté par Rodolphe II du Saint-Empire (prince de la maison d’Autriche – grande famille royale). D’après une étude de correspondances, le propriétaire le plus ancien de cet ouvrage était Georg Baresch, un alchimiste vivant à Prague au XVIIe siècle. D’après l’hypothèse avancée, le manuscrit sera détenu par le Collège romain entre 1648 et 1912.

Les seuls signes reflétant l’ancienneté du manuscrit de Voynich – le texte demeurant incompréhensible – se trouvent dans les illustrations, plus spécifiquement dans les robes et coiffures des personnages, ainsi que dans les deux châteaux apparaissant. Ces éléments sont d’ailleurs caractéristiques du style européen, entre 1450 et 1520. Bien que ces illustrations restent mystérieuses, elles ont été classées par les chercheurs en six sections :

  • Herbier ;
  • Astronomie ;
  • Biologie ;
  • Cosmologie ;
  • Pharmacologie ;
  • Recettes.

Même le cryptologue américain William Friedman, connu pour avoir déchiffré avec succès le code utilisé par l’armée Japonaise lors de la Seconde Guerre mondiale, échoua dans sa tentative pour comprendre le manuscrit de Voynich.

Les principales théories

Le manuscrit de Voynich serait un ouvrage encyclopédique recensant des plantes à usages thérapeutiques, ainsi que des substances d’origine animale et minérale.

Certaines hypothèses avancent qu’il s’agirait d’une recette médiévale pour créer la pierre philosophale.

En 1970, un cryptographe de l’US Navy affirmait que l’ouvrage avait été rédigé par plusieurs auteurs. Cette conclusion a récemment été remise en question par un expert en écriture.

De nombreux auteurs ont été attribués à ce livre, certains ayant été écartés récemment grâce aux datations au carbone 14, d’autres par les résultats de recherches – et pour quelques-uns, le mystère demeure : Roger Bacon (auteur écarté, mais longtemps évoqué), John Dee, Edward Kelley, Anthony Ascham, Jacobus Sinapius, Jan Marci, Raphael Mnishovsky, Wilfrid Voynich (également écarté, grâce à une correspondance datée de 1639).

Un manuscrit indécodable

Le manuscrit serait écrit dans une langue européenne, cachée intentionnellement à l’aide d’un codage lettre à lettre.

Les mots seraient codés de telle sorte qu’il faille les retrouver grâce à un dictionnaire ou un tableau de chiffrement.

Une bonne partie du texte n’aurait aucun sens, dissimulant des informations dans des détails passant inaperçus.

Le langage utilisé serait inventé de toutes pièces.

Le linguiste Jacques Guy a suggéré que le manuscrit utilisait un langage naturel exotique, écrit avec un alphabet inventé. Cette théorie serait la plus cohérente, et historiquement vraisemblable.

Le manuscrit viendrait du Mexique et non d’Europe, certaines plantes paraissant ressembler à des espèces Mésoaméricaines.

Nombreux sont ceux à penser que ce manuscrit est purement une imposture. Toutefois, cette hypothèse a été écartée par toutes les études menées sur l’ouvrage.

Le manuscrit de Voynich, très fragile, suscite tant de curiosité dans le monde que la bibliothèque Beinecke où il est conservé (université de Yale, États-Unis) a décidé de céder – à une somme tenue secrète – les droits de reproduction à une maison d’édition espagnole, spécialisée dans la publication de fac-similés manuscrits anciens. Ainsi, 898 répliques seront produites, pour un prix de 7000 à 8000 euros chacune. Pour la fabrication du premier fac-similé, le processus prendra pas moins de dix-huit mois.
Sceptiques et plus convaincus doivent tous admettre un fait : le manuscrit de Voynich recèle bien des mystères. Car aux questions “qui ?”, “quand ?”, “où ?”, “pourquoi ?”, nul ne peut répondre avec une absolue certitude.

Et vous, êtes-vous subjugués par les secrets que cache cet ancien ouvrage ? Quelles sont vos théories ?

Article rédigé par Maud Wlek (Auteure de Nayra).

Un écrivain est-il ce qu’il écrit ?

Je suis ce que j’écris.

L’écrivain est-il réellement ce qu’il écrit ? C’est une phrase que j’aime affirmer et à laquelle nombreux écrivains pourraient s’identifier… ou pas !

Effectivement, quand ont lit cette phrase, de prime abord, on pourrait se dire qu’il y a de quoi avoir peur lorsqu’on lit certains écrivains ! Car, tout le monde n’écrit pas des romans à l’eau de rose ou des aventures héroïques et épiques ! Quelle est la part de vérité et d’invention dans un roman, un livre ? Où se cache l’essence même de l’auteur qui a achevé son œuvre ? Un livre est-il juste un exercice de style ? Que nous révèle-t-il vraiment sur son auteur et sur nous-mêmes ? Voyons ensemble ces différents points, et c’est un écrivain qui vous parle ! Cette nouvelle approche de l’écriture pourrait bien changer votre regard sur la lecture…
Êtes-vous sûrs de continuer à lire ce qui va suivre ?

Très bien…

Une vérité déguisée ou mise en lumière

Qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui est faux dans ce que peut écrire un écrivain ? L’écrivain est connu pour savoir manier à la perfection la langue de Molière, les lettres et la rhétorique, il est donc tout à fait légitime de se demander s’il est authentique et si tout ce qu’il écrit reflète la vérité ou n’est-ce qu’un pur exercice de style et d’imagination ?

L’écrivain a certes beaucoup de connaissances et de verbe, il est doué pour exprimer par écrit ce qu’il ne saurait peut-être pas aussi bien dire à l’oral ou révéler de vive voix. D’autres, en revanche, excellent aussi bien à l’écrit qu’à l’oral, mais qu’importe, l’essentiel que nous devons retenir c’est qu’il a des choses à dire, un message à transmettre.

Si certains écrivains parviennent à communiquer un message clair et limpide, pour d’autres il s’avère bien difficile de comprendre à la première lecture ce qu’ils ont voulu dire ! Cependant, peut-il écrire sur des sujets qu’il ne connaît pas ou ne ressent pas intimement ? Peut-il réellement mettre des mots sur ce qu’il n’a jamais vécu personnellement ? Bien sûr, vous me diriez-vous immédiatement ! Et moi je vous répondrai que non. Et je m’explique !

Lorsqu’un écrivain entreprend l’écriture d’une fiction, il a tout un travail d’observation, d’investigation et de compréhension avant d’aborder un sujet qui lui tient particulièrement à cœur. C’est une étape cruciale pour la crédibilité d’un univers et de l’atmosphère qu’il doit générer. L’illusion doit être parfaite ! C’est d’ailleurs cela qui fait qu’une œuvre est appréciée par le lecteur : son réalisme frappant, comme si nous étions plongés au cœur de l’histoire et que nous ressentions exactement les émotions des personnages ; nous ne sommes pas uniquement lecteurs, mais acteurs de l’histoire ; nous nous identifions à certains personnages, nous avons de l’empathie envers eux, l’histoire nous fait vivre des émotions et nous ouvre à la compréhension.

Tout ce que nous ressentons au moment de notre lecture est étroitement similaire aux émotions que nous pourrions vivre dans des situations réelles ! Il en va de même pour l’écrivain lorsqu’il immortalise ses émotions sur le papier. Aussi incroyable que cela puisse être : tout ce qu’écrit un écrivain authentique est profondément ressenti, à différentes échelles certes, mais il ne peut partager un sentiment ou un événement qui ne serait pas d’abord parvenu d’une quelconque manière à son esprit ! En cela, il associe consciemment ou inconsciemment un événement fictif ou semi-fictif à un souvenir ou une émotion qu’il aurait lui-même vécue dans sa propre vie. Comme un acteur de cinéma s’imprègne de ses propres émotions pour incarner un personnage à l’écran et donner l’impression d’une parfaite illusion, l’écrivain, lui, doit nécessairement s’imprégner de son histoire personnelle pour mettre au monde un univers qui sera authentique, non pas par sa forme, mais par la profondeur avec laquelle l’écrivain aura choisi les bons mots pour nous immerger dans la réalité qu’il a créée en toute sincérité. Il ne peut donner ce qu’il ne possède pas intrinsèquement.

Ce qui est vrai dans toute œuvre d’un écrivain est l’authenticité avec laquelle il nous partage ses émotions. Il n’a pas besoin d’avoir vécu littéralement ce que son histoire raconte, mais en l’écrivant, il transpose ses sentiments et les ressent vivement sur l’instant présent, en même temps que le lecteur. Exactement comme dans un film, avec une richesse infinie de détails et une liberté d’imagination inégalée ! Et c’est ce qui fait la magie de l’écriture ! Le lecteur s’approprie intégralement l’histoire, y transposant ses propres projections psychiques sur celles déjà transcrites. Ainsi, le lecteur met des visages familiers sur les personnages qui lui sont agréables et des visages antipathiques sur ceux qui lui déplaisent, tout cela se fait de manière inconsciente, mais participe activement au caractère pluridimensionnel de l’ouvrage !

Un livre naît toujours une deuxième fois dans l’esprit de celui qui le lit. Et il en sera ainsi éternellement, n’est-ce pas magnifique ?

Un livre ne se lit pas simplement, il se vit ! Bien que tout ne soit pas « vrai » (dans notre dimension physique) et issu du fruit de l’imagination, la matérialisation de son univers issu du psyché par des mots le rend réel dans la dimension de notre imaginaire et palpable jusque dans nos contrées !

Au-delà des mots…

L’authenticité, l’essence même de l’auteur, ce qu’il est au plus profond de lui-même, se cache souvent entre les lignes ! Nous pourrions même affirmer les phrases suivantes, comme je le soutiens moi-même :

Dis-moi ce que tu écris, je te dirai qui tu es. Dis-moi ce que tu aimes lire, je te dirai ce à quoi tu aspires !

Pour moi, l’écriture transcende la parole.

Pourquoi ?

Le style d’écriture de l’écrivain est très révélateur de sa personnalité ; il n’a pas besoin de parler, son écriture le fait à sa place. À travers elle, une infinité d’informations nous sont communiquées volontairement ou non. En effet, la manière d’utiliser un mot plutôt qu’un autre, d’employer une tournure plutôt qu’une autre et d’assembler les phrases les une aux autres nous reflètent la manière dont l’auteur aime manier le verbe ; cela peut-être avec simplicité, subtilité, mysticité, minutie, intellectualité ou complexité. Il ne saurait s’exprimer autrement que ce qu’il ne peut être lui-même ! Cela paraît tellement évident. Quand bien même il décide d’employer des termes qu’il n’aurait pas pour habitude d’utiliser dans la vie quotidienne ou de créer un pastiche ou une parodie, s’il le fait c’est qu’il en a tout à fait les capacités et c’est une facette de lui-même qu’il préfère tourner en dérision !

L’écrivain n’est pas figé à un seul registre, tout comme l’homme ne cesse d’évoluer au fil du temps, il évolue également au fil de ses écrits et des événements qu’il vit. Le plus important, et le plus révélateur, sur lui-même est le message qu’il a à nous transmettre.

Pourquoi a-t-il écrit son œuvre et qu’a-t-il voulu nous dire à travers elle ?

Ce n’est pas un hasard si nous aimons faire des études ou commentaires de textes en littérature ; lever le voile ou tenter de comprendre ce qu’un écrivain ne nous exprime pas dans ses écrits, voilà où se cache en grande partie l’essence même de l’écrivain ! L’essence de l’écrivain est à la fois dans ce qu’il nous dit et ce qu’il ne nous dit pas ! Ce qu’il nous dit et ce qu’il garde sous silence est extrêmement important et riche de sens ! Les idées qu’il partage lui sont parvenues à lui et ont trouvé refuge en lui, ressentant un besoin ou un devoir de les transposer noir sur blanc, de nous les faire partager. Et si elles ont trouvé en lui une main disposée à être à leur service, c’est qu’au fond son cœur a été sensible, touché, aligné sur la même vibration que cette idée ou a ressenti la nécessité de les transposer. Cela ne peut pas être le fruit du hasard et c’est en cela qu’une lecture est passionnante et pourrait faire l’objet d’une étude psychanalytique approfondie ! Nous lisons ce qui est dit et à la fois nous réfléchissons sur ce qui est sous-entendu et non dit explicitement. Là réside le génie d’un ouvrage. Tout livre a un message important et nous offre souvent des réponses aux questions que nous nous posions de façon consciente ou inconsciente à travers le verbe d’un auteur qui exprime pour nous ce que nous-mêmes avions besoin d’entendre pour débloquer une situation personnelle ou nous orienter vers le bon choix, la bonne attitude à adopter dans une décision que nous aurions à prendre…

Chaque ouvrage nous parle et nous révèle à nous-mêmes, tout comme chaque ligne écrite est la matérialisation de l’onde vibratoire émanée par l’écrivain lui-même à l’instant où il l’écrit. C’est ça la magie de l’écriture ! Et c’est sans doute cette authenticité, cette spontanéité qui fait que le plaisir de la lecture perdure à travers les siècles et propulse des auteurs à connaître un succès retentissant, réussissant à faire vibrer avec la même intensité qu’au moment de leur écriture des millions de lecteurs à travers le monde !

Que nous révèle un livre sur son auteur et sur nous-mêmes ?

Les livres sont riches de sens. C’est ce qui fait de tout ouvrage un trésor incommensurable. Un livre a plusieurs lectures et autant d’interprétations possibles que d’êtres humains sur Terre ! Un écrivain authentique se livre nécessairement à cœur ouvert ! Que nous révèle donc un livre sur son auteur ? Et sur nous-mêmes ?

Lui seul détient la clé de tous les mystères qui règnent sur lui, mais il ne saurait la remettre à autrui, car elle est la gardienne de sa stabilité psychique et sociale. Son jardin secret lui permet d’en faire fleurir de plus beaux pour le plus grand plaisir de celles et ceux qui voudront bien s’y aventurer en lisant ses livres et ce qu’il voudra bien nous raconter…

Chaque livre a une âme. Un livre est un cœur qui bat. Un livre c’est de l’amour matérialisé par l’écriture.

Un livre est une partie de soi-même qu’on retrouve. C’est un cadeau inestimable que nous offrent les écrivains dans l’écriture de leur ouvrage lorsqu’on se les procure, car non seulement ils se livrent, mais ils nous délivrent de nos préoccupations pour nous ramener à soi et à l’un des chemins les plus courts vers l’amour : l’empathie.

La vraie question à se poser est : jusqu’où désirons-nous aller dans l’intimité de l’auteur et jusqu’où sommes-nous prêts à plonger au plus profond de nous-mêmes ?

L’écriture est un acte d’amour, émis sans rien attendre en retour. La lecture est le meilleur acte que nous puissions réaliser pour continuer à répandre de l’amour et nous rapprocher de notre essence. Il y a de secrets qu’ils ne nous révéleront sans doute jamais, mais si nous gardons l’œil ouvert, nous pourrions parfaitement lire entre les lignes et découvrir ce que le livre a à nous dire…

Chaque lecture est un prélude de révélation.

Et si le lecteur était également ce qu’il lit ? Il y a de quoi réfléchir, là aussi, à la question ! En attendant, prenez soin de vos lectures et gardez votre esprit ouvert aux messages qu’un livre souhaite vous communiquer ! Un livre ne tombe jamais dans nos mains par hasard…

Article rédigé par Leandro De Carvalho, auteur de Vivre en harmonie.