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Onirikk – Tome 1 : le dernier des Saïwa, de Patrick Tremblay

L’histoire d’Onirikk

Norval Séguin, 15 ans, aimerait bien trouver une solution pour sortir son père de l’état catatonique dans lequel il est plongé depuis de nombreuses années. Lors d’une visite à l’hôpital, Norval rencontre une femme excentrique, Magdalena, qui lui révèle que son père est prisonnier dans le Monde des Rêves, Onirikk, et que lui seul peut le délivrer de là et le sauver de sa léthargie, mais… sortira-t-il vivant des territoires des cauchemars ?

En tant que dernier Saïwa, il est le seul à pouvoir entreprendre cette épique et périlleuse aventure !

A propos de l’auteur

Né le 30 Juillet 1970 à Montréal et diplômé de l’École Nationale de l’Humour en 1997, Patrick y donne maintenant des cours de Créativité et d’Écriture humoristique depuis 10 ans. Il a collaboré aux textes pour les spectacles de l’humoriste-conteur Boucar Diouf « L’Africassé-e » et « Pour une raison X ou Y ».

Il a été scripteur pour l’émission « On connaît la chanson » à TVA et « Mort de rire » à Vrak TV. Il a participé, à titre d’humoriste, à des galas autant à « Juste Pour Rire » que pour le « CommediHA ! » et le « Comédie Club ». Tout récemment, il a coaché des gens âgés de 65 à 90 ans pour le spectacle d’humour « Les retraités en spectacle ».

Il est l’inventeur du Speed Creating. Une technique créative de groupe pour optimiser les idées et les projets. Inspirée directement du speed dating, cette technique de créativité est adaptée au mode de vie contemporain : plaisir et vitesse. La méthode du speed creating est donc basée sur les premières idées qui surgissent, sans intellectualiser le tout, et mue par un souci de rapidité et d’efficacité maximale.

Patrick Tremblay donne régulièrement des formations dans les entreprises sur la créativité corporative ainsi que sa conférence, « L’humour comme associé ». Il est l’inventeur de Cré-O-Nirik : jeu de cartes pédagogique non compétitif, interactif et collaboratif qui stimule l’imagination et la créativité.

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Retrouvez Onirikk & Patrick Tremblay sur https://www.lysonseditions.com/onirikk

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NOTA BENE POUR LES RÈGLEMENTS DEPUIS LE CANADA

Les prix affichés et encaissables sont uniquement en euros (€). Ils sont convertis automatiquement en DCA pour les réglements depuis le Canada, sans aucun frais supplémentaire. Le livre Onirikk - Tome 1 : le dernier des Saïwa, de Patrick Tremblay est au prix de 14,99€, soit 21,86 DCA et les frais de port sont de 3,50€ soit 5,10 DCA, au total : 18,49€, soit 26,97 DCA.

L’interview de Morgyane Kiinzah

Aujourd’hui nous faisons un Zoom sur Morgyane Kiinzah , auteure d’Engrenages, paru aux éditions Lysons depuis le 15 février 2017.

Elle s’est prêtée au jeu des 7 questions que nous lui avons posées pour que vous puissiez la connaître davantage !

1/ Comment avez-vous eu l’idée d’écrire Engrenages et pourquoi ?

 

Engrenages est le fruit d’une promesse faite, c’est le respect d’une parole donnée. J’ai beaucoup voyagé et j’ai également fait plusieurs rencontres mais il y a de ces rencontres qui bousculent toute votre existence et Engrenages est né de cette manière-là.

Dieu ne fait rien au hasard comme on le dit : il a donc mis sur mon chemin de belles personnes au bon moment, et depuis : Engrenages suit lentement mais sûrement sa destinée.


2/ Qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui est romancé dans Engrenages ?

 

Engrenages c’est une chaîne d’événements, un lien qui lie l’héroïne à toutes les autres filles du roman et on ne saurait les dissocier.
Tout est vrai, chaque événement relaté est réel à une seule différence : j’ai choisi délibérément d’écrire la fin telle que je l’ai rédigée afin de tirer la sonnette d’alarme sur ces drames anonymes. Les violences conjugales sont de plus en plus fréquentes ; elles ne cessent de croître avec leur lot de tragédies. L’immigration clandestine : on en parle tout le temps mais on ne parle jamais, sinon de très rares fois, de ses dessous, ses drames que vivent les personnes étrangères en situation irrégulière.

3/ Pour vous écrire, c’est…

c’est exister, c’est espérer, c’est panser des maux,  c’est vivre.

4/ Quels sont vos points communs avec l’héroïne de votre roman, Kafue ?

 

(Rires…)

On peut penser que nous sommes naïves, mais nous avons juste un cœur et une âme d’enfant. Nous savons voir le bon côté en chaque être que le destin met sur notre chemin.
Nous sommes persévérantes et déterminées et savons nous relever lorsque nous tombons. Nous ne faisons pas de l’échec une faiblesse mais une arme qui nous forge et nous rebâtit.

 

5/ Si vous pouviez mettre un terme à un ou plusieurs engrenages autres que ceux décrits dans votre roman, quels seraient-ils ?

 

Je voudrais bien répondre à cette question mais elle annoncerait immédiatement et de manière un peu précipitée les couleurs de ma prochaine parution.
On en rediscutera ? Promis !
(Rires)

6/ Vous avez fait carrière dans la musique, si vous deviez attribuer un genre musical à Engrenages, quel serait-il et pourquoi ?

 

J’ai écrit une chanson qui porte le prénom de l’héroïne d’Engrenages :”Kafue.”
Tout est parti de là, en réalité. Avant d’écrire Engrenages, j’ai pensé dénoncer ces fléaux en chanson. Et elle est plutôt douce et calme, transposée de manière contemporaine, comme j’aime. Engrenages serait donc à l’image de ”Timbuktu Fasso” de Fatoumata Diawara.

7/ Dans la vie, quelles sont les trois choses qui vous tiennent le plus à cœur ?

 

J’accorde un grand respect et une place de choix au Divin Créateur.
C’est assez personnel, mais souvent incompréhensible pour certains la relation que j’entretiens avec cette Bonté Suprême. Mais pour moi et les miens : elle fait de grandes choses.
Si je dois donc citer trois “choses” qui sont chères à mon cœur,  je dirai :
  • Dieu,
  • La famille,
  • Les ami(e)s.
Merci à tous.
Merci pour votre soutien.

 

Interview réalisée le 14 août 2017 par Leandro De Carvalho pour Lysons éditions. Merci à Morgyane Kiinzah d’avoir répondu à nos questions ! 

Retrouvez Morgyane Kiinzah sur sa page Facebook, ou sur la page officielle d'Engrenages.


 Format STANDARD, 23,5×15,5cm, Noir et Blanc, Pages intérieures crème, couverture mate, 152 pages.

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[Zoom] sur le roman

Zoom sur le roman

Même les plus réticents à la lecture ont un jour eu dans les mains un roman. Que ce soit du fait d’une lecture imposée par l’école ou d’une tout autre occasion. En effet, le roman est le genre le plus lu en France. Mais, qu’est-ce qu’un roman exactement ?

Il s’agit d’un genre littéraire, caractérisé par une narration fictionnelle, et qui possède de multiples sous-genres (fantastique, policier, science-fiction…).

Origines du roman

Le terme « roman » (latin vulgaire) désigne une traduction en langue romane d’un texte écrit en latin. La littérature française née du Serment de Strasbourg, premier texte écrit en « roman ». Ce pacte (à valeur juridique) entre les petits-fils de Charlemagne a été rédigé en 842. Avant cette date, tous les textes étaient écrits en latin.

Au moyen-âge, au XIIe siècle, le roman s’écrit alors en vers. Il évoque ainsi, par des histoires fabuleuses et proches de l’épopée, les questions qui préoccupent la plupart des gens à l’époque. Au XIIIe siècle, les vers se transforment en proses dans les aventures de Lancelot du Lac. À partir de là, le genre romanesque se développe véritablement.

Le roman connait ses heures de gloire dès le XIXe siècle, qu’il soit historique, d’aventure, de science-fiction…

La lecture d’un roman jette sur la vie une lumière.” (Louis Aragon)

À bientôt pour un nouveau « Zoom sur… »

Maud Wlek, auteure de Nayra disponible sur lysonseditions.com

Nayra – Tome 1 : Magie Obscure, de Maud Wlek

L’histoire de Nayra

Jeune française de dix-sept ans, Lana Wolski mène une vie plutôt solitaire dans la belle ville de Montauban, depuis la mort de sa mère six mois auparavant. Pourtant, son existence va se retrouver bouleversée à bien des égards lorsque son père se voit offrir une opportunité de travail qu’il ne peut refuser, laissant à ses enfants Tom, Lana et Joy la possibilité de venir avec lui ou non. Lana choisira donc de suivre son père et son frère jusqu’à Williamstown, petite bourgade située dans le Massachusetts, aux États-Unis.

Dès lors, sa vie changera du tout au tout. En effet, elle parviendra très vite à se faire intégrer et à avoir des amis, se mettant avec facilité dans la peau d’une lycéenne américaine typique. Cependant, des événements étranges et surnaturels vont la confronter à une réalité à laquelle elle ne s’attendait absolument pas.

Et puis, qui est cette mystérieuse jeune fille à la chevelure flamboyante qui hante ses nuits ? Les liens du sang sont-ils la base de tout ?

A propos de l’auteure

MAUD WLEK

Maud Wlek, née le 28 novembre 1988 à Valence, est une inconditionnelle de la lecture et milite pour la cause animale. Très influencée par le milieu artistique et notamment par la saga Harry Potter qu’elle affectionne particulièrement depuis sa tendre enfance, écrire est devenu pour elle une véritable passion depuis qu’elle a donné vie à Nayra, en juin 2013, sa première saga fantastique. En janvier 2015, Maud Wlek signe un premier contrat dans une maison d’édition où les quatre tomes de sa saga seront publiés. L’auteure entame ensuite de nouveaux projets d’écriture dont sa nouvelle intitulée « Le Yūrei » sera sélectionnée en décembre 2016 pour figurer dans l’anthologie officielle du Salon Japan Impact 2017. Hissée par le soutien de ses fidèles lecteurs et forte de son cursus littéraire, Maud Wlek aspire à transmettre un beau message d’espoir et d’encouragement aux futurs écrivains de sa génération et des générations futures à travers ses œuvres :

« Quand on a un rêve, une passion : rien n’est impossible ! »

La jeune auteure, pleine de talent et de qualités humaines, nous démontre avec Nayra qu’elle a non seulement un bel univers empli d’imagination, mais également une sensibilité à fleur de peau qui sait toucher le cœur de ses lecteurs ! Elle s’engage, par ailleurs, à reverser une partie de ses revenus générés par les ventes de sa saga Nayra à l’association Endo France qui lutte contre l’endométriose ainsi qu’à la SPA. Maud Wlek est à l’image de son héroïne : courageuse, généreuse, bienveillante et envoûtante !

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Engrenages, de Morgyane Kiinzah [Littérature béninoise]

L’histoire de Kafue

Engrenages relate l’histoire de Kafue. Arrive-t-on vraiment à prendre sa destinée en main, quand celle-ci semble nous avoir échappé ? N’existe-t-il que des hasards heureux ? Comment pouvons-nous garder la raison quand l’amour frappe à la porte de nos cœurs ? Comment arrivons-nous à baisser la garde, à oublier si vite nos convictions, notre instinct de félin et la force qui nous caractérisent, lorsque nous tombons amoureux ?

L’Afrique n’est-elle que cet enfant rachitique, décrit par beaucoup, que seule la main nourricière de l’Europe peut guérir ?

Toutes les réponses à ces nombreuses questions dans Engrenages : un roman noir inspiré de faits réels qui retrace le parcours d’une jeune africaine, très fascinée par les lumières de l’Europe. Dans sa quête de romance, Kafue, une belle jeune béninoise pleine d’élan et de rêves voit sa vie basculer après une rencontre qu’elle croyait idyllique.

A propos de l’auteure

Morgyane Kiinzah

(Diane Morgyane Fadonougbo)

Née le 26 mai 1985 à Porto-Novo, en République du Bénin, Morgyane Kiinzah, de son nom d’artiste, a obtenu un Baccalauréat littéraire avant de poursuivre des études supérieures en Linguistique et Communication à l’Université d’Abomey – Calavi. Elle entame rapidement une carrière artistique dans la musique ; elle sort ainsi son premier titre en 2008, intitulé : « Perle d’Ébène », une hymne à la femme Africaine. L’année suivante, elle enchaîne avec son premier album baptisé : Noudehouenou, comprenant onze titres musicaux. Morgyane Kiinzah rencontre un véritable succès ; son album est récompensé par pas moins de douze trophées nationaux et internationaux. En 2012, son deuxième album voit le jour sous le titre de Zaakin.

Très soucieuse de l’avenir de ses proches et de ses confrères vivant en Afrique, notamment en partie à cause des drames liés à l’immigration, l’auteure béninoise aspire à faire prendre conscience des risques et des dangers encourus par celles et ceux qui sont embrigadés dans des systèmes peu scrupuleux. Elle acte son engagement en écrivant son premier livre : Engrenages.

Un livre choc plein d’émotion écrit comme un cri d’alerte, comme un désir profond de protéger l’humanité des rêves qu’il vaut mieux parfois avorter si ceux-ci impliquent d’y laisser sa liberté, voire sa vie.

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[Zoom] sur le héros dans la littérature

Aujourd’hui, on se retrouve pour une nouvelle série d’articles : « Zoom sur… ». Régulièrement, « Zoom sur… » fera un point rapide sur un sujet en rapport avec la littérature. Et j’ai décidé de commencer avec celui qui porte le roman tout au long des chapitres :  le héros.

Le héros ou le “super” héros

Le héros – tel que nous l’entendons de nos jours – est un personnage humain ou surnaturel, faisant preuve de courage et d’abnégation. Il se distingue du héros antique, dont la définition étymologique le qualifie de demi-dieu.

C’est principalement à partir du XIXe siècle que le héros est devenu de plus en plus réaliste.

En effet, il ne possède plus la noblesse ou le côté glorieux des héros antiques et médiévaux. Au contraire, son parcours, empreint de sentiments, pourrait être celui du lecteur. C’est en cela qu’il est apprécié. Il est réaliste, voire ordinaire.

À travers son histoire, il est facile de s’identifier à lui, selon son cheminement, ses réflexions, ses doutes.

Selon le genre du roman, le héros incarnera notre désir d’exploration, d’ascension sociale ou sera soumis aux affres de la passion.

Finalement,

le héros dans la littérature éveille inconsciemment celui qui sommeille en nous.

Il n’est jamais trop tard pour le laisser s’exprimer, et qui sait, vous pourriez être un jour celle ou celui qui a donné l’inspiration à un auteur qui, à son tour, aura insufflé la vie à un héros à travers la littérature !

À bientôt pour un nouveau « Zoom » !

Article rédigé par Maud Wlek, auteure de Nayra.

 

Jack Kerouac, sur sa route bretonne…

Une icône de la littérature américaine

Jack Kerouac. La première fois que j’ai aperçu le nom de cet écrivain dont j’ignorais tout, c’était il y a quelques années déjà, dans les mémoires d’un célèbre auteur du Montana. Il faisait référence à Jack Kerouac comme d’une icône de la littérature américaine et je fus étonné qu’un nom de famille à la résonance si bretonne puisse s’associer à l’Amérique.

Quelques jours plus tard, je tenais entre mes mains Sur la route, le livre phare du chef de file de la Beat Generation, réalisant avec enthousiasme que je venais de trouver le genre de littérature que j’attendais depuis toujours. De longues descriptions de paysages, un style d’écriture spontané mêlé d’un grand lyrisme où voyage rime aussi avec mélancolie. Le fait que cette icône de la littérature soit aussi breton, comme je le suis, étant la cerise sur le gâteau.

Il est considéré comme l’un des auteurs américains les plus importants du XXe siècle. Son style d’écriture a notamment inspiré les chanteurs américains Tom Waits et Bob Dylan.

Sur la route, son roman le plus connu est une ode aux grands espaces, à l’épopée vers l’ouest, et à la découverte de mondes nouveaux.

La vérité sur ses origines

Des origines bretonnes que l’écrivain a longuement cherché à comprendre et documenter tout au long de sa vie notamment en 1965 où, quelques années avant sa mort, il visite la ville de BREST après avoir trouvé aux Archives nationales de minces informations sur son ancêtre Maurice-Louis Le Bris de Kervoac. Des informations qui ne lui suffiront malheureusement pas à faire toute la lumière sur son histoire.

Le patronyme de son ancêtre est en réalité Urbain-François Le Bihan de Kervoac.

Fils de notaires originaires de Huelgoat qui, visé par la justice pour des accusations de vols, décide de s’exiler au Québec. Un ancêtre, qui pour se protéger de la justice, ne cessera tout au long des années de cacher sa véritable identité empêchant ainsi l’écrivain de cerner précisément sa généalogie.

Ses démons et ses succès

En 1946, son père meurt et il se réfugie dans les livres. Ses écrits deviennent de plus en plus autobiographiques et il travaille frénétiquement au tapuscrit de Sur la route, à partir de ses nombreux carnets de notes préparatoires. Cette « écriture introspective l’amène à s’interroger sur les fondements de son mal de vivre » et Kerouac se rend compte qu’il a « un désir subconscient d’échouer, une sorte de vœu de mort. »

Ayant des problèmes avec l’alcool et la drogue, pendant 10 ans ses écrits seront refusés par les maisons d’édition. Ses revenus deviennent très faibles et sa dépendance à l’alcool et aux amphétamines atteint son paroxysme. Il envisage de cesser l’écriture à plusieurs reprises, en vain.

En 1955, à San Francisco, Kerouac fait une rencontre importante : Gary Snyder, un passionné de randonnées et de philosophie japonaise. Les deux hommes, en compagnie d’un libraire, John Montgomery, font une expédition à 3600 mètres d’altitude jusqu’au pic de Matterhorn. Kerouac s’initie à la méditation et aux haïkus, de courts poèmes japonais qui évoquent un sentiment, une situation, une atmosphère. La rencontre avec lui-même et avec la simplicité, l’absence d’excès et de drogues ou d’alcool fait que Kerouac se décide à commencer une « vie nouvelle ».

2 ans plus tard, son roman Sur la route est édité et le succès est immédiat. D’après les termes du poète Kenneth Rexroth, il est même « le plus célèbre auteur inédit en Amérique. »

À la fin de sa vie, couvert de dettes, Urbain-François Le Bihan de Kervoac meurt en laissant une femme et trois enfants qui engendreront les descendants de Jack Kerouac parmi eux Jean Baptiste Kerouac, canadien-français grand-père de Jack Kerouac qui émigre aux USA, faisant ainsi de son petit fils le plus breton des écrivains américains.

En 2012, le film-événement du Brésilien Walter Salles, produit par Francis Ford Coppola, est présenté en sélection officielle au Festival de Cannes, première exposition en France du texte original du mythique Sur La Route. Reclus du monde et sans un sou, mais avec un fonds d’archives qui sera évalué à plus de 10 millions d’euros…

Malgré ses démons et bien qu’ayant succombé à une mort prématurée causée par ses excès, Jack Kerouac a brillamment réussi à marquer les esprits de par son génie et à inspirer positivement bon nombre de gens sur sa route, au-delà des origines et des frontières…

Article rédigé par Jude Castel, auteur de La destination et l'errance.

Le manuscrit de Voynich : un ouvrage bien mystérieux

Le manuscrit de Voynich : j’ai toujours été fascinée par cette énigme. Fan inconditionnelle du fantastique et du mystérieux, il ne pouvait en être autrement. Ce manuscrit est un secret à lui tout seul, pages après pages, gardant jalousement la moindre parcelle de vérité. Lara Croft et Sydney Fox se l’arracheraient volontiers, pour tenter de mettre à jour sa véritable histoire – Indiana Jones, lui, semblant l’avoir déjà fait…

Comment un simple bloc de feuilles, reliées entre elles, peut-il susciter tant d’émerveillement et de mystères à la fois ?

Après tout, ce n’est qu’un livre ! Oui, mais justement :

Quel est ce livre ? Son but ? Quand a-t-il été écrit ? Qui en est l’auteur ?

Encore aujourd’hui, toutes ces questions restent en suspens, perdues entre mysticité et théories plus terre-à-terre. Pourtant, malgré ces nombreuses hypothèses, tous les doutes restent permis. Voilà ce qui fascine tant.

La découverte du manuscrit

Le manuscrit porte le nom de celui qui l’a découvert en 1912, près de Rome, dans une congrégation religieuse romaine : Wilfrid M. Voynich. Constitué de 234 pages, ce livre est réalisé en vélin (peau de veau mort-né, travaillé en parchemin). Il semblerait, d’après la pagination, qu’il manque à l’ouvrage 13 folios. Vraisemblablement, ces derniers étaient déjà manquants lors de l’acquisition du manuscrit par Voynich. Écrit dans une langue totalement inconnue, l’ouvrage contient de nombreuses illustrations, principalement de plantes, non identifiables.

Une analyse au carbone 14 a démontré que sa fabrication avait eu lieu entre 1404 et 1438. Mis à part ce que l’on sait grâce à nos technologies, le manuscrit n’apparait dans l’histoire qu’en 1665. En effet, dans une lettre datée de cette époque, Jan Marek Marci (scientifique et philosophe) indique que le livre a été acheté par Rodolphe II du Saint-Empire (prince de la maison d’Autriche – grande famille royale). D’après une étude de correspondances, le propriétaire le plus ancien de cet ouvrage était Georg Baresch, un alchimiste vivant à Prague au XVIIe siècle. D’après l’hypothèse avancée, le manuscrit sera détenu par le Collège romain entre 1648 et 1912.

Les seuls signes reflétant l’ancienneté du manuscrit de Voynich – le texte demeurant incompréhensible – se trouvent dans les illustrations, plus spécifiquement dans les robes et coiffures des personnages, ainsi que dans les deux châteaux apparaissant. Ces éléments sont d’ailleurs caractéristiques du style européen, entre 1450 et 1520. Bien que ces illustrations restent mystérieuses, elles ont été classées par les chercheurs en six sections :

  • Herbier ;
  • Astronomie ;
  • Biologie ;
  • Cosmologie ;
  • Pharmacologie ;
  • Recettes.

Même le cryptologue américain William Friedman, connu pour avoir déchiffré avec succès le code utilisé par l’armée Japonaise lors de la Seconde Guerre mondiale, échoua dans sa tentative pour comprendre le manuscrit de Voynich.

Les principales théories

Le manuscrit de Voynich serait un ouvrage encyclopédique recensant des plantes à usages thérapeutiques, ainsi que des substances d’origine animale et minérale.

Certaines hypothèses avancent qu’il s’agirait d’une recette médiévale pour créer la pierre philosophale.

En 1970, un cryptographe de l’US Navy affirmait que l’ouvrage avait été rédigé par plusieurs auteurs. Cette conclusion a récemment été remise en question par un expert en écriture.

De nombreux auteurs ont été attribués à ce livre, certains ayant été écartés récemment grâce aux datations au carbone 14, d’autres par les résultats de recherches – et pour quelques-uns, le mystère demeure : Roger Bacon (auteur écarté, mais longtemps évoqué), John Dee, Edward Kelley, Anthony Ascham, Jacobus Sinapius, Jan Marci, Raphael Mnishovsky, Wilfrid Voynich (également écarté, grâce à une correspondance datée de 1639).

Un manuscrit indécodable

Le manuscrit serait écrit dans une langue européenne, cachée intentionnellement à l’aide d’un codage lettre à lettre.

Les mots seraient codés de telle sorte qu’il faille les retrouver grâce à un dictionnaire ou un tableau de chiffrement.

Une bonne partie du texte n’aurait aucun sens, dissimulant des informations dans des détails passant inaperçus.

Le langage utilisé serait inventé de toutes pièces.

Le linguiste Jacques Guy a suggéré que le manuscrit utilisait un langage naturel exotique, écrit avec un alphabet inventé. Cette théorie serait la plus cohérente, et historiquement vraisemblable.

Le manuscrit viendrait du Mexique et non d’Europe, certaines plantes paraissant ressembler à des espèces Mésoaméricaines.

Nombreux sont ceux à penser que ce manuscrit est purement une imposture. Toutefois, cette hypothèse a été écartée par toutes les études menées sur l’ouvrage.

Le manuscrit de Voynich, très fragile, suscite tant de curiosité dans le monde que la bibliothèque Beinecke où il est conservé (université de Yale, États-Unis) a décidé de céder – à une somme tenue secrète – les droits de reproduction à une maison d’édition espagnole, spécialisée dans la publication de fac-similés manuscrits anciens. Ainsi, 898 répliques seront produites, pour un prix de 7000 à 8000 euros chacune. Pour la fabrication du premier fac-similé, le processus prendra pas moins de dix-huit mois.
Sceptiques et plus convaincus doivent tous admettre un fait : le manuscrit de Voynich recèle bien des mystères. Car aux questions “qui ?”, “quand ?”, “où ?”, “pourquoi ?”, nul ne peut répondre avec une absolue certitude.

Et vous, êtes-vous subjugués par les secrets que cache cet ancien ouvrage ? Quelles sont vos théories ?

Article rédigé par Maud Wlek (Auteure de Nayra).

Les vampires ont-ils réellement existé ?

Les vampires sont des figures emblématiques faisant partie intégrante de notre culture. Ce sont des créatures mythologiques entrées dans la légende depuis la nuit des temps… Découvrez leurs origines et où les trouver grâce à cet article passionnant ! Les vampires ont-ils réellement existé ?

C’est S-P DECROIX qui vous en parle le mieux…

 

Bonjour les filles, les garçons et les ouistitis !

Quoi ? Il n’y a pas de garçons parmi vous ? Ah ! Ah ! Je sais, je sais, même pas drôle ! Alexia m’a dit que j’étais drôle. C’est vraiment sympa de ta part Alexia, mais mon sens de l’humour est à revoir. Du coup, à partir d’aujourd’hui, je vous appellerai « les ouistitis ».

Alors, après mon article sur les dragons je me suis demandé : « Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur raconter aux ouistitis la prochaine fois ? » Ah ! Si vous saviez tout ce qui traverse mon esprit, vous prendriez vos jambes à vos cous ! Bref, revenons-en à nos monstres et diverses créatures.

« De quoi qu’elle va parler la madame ? »

(OK la phrase est super nulle, mais bon, vous devrez faire avec !)

Après avoir jargonné sur le « dragon », j’ai décidé de vous parler « créatures de la nuit », mais laquelle donc ? Non ! Pas John Travolta ! Alors ? Vous avez trouvé ? Oui ? Non ?

Les Vampires !

Les origines

Eh oui, avec leurs dents pointues et leur goût prononcé pour le sang, les vampires sont les créatures de la nuit par excellence ! Les origines de cette créature légendaire se trouvent dans les mythes anciens et divers à travers le monde, mais devenus populaires principalement sur le continent européen.

« Vampire » vient de l’allemand « Vampir », qui vient lui-même du hongrois « vámpir », qui dans la plupart des langues slaves est un mot désignant une chauve-souris.

Le vampire fait partie de la grande famille « des revenants ». Selon les différents folklores et la superstition la plus courante, ce mort-vivant se nourrit du sang des vivants afin d’en tirer sa force vitale. Ses victimes meurent d’avoir été vidées de leur sang ou bien se transforment à leur tour, sous certaines conditions (échanges de sang, mise sous terre avec son « géniteur » en sont quelques exemples les plus connus), en vampire, mais seulement après leur décès : « ils meurent et vivent à nouveau ! »

C’est Arnold Paole, un Serbe, qui est le premier à être dénommé « vampire » au XVIII° siècle.

Vous pensez peut-être que c’est celui que tout le monde surnomme “Dracula” qui fût le premier vampire, mais non… Vlad III Basarab, de son vrai nom, connaît en effet une importante célébrité de son vivant : les marchands saxons de Transylvanie et le roi de Hongrie, Matthias Corvin, le font passer pour un souverain cruel qui empale ses ennemis, ce qui lui a valu des surnoms tels que “L’Empaleur” ou “Drăculea” (“fils du diable” ou “fils du dragon”). Inpiré du surnom de Vlad III Basarab, le personnage du comte de Dracula a été inventé par Bram Stocker pour son roman en 1897, c’est la raison pour laquelle Vlad III Basarab est aujourd’hui assimilé à un vampire, mais il n’en était absolument pas un !

Le mythe contemporain du vampire serait une sorte de « superposition » de plusieurs autres créatures surnaturelles issues des divers folklores européens, plus particulièrement slaves. Sont dénombrés par certains auteurs des êtres précurseurs : tour à tour des esprits, des démons ou des revenants, possédés ou non (liste incomplète) : le « visiteur », l’« affamé », le « cauchemar », l’« étrangleur », le « mâcheur » (ben oui, ils nous mâchouillent gentiment le cou avec leurs petites canines pointues… ok… faut vraiment que j’arrête !) et enfin le revenant à forme animale (Chauve-souris ? hum… no comment).

Les caractéristiques des vampires

Cette créature mort-vivante est universellement connue pour se nourrir du sang des vivants dès la nuit tombée, pour, comme je le disais plus tôt, en extraire leur force vitale et rester immortelle ! En fait, ceci n’est pas tout à fait exact, car il s’agit pour le Vampire de ne plus être soumis à la vieillesse. D’autres éléments du folklore sont bien ancrés dans nos esprits : le cercueil dans lequel il se réfugie le jour pour se reposer et le cimetière : « vamos a la casa » (honnêtement chacun son « trip », moi personnellement, les cimetières la nuit, ce n’est pas mon truc…).

Dans de nombreuses légendes, le vampire se nourrit aussi d’excréments humains et de chair, y compris la sienne : c’est l’automastication qui inclut non seulement sa chair, mais aussi ses vêtements (si vous veniez de manger, je m’excuse). Ce détail-là semble vérifié par d’anciens registres relatant des histoires de linceuls retrouvés mâchonnés. (Je vous avais prévenu : les Vampires adorent mâchouiller).

Bien sûr, ce qui caractérise aussi le Vampire c’est sa légendaire paire de… quoi ? De canines pointues ! (Arrêtez d’avoir les idées mal placées !) L’apparence vestimentaire, elle, se serait bâtie dans le folklore cinématographique et théâtral, notamment sa fameuse cape.

On lui prête également certains pouvoirs mystiques :

il hypnotise ses victimes, les séduit, lit dans les pensées, se change en brume, en chauve-souris, parfois en loup ou, selon les légendes, il les contrôle.

C’est d’ailleurs ce lien particulier avec le loup qui fait que généralement lorsque l’on pense au Vampire, on associe bien souvent le Loup-Garou.

Il paraît que tuer un « maître-vampire » ou un « vampire- géniteur(trice) » libère ceux qu’il a transformés ou bien parfois, ses enfants meurent avec lui.

Le Vampire s’il devient plus puissant, rapide, et résistant avec l’âge, serait « indisposé » par l’odeur de l’ail, du rosier sauvage ou de l’aubépine. Certains objets seraient capables de le repousser : le mythique crucifix, le rosaire, l’eau bénite et le miroir (puisqu’il ne peut pas se refléter dedans). Il ne peut pas non plus marcher sur les sols consacrés (Église, etc.). La légende raconte également qu’un Vampire ne peut entrer dans une maison sans y être invité.

C’est surtout l’ouvrage de Bram Stoker paru en 1897, « Dracula», qui établit son image toujours populaire à ce jour.

Comme le Vampire est un mort-vivant, il est déjà mort ! Donc pour le tuer, il a bien fallu se creuser… la tête ! (Ah ! Ah !) La décapitation bien sûr est le moyen le plus efficace pour l’éliminer, suivi d’un pieu planté dans le cœur, un clou dans la tête (décidément) ou une crémation en bonne et due forme !

Références au Vampire

(Listes incomplètes, vous comprenez bien qu’elles sont trop longues…)


Littérature :

  • Dracula de Bram Stocker.
  • The Vampyre de John Stagg
  • Le Vampire de John William Polidori
  • La Famille du Vourdalak (publié dans Histoires de morts-vivants) de Tolstoï
  • Histoire de la Dame pâle, nouvelle d’Alexandre Dumas (1849).
  • Le Chevalier des ténèbres de Paul Féval (1860)
  • Lokis de Prosper Mérimée.
  • Le Horla (dans sa première version) de Guy de Maupassant
  • Le Parasite de Sir Arthur Conan Doyle
  • Chroniques des vampires, Entretien avec un vampire d’Anne Rice

Films :

  • Nosferatu le vampire de Friedrich Murnau, en 1922
  • Vampyr, ou l’étrange aventure de David Gray en 1932
  • Le Cauchemar de Dracula, de Terence Fisher en 1958.
  • Le Bal des vampires de Polanski en 1967 (parodie)
  • Les Prédateurs de Tony Scott en 1983
  • Vampire, vous avez dit vampire ? de Tom Holland en 1985 et de Tommy Lee Wallace en 1988 Dracula de Francis Ford Coppola en 1992
  • Entretien avec un vampire de Neil Jordan en 1994
  • Fright Night de Craig Gillespie en 2011.

Séries cinématographiques et télévisées :

  • La saga de Blade
  • La saga Underworld
  • La saga Twilight
  • Buffy contre les vampires
  • Angel
  • Vampires Diaries
  • Supernatural (Ahhhhhh la meilleure des séries en mon sens ! qui compte de nombreuses autres créatures !)
  • True Blood
  • Being Human
  • Le Clan des maudits
  • The Originals (J’adore !)

Mangas / BD :

  • Vampire Hunter D (manga)
  • Vampire Princess Miyu (manga)
  • Vampire Knight (manga)
  • Hellsing (manga)
  • Requiem, Chevalier Vampire (BD)
  • Le Prince de la nuit (BD)
  • 30 jours de nuit (BD)

Jeux :

  • Castlevania (depuis 1986),
  • Legacy Of Kain (depuis 1996)
  • Bram Stoker’s Dracula, en 1993.
  • The Elder Scrolls IV: Oblivion
  • The Elder Scrolls III: Morrowind
  • Dracula : Résurrection, Dracula 2 : le Dernier Sanctuaire, Dracula 3 : la Voie du Dragon
  • La Mascarade (jeu de rôle)
  • La Fureur de Dracula (jeu de plateau).

Nous ne saurons sans doute jamais vraiment si les vampires ont existé tels qu’on nous les décrit, mais y a-t-il de la fumée sans feu ? Une chose est sûre : ceux qui ont inspiré ces créatures ont bel et bien existé, mais sans doute ont-ils renoncé à leur immortalité pour pouvoir se reposer en paix ! Leur légende, en tout cas, elle, continue de perdurer dans le temps… pour l’éternité !

Article rédigé par S-P DECROIX.

Un écrivain est-il ce qu’il écrit ?

Je suis ce que j’écris.

L’écrivain est-il réellement ce qu’il écrit ? C’est une phrase que j’aime affirmer et à laquelle nombreux écrivains pourraient s’identifier… ou pas !

Effectivement, quand ont lit cette phrase, de prime abord, on pourrait se dire qu’il y a de quoi avoir peur lorsqu’on lit certains écrivains ! Car, tout le monde n’écrit pas des romans à l’eau de rose ou des aventures héroïques et épiques ! Quelle est la part de vérité et d’invention dans un roman, un livre ? Où se cache l’essence même de l’auteur qui a achevé son œuvre ? Un livre est-il juste un exercice de style ? Que nous révèle-t-il vraiment sur son auteur et sur nous-mêmes ? Voyons ensemble ces différents points, et c’est un écrivain qui vous parle ! Cette nouvelle approche de l’écriture pourrait bien changer votre regard sur la lecture…
Êtes-vous sûrs de continuer à lire ce qui va suivre ?

Très bien…

Une vérité déguisée ou mise en lumière

Qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui est faux dans ce que peut écrire un écrivain ? L’écrivain est connu pour savoir manier à la perfection la langue de Molière, les lettres et la rhétorique, il est donc tout à fait légitime de se demander s’il est authentique et si tout ce qu’il écrit reflète la vérité ou n’est-ce qu’un pur exercice de style et d’imagination ?

L’écrivain a certes beaucoup de connaissances et de verbe, il est doué pour exprimer par écrit ce qu’il ne saurait peut-être pas aussi bien dire à l’oral ou révéler de vive voix. D’autres, en revanche, excellent aussi bien à l’écrit qu’à l’oral, mais qu’importe, l’essentiel que nous devons retenir c’est qu’il a des choses à dire, un message à transmettre.

Si certains écrivains parviennent à communiquer un message clair et limpide, pour d’autres il s’avère bien difficile de comprendre à la première lecture ce qu’ils ont voulu dire ! Cependant, peut-il écrire sur des sujets qu’il ne connaît pas ou ne ressent pas intimement ? Peut-il réellement mettre des mots sur ce qu’il n’a jamais vécu personnellement ? Bien sûr, vous me diriez-vous immédiatement ! Et moi je vous répondrai que non. Et je m’explique !

Lorsqu’un écrivain entreprend l’écriture d’une fiction, il a tout un travail d’observation, d’investigation et de compréhension avant d’aborder un sujet qui lui tient particulièrement à cœur. C’est une étape cruciale pour la crédibilité d’un univers et de l’atmosphère qu’il doit générer. L’illusion doit être parfaite ! C’est d’ailleurs cela qui fait qu’une œuvre est appréciée par le lecteur : son réalisme frappant, comme si nous étions plongés au cœur de l’histoire et que nous ressentions exactement les émotions des personnages ; nous ne sommes pas uniquement lecteurs, mais acteurs de l’histoire ; nous nous identifions à certains personnages, nous avons de l’empathie envers eux, l’histoire nous fait vivre des émotions et nous ouvre à la compréhension.

Tout ce que nous ressentons au moment de notre lecture est étroitement similaire aux émotions que nous pourrions vivre dans des situations réelles ! Il en va de même pour l’écrivain lorsqu’il immortalise ses émotions sur le papier. Aussi incroyable que cela puisse être : tout ce qu’écrit un écrivain authentique est profondément ressenti, à différentes échelles certes, mais il ne peut partager un sentiment ou un événement qui ne serait pas d’abord parvenu d’une quelconque manière à son esprit ! En cela, il associe consciemment ou inconsciemment un événement fictif ou semi-fictif à un souvenir ou une émotion qu’il aurait lui-même vécue dans sa propre vie. Comme un acteur de cinéma s’imprègne de ses propres émotions pour incarner un personnage à l’écran et donner l’impression d’une parfaite illusion, l’écrivain, lui, doit nécessairement s’imprégner de son histoire personnelle pour mettre au monde un univers qui sera authentique, non pas par sa forme, mais par la profondeur avec laquelle l’écrivain aura choisi les bons mots pour nous immerger dans la réalité qu’il a créée en toute sincérité. Il ne peut donner ce qu’il ne possède pas intrinsèquement.

Ce qui est vrai dans toute œuvre d’un écrivain est l’authenticité avec laquelle il nous partage ses émotions. Il n’a pas besoin d’avoir vécu littéralement ce que son histoire raconte, mais en l’écrivant, il transpose ses sentiments et les ressent vivement sur l’instant présent, en même temps que le lecteur. Exactement comme dans un film, avec une richesse infinie de détails et une liberté d’imagination inégalée ! Et c’est ce qui fait la magie de l’écriture ! Le lecteur s’approprie intégralement l’histoire, y transposant ses propres projections psychiques sur celles déjà transcrites. Ainsi, le lecteur met des visages familiers sur les personnages qui lui sont agréables et des visages antipathiques sur ceux qui lui déplaisent, tout cela se fait de manière inconsciente, mais participe activement au caractère pluridimensionnel de l’ouvrage !

Un livre naît toujours une deuxième fois dans l’esprit de celui qui le lit. Et il en sera ainsi éternellement, n’est-ce pas magnifique ?

Un livre ne se lit pas simplement, il se vit ! Bien que tout ne soit pas « vrai » (dans notre dimension physique) et issu du fruit de l’imagination, la matérialisation de son univers issu du psyché par des mots le rend réel dans la dimension de notre imaginaire et palpable jusque dans nos contrées !

Au-delà des mots…

L’authenticité, l’essence même de l’auteur, ce qu’il est au plus profond de lui-même, se cache souvent entre les lignes ! Nous pourrions même affirmer les phrases suivantes, comme je le soutiens moi-même :

Dis-moi ce que tu écris, je te dirai qui tu es. Dis-moi ce que tu aimes lire, je te dirai ce à quoi tu aspires !

Pour moi, l’écriture transcende la parole.

Pourquoi ?

Le style d’écriture de l’écrivain est très révélateur de sa personnalité ; il n’a pas besoin de parler, son écriture le fait à sa place. À travers elle, une infinité d’informations nous sont communiquées volontairement ou non. En effet, la manière d’utiliser un mot plutôt qu’un autre, d’employer une tournure plutôt qu’une autre et d’assembler les phrases les une aux autres nous reflètent la manière dont l’auteur aime manier le verbe ; cela peut-être avec simplicité, subtilité, mysticité, minutie, intellectualité ou complexité. Il ne saurait s’exprimer autrement que ce qu’il ne peut être lui-même ! Cela paraît tellement évident. Quand bien même il décide d’employer des termes qu’il n’aurait pas pour habitude d’utiliser dans la vie quotidienne ou de créer un pastiche ou une parodie, s’il le fait c’est qu’il en a tout à fait les capacités et c’est une facette de lui-même qu’il préfère tourner en dérision !

L’écrivain n’est pas figé à un seul registre, tout comme l’homme ne cesse d’évoluer au fil du temps, il évolue également au fil de ses écrits et des événements qu’il vit. Le plus important, et le plus révélateur, sur lui-même est le message qu’il a à nous transmettre.

Pourquoi a-t-il écrit son œuvre et qu’a-t-il voulu nous dire à travers elle ?

Ce n’est pas un hasard si nous aimons faire des études ou commentaires de textes en littérature ; lever le voile ou tenter de comprendre ce qu’un écrivain ne nous exprime pas dans ses écrits, voilà où se cache en grande partie l’essence même de l’écrivain ! L’essence de l’écrivain est à la fois dans ce qu’il nous dit et ce qu’il ne nous dit pas ! Ce qu’il nous dit et ce qu’il garde sous silence est extrêmement important et riche de sens ! Les idées qu’il partage lui sont parvenues à lui et ont trouvé refuge en lui, ressentant un besoin ou un devoir de les transposer noir sur blanc, de nous les faire partager. Et si elles ont trouvé en lui une main disposée à être à leur service, c’est qu’au fond son cœur a été sensible, touché, aligné sur la même vibration que cette idée ou a ressenti la nécessité de les transposer. Cela ne peut pas être le fruit du hasard et c’est en cela qu’une lecture est passionnante et pourrait faire l’objet d’une étude psychanalytique approfondie ! Nous lisons ce qui est dit et à la fois nous réfléchissons sur ce qui est sous-entendu et non dit explicitement. Là réside le génie d’un ouvrage. Tout livre a un message important et nous offre souvent des réponses aux questions que nous nous posions de façon consciente ou inconsciente à travers le verbe d’un auteur qui exprime pour nous ce que nous-mêmes avions besoin d’entendre pour débloquer une situation personnelle ou nous orienter vers le bon choix, la bonne attitude à adopter dans une décision que nous aurions à prendre…

Chaque ouvrage nous parle et nous révèle à nous-mêmes, tout comme chaque ligne écrite est la matérialisation de l’onde vibratoire émanée par l’écrivain lui-même à l’instant où il l’écrit. C’est ça la magie de l’écriture ! Et c’est sans doute cette authenticité, cette spontanéité qui fait que le plaisir de la lecture perdure à travers les siècles et propulse des auteurs à connaître un succès retentissant, réussissant à faire vibrer avec la même intensité qu’au moment de leur écriture des millions de lecteurs à travers le monde !

Que nous révèle un livre sur son auteur et sur nous-mêmes ?

Les livres sont riches de sens. C’est ce qui fait de tout ouvrage un trésor incommensurable. Un livre a plusieurs lectures et autant d’interprétations possibles que d’êtres humains sur Terre ! Un écrivain authentique se livre nécessairement à cœur ouvert ! Que nous révèle donc un livre sur son auteur ? Et sur nous-mêmes ?

Lui seul détient la clé de tous les mystères qui règnent sur lui, mais il ne saurait la remettre à autrui, car elle est la gardienne de sa stabilité psychique et sociale. Son jardin secret lui permet d’en faire fleurir de plus beaux pour le plus grand plaisir de celles et ceux qui voudront bien s’y aventurer en lisant ses livres et ce qu’il voudra bien nous raconter…

Chaque livre a une âme. Un livre est un cœur qui bat. Un livre c’est de l’amour matérialisé par l’écriture.

Un livre est une partie de soi-même qu’on retrouve. C’est un cadeau inestimable que nous offrent les écrivains dans l’écriture de leur ouvrage lorsqu’on se les procure, car non seulement ils se livrent, mais ils nous délivrent de nos préoccupations pour nous ramener à soi et à l’un des chemins les plus courts vers l’amour : l’empathie.

La vraie question à se poser est : jusqu’où désirons-nous aller dans l’intimité de l’auteur et jusqu’où sommes-nous prêts à plonger au plus profond de nous-mêmes ?

L’écriture est un acte d’amour, émis sans rien attendre en retour. La lecture est le meilleur acte que nous puissions réaliser pour continuer à répandre de l’amour et nous rapprocher de notre essence. Il y a de secrets qu’ils ne nous révéleront sans doute jamais, mais si nous gardons l’œil ouvert, nous pourrions parfaitement lire entre les lignes et découvrir ce que le livre a à nous dire…

Chaque lecture est un prélude de révélation.

Et si le lecteur était également ce qu’il lit ? Il y a de quoi réfléchir, là aussi, à la question ! En attendant, prenez soin de vos lectures et gardez votre esprit ouvert aux messages qu’un livre souhaite vous communiquer ! Un livre ne tombe jamais dans nos mains par hasard…

Article rédigé par Leandro De Carvalho, auteur de Vivre en harmonie.