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Onirikk – Tome 1 : le dernier des Saïwa, de Patrick Tremblay

L’histoire d’Onirikk

Norval Séguin, 15 ans, aimerait bien trouver une solution pour sortir son père de l’état catatonique dans lequel il est plongé depuis de nombreuses années. Lors d’une visite à l’hôpital, Norval rencontre une femme excentrique, Magdalena, qui lui révèle que son père est prisonnier dans le Monde des Rêves, Onirikk, et que lui seul peut le délivrer de là et le sauver de sa léthargie, mais… sortira-t-il vivant des territoires des cauchemars ?

En tant que dernier Saïwa, il est le seul à pouvoir entreprendre cette épique et périlleuse aventure !

A propos de l’auteur

Né le 30 Juillet 1970 à Montréal et diplômé de l’École Nationale de l’Humour en 1997, Patrick y donne maintenant des cours de Créativité et d’Écriture humoristique depuis 10 ans. Il a collaboré aux textes pour les spectacles de l’humoriste-conteur Boucar Diouf « L’Africassé-e » et « Pour une raison X ou Y ».

Il a été scripteur pour l’émission « On connaît la chanson » à TVA et « Mort de rire » à Vrak TV. Il a participé, à titre d’humoriste, à des galas autant à « Juste Pour Rire » que pour le « CommediHA ! » et le « Comédie Club ». Tout récemment, il a coaché des gens âgés de 65 à 90 ans pour le spectacle d’humour « Les retraités en spectacle ».

Il est l’inventeur du Speed Creating. Une technique créative de groupe pour optimiser les idées et les projets. Inspirée directement du speed dating, cette technique de créativité est adaptée au mode de vie contemporain : plaisir et vitesse. La méthode du speed creating est donc basée sur les premières idées qui surgissent, sans intellectualiser le tout, et mue par un souci de rapidité et d’efficacité maximale.

Patrick Tremblay donne régulièrement des formations dans les entreprises sur la créativité corporative ainsi que sa conférence, « L’humour comme associé ». Il est l’inventeur de Cré-O-Nirik : jeu de cartes pédagogique non compétitif, interactif et collaboratif qui stimule l’imagination et la créativité.

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Retrouvez Onirikk & Patrick Tremblay sur https://www.lysonseditions.com/onirikk

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NOTA BENE POUR LES RÈGLEMENTS DEPUIS LE CANADA

Les prix affichés et encaissables sont uniquement en euros (€). Ils sont convertis automatiquement en DCA pour les réglements depuis le Canada, sans aucun frais supplémentaire. Le livre Onirikk - Tome 1 : le dernier des Saïwa, de Patrick Tremblay est au prix de 14,99€, soit 21,86 DCA et les frais de port sont de 3,50€ soit 5,10 DCA, au total : 18,49€, soit 26,97 DCA.

L’interview en 7 questions de la romancière S-P Decroix

Aujourd’hui nous faisons un Zoom sur S-P Decroix, l’auteure qui vient tout juste de publier son roman La Princesse du fond des Temps, qui suscite dès sa sortie (le 9 Août) un vif intérêt de la part des lecteurs, nombreux à avoir pré-commandé leur exemplaire avant sa sortie.

Nous lui avons posé quelques questions afin qu’elle ait moins de secrets pour vous…

1/ Depuis combien d’années écrivez-vous et comment avez-vous commencé à écrire vos premiers romans ?

J’écris des romans depuis mes 16 ans, puisque j’ai 41 ans aujourd’hui, on peut dire que cela fait 25 ans que j’écris. Mais, je dois préciser que j’avais commencé bien avant, en écrivant de la poésie.

2/ Quelle a été votre intention lorsque vous avez écrit La Princesse du fond des Temps ?

Cette question, répond également à la seconde partie de la première.
Lorsque j’ai écrit ce conte fantastique à l’âge de 16 ans, mon tout premier, c’était avant tout pour mes sœurs Emmanuelle et Aurore âgées à l’époque de 12 et 7 ans. Je voulais leur changer les idées, les initier à la magie des rêves. Et à leur âge, quoi de mieux qu’une belle héroïne au caractère revêche en quête d’une aventure extraordinaire ?

3/ Pour vous écrire, c’est…

m’évader, inviter les autres à voyager dans mes mondes, c’est aussi partager, tout simplement.
Je trouve cela merveilleux de me dire que je parviens à faire rêver, à transporter les gens avec moi, “ailleurs”, juste avec des mots… c’est vraiment fantastique.

4/ Quels sont vos points communs avec l’héroïne de votre roman, Sokorie ?

Sans doute ma détermination, car il m’en a fallu du temps, du travail et du courage pour en arriver là où je suis maintenant.

Les obstacles ont été nombreux, je ne doute pas un instant qu’il y en ait certainement d’autres, mais je suis et resterai toujours debout, même s’il m’est souvent arrivé d’en douter. Et cela fait du bien de savoir qu’un éditeur croit réellement en vous. Je ne remercierais jamais assez Lysons éditions pour leur soutien.

5/ Si vous deviez être l’héroïne d’une légende autre que celle de la Princesse du fond des Temps, laquelle serait-elle ?

Il est certain que je ne serais pas une nouvelle “Blanche-Neige” ou “Cendrillon”. J’aime que mes héroïnes soient un peu plus “débrouillardes”. Donc je penserais plutôt à une Légende comme celle de “Mulan“, une aventurière au grand cœur qui a sans doute été une des premières à être dans le combat des préjugés. Elle pourrait être assimilée à la cause féminine, tout comme la “princesse Leïa” de “Star Wars”.

La “force” est avec elles mais pas seulement ; la douceur, l’intelligence aussi, et encore une fois : la détermination.

6/ Vous avez eu de nombreux prix littéraires, comment vivez-vous cette reconnaissance de votre travail et cette notoriété grandissante ?

Oui, je participe à des concours depuis longtemps. C’est toujours émouvant de savoir que votre travail plaît et qu’il est récompensé. Mais je ne pense pas avoir de réelle notoriété. il faut être sage et rester humble car le chemin pour être “reconnu” est caillouteux, et si parvenir au sommet est difficile, tomber est très aisé, au contraire. Je veux donc garder la tête froide et agir avec prudence, sagesse. Par contre, si je peux mettre cette “reconnaissance” au servir de causes justes, je le ferai. C’est d’ailleurs dans ce cadre que je participe à l’événement de la rentrée de la fondation Pièces Jaunes de ma région.

7/ Si vous aviez un seul message à transmettre à vos lecteurs/lectrices, quel serait-il ?

L’espoir est ce qui maintient les peuples humains en dehors des ténèbres. Particulièrement lors d’événements troublants, difficiles, voire atroces. C’est aussi cette flamme fragile qui nous permet de voir “plus loin”. Croyez en vos rêves. Croyez en vous et gardez toujours espoir.

Interview réalisée le 14 août 2017 par Leandro De Carvalho pour Lysons éditions. Merci à Sandrine d’avoir répondu à nos questions ! 

Retrouvez S-P Decroix sur sa page Facebook, ou sur la page officielle de La Princesse du fond des Temps.


 Format STANDARD, 23,5×15,5cm, Noir et Blanc, Pages intérieures crème, couverture brillante, 128 pages.

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lysonseditions.com

[Zoom] sur le roman

Zoom sur le roman

Même les plus réticents à la lecture ont un jour eu dans les mains un roman. Que ce soit du fait d’une lecture imposée par l’école ou d’une tout autre occasion. En effet, le roman est le genre le plus lu en France. Mais, qu’est-ce qu’un roman exactement ?

Il s’agit d’un genre littéraire, caractérisé par une narration fictionnelle, et qui possède de multiples sous-genres (fantastique, policier, science-fiction…).

Origines du roman

Le terme « roman » (latin vulgaire) désigne une traduction en langue romane d’un texte écrit en latin. La littérature française née du Serment de Strasbourg, premier texte écrit en « roman ». Ce pacte (à valeur juridique) entre les petits-fils de Charlemagne a été rédigé en 842. Avant cette date, tous les textes étaient écrits en latin.

Au moyen-âge, au XIIe siècle, le roman s’écrit alors en vers. Il évoque ainsi, par des histoires fabuleuses et proches de l’épopée, les questions qui préoccupent la plupart des gens à l’époque. Au XIIIe siècle, les vers se transforment en proses dans les aventures de Lancelot du Lac. À partir de là, le genre romanesque se développe véritablement.

Le roman connait ses heures de gloire dès le XIXe siècle, qu’il soit historique, d’aventure, de science-fiction…

La lecture d’un roman jette sur la vie une lumière.” (Louis Aragon)

À bientôt pour un nouveau « Zoom sur… »

Maud Wlek, auteure de Nayra disponible sur lysonseditions.com

Un écrivain est-il ce qu’il écrit ?

Je suis ce que j’écris.

L’écrivain est-il réellement ce qu’il écrit ? C’est une phrase que j’aime affirmer et à laquelle nombreux écrivains pourraient s’identifier… ou pas !

Effectivement, quand ont lit cette phrase, de prime abord, on pourrait se dire qu’il y a de quoi avoir peur lorsqu’on lit certains écrivains ! Car, tout le monde n’écrit pas des romans à l’eau de rose ou des aventures héroïques et épiques ! Quelle est la part de vérité et d’invention dans un roman, un livre ? Où se cache l’essence même de l’auteur qui a achevé son œuvre ? Un livre est-il juste un exercice de style ? Que nous révèle-t-il vraiment sur son auteur et sur nous-mêmes ? Voyons ensemble ces différents points, et c’est un écrivain qui vous parle ! Cette nouvelle approche de l’écriture pourrait bien changer votre regard sur la lecture…
Êtes-vous sûrs de continuer à lire ce qui va suivre ?

Très bien…

Une vérité déguisée ou mise en lumière

Qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui est faux dans ce que peut écrire un écrivain ? L’écrivain est connu pour savoir manier à la perfection la langue de Molière, les lettres et la rhétorique, il est donc tout à fait légitime de se demander s’il est authentique et si tout ce qu’il écrit reflète la vérité ou n’est-ce qu’un pur exercice de style et d’imagination ?

L’écrivain a certes beaucoup de connaissances et de verbe, il est doué pour exprimer par écrit ce qu’il ne saurait peut-être pas aussi bien dire à l’oral ou révéler de vive voix. D’autres, en revanche, excellent aussi bien à l’écrit qu’à l’oral, mais qu’importe, l’essentiel que nous devons retenir c’est qu’il a des choses à dire, un message à transmettre.

Si certains écrivains parviennent à communiquer un message clair et limpide, pour d’autres il s’avère bien difficile de comprendre à la première lecture ce qu’ils ont voulu dire ! Cependant, peut-il écrire sur des sujets qu’il ne connaît pas ou ne ressent pas intimement ? Peut-il réellement mettre des mots sur ce qu’il n’a jamais vécu personnellement ? Bien sûr, vous me diriez-vous immédiatement ! Et moi je vous répondrai que non. Et je m’explique !

Lorsqu’un écrivain entreprend l’écriture d’une fiction, il a tout un travail d’observation, d’investigation et de compréhension avant d’aborder un sujet qui lui tient particulièrement à cœur. C’est une étape cruciale pour la crédibilité d’un univers et de l’atmosphère qu’il doit générer. L’illusion doit être parfaite ! C’est d’ailleurs cela qui fait qu’une œuvre est appréciée par le lecteur : son réalisme frappant, comme si nous étions plongés au cœur de l’histoire et que nous ressentions exactement les émotions des personnages ; nous ne sommes pas uniquement lecteurs, mais acteurs de l’histoire ; nous nous identifions à certains personnages, nous avons de l’empathie envers eux, l’histoire nous fait vivre des émotions et nous ouvre à la compréhension.

Tout ce que nous ressentons au moment de notre lecture est étroitement similaire aux émotions que nous pourrions vivre dans des situations réelles ! Il en va de même pour l’écrivain lorsqu’il immortalise ses émotions sur le papier. Aussi incroyable que cela puisse être : tout ce qu’écrit un écrivain authentique est profondément ressenti, à différentes échelles certes, mais il ne peut partager un sentiment ou un événement qui ne serait pas d’abord parvenu d’une quelconque manière à son esprit ! En cela, il associe consciemment ou inconsciemment un événement fictif ou semi-fictif à un souvenir ou une émotion qu’il aurait lui-même vécue dans sa propre vie. Comme un acteur de cinéma s’imprègne de ses propres émotions pour incarner un personnage à l’écran et donner l’impression d’une parfaite illusion, l’écrivain, lui, doit nécessairement s’imprégner de son histoire personnelle pour mettre au monde un univers qui sera authentique, non pas par sa forme, mais par la profondeur avec laquelle l’écrivain aura choisi les bons mots pour nous immerger dans la réalité qu’il a créée en toute sincérité. Il ne peut donner ce qu’il ne possède pas intrinsèquement.

Ce qui est vrai dans toute œuvre d’un écrivain est l’authenticité avec laquelle il nous partage ses émotions. Il n’a pas besoin d’avoir vécu littéralement ce que son histoire raconte, mais en l’écrivant, il transpose ses sentiments et les ressent vivement sur l’instant présent, en même temps que le lecteur. Exactement comme dans un film, avec une richesse infinie de détails et une liberté d’imagination inégalée ! Et c’est ce qui fait la magie de l’écriture ! Le lecteur s’approprie intégralement l’histoire, y transposant ses propres projections psychiques sur celles déjà transcrites. Ainsi, le lecteur met des visages familiers sur les personnages qui lui sont agréables et des visages antipathiques sur ceux qui lui déplaisent, tout cela se fait de manière inconsciente, mais participe activement au caractère pluridimensionnel de l’ouvrage !

Un livre naît toujours une deuxième fois dans l’esprit de celui qui le lit. Et il en sera ainsi éternellement, n’est-ce pas magnifique ?

Un livre ne se lit pas simplement, il se vit ! Bien que tout ne soit pas « vrai » (dans notre dimension physique) et issu du fruit de l’imagination, la matérialisation de son univers issu du psyché par des mots le rend réel dans la dimension de notre imaginaire et palpable jusque dans nos contrées !

Au-delà des mots…

L’authenticité, l’essence même de l’auteur, ce qu’il est au plus profond de lui-même, se cache souvent entre les lignes ! Nous pourrions même affirmer les phrases suivantes, comme je le soutiens moi-même :

Dis-moi ce que tu écris, je te dirai qui tu es. Dis-moi ce que tu aimes lire, je te dirai ce à quoi tu aspires !

Pour moi, l’écriture transcende la parole.

Pourquoi ?

Le style d’écriture de l’écrivain est très révélateur de sa personnalité ; il n’a pas besoin de parler, son écriture le fait à sa place. À travers elle, une infinité d’informations nous sont communiquées volontairement ou non. En effet, la manière d’utiliser un mot plutôt qu’un autre, d’employer une tournure plutôt qu’une autre et d’assembler les phrases les une aux autres nous reflètent la manière dont l’auteur aime manier le verbe ; cela peut-être avec simplicité, subtilité, mysticité, minutie, intellectualité ou complexité. Il ne saurait s’exprimer autrement que ce qu’il ne peut être lui-même ! Cela paraît tellement évident. Quand bien même il décide d’employer des termes qu’il n’aurait pas pour habitude d’utiliser dans la vie quotidienne ou de créer un pastiche ou une parodie, s’il le fait c’est qu’il en a tout à fait les capacités et c’est une facette de lui-même qu’il préfère tourner en dérision !

L’écrivain n’est pas figé à un seul registre, tout comme l’homme ne cesse d’évoluer au fil du temps, il évolue également au fil de ses écrits et des événements qu’il vit. Le plus important, et le plus révélateur, sur lui-même est le message qu’il a à nous transmettre.

Pourquoi a-t-il écrit son œuvre et qu’a-t-il voulu nous dire à travers elle ?

Ce n’est pas un hasard si nous aimons faire des études ou commentaires de textes en littérature ; lever le voile ou tenter de comprendre ce qu’un écrivain ne nous exprime pas dans ses écrits, voilà où se cache en grande partie l’essence même de l’écrivain ! L’essence de l’écrivain est à la fois dans ce qu’il nous dit et ce qu’il ne nous dit pas ! Ce qu’il nous dit et ce qu’il garde sous silence est extrêmement important et riche de sens ! Les idées qu’il partage lui sont parvenues à lui et ont trouvé refuge en lui, ressentant un besoin ou un devoir de les transposer noir sur blanc, de nous les faire partager. Et si elles ont trouvé en lui une main disposée à être à leur service, c’est qu’au fond son cœur a été sensible, touché, aligné sur la même vibration que cette idée ou a ressenti la nécessité de les transposer. Cela ne peut pas être le fruit du hasard et c’est en cela qu’une lecture est passionnante et pourrait faire l’objet d’une étude psychanalytique approfondie ! Nous lisons ce qui est dit et à la fois nous réfléchissons sur ce qui est sous-entendu et non dit explicitement. Là réside le génie d’un ouvrage. Tout livre a un message important et nous offre souvent des réponses aux questions que nous nous posions de façon consciente ou inconsciente à travers le verbe d’un auteur qui exprime pour nous ce que nous-mêmes avions besoin d’entendre pour débloquer une situation personnelle ou nous orienter vers le bon choix, la bonne attitude à adopter dans une décision que nous aurions à prendre…

Chaque ouvrage nous parle et nous révèle à nous-mêmes, tout comme chaque ligne écrite est la matérialisation de l’onde vibratoire émanée par l’écrivain lui-même à l’instant où il l’écrit. C’est ça la magie de l’écriture ! Et c’est sans doute cette authenticité, cette spontanéité qui fait que le plaisir de la lecture perdure à travers les siècles et propulse des auteurs à connaître un succès retentissant, réussissant à faire vibrer avec la même intensité qu’au moment de leur écriture des millions de lecteurs à travers le monde !

Que nous révèle un livre sur son auteur et sur nous-mêmes ?

Les livres sont riches de sens. C’est ce qui fait de tout ouvrage un trésor incommensurable. Un livre a plusieurs lectures et autant d’interprétations possibles que d’êtres humains sur Terre ! Un écrivain authentique se livre nécessairement à cœur ouvert ! Que nous révèle donc un livre sur son auteur ? Et sur nous-mêmes ?

Lui seul détient la clé de tous les mystères qui règnent sur lui, mais il ne saurait la remettre à autrui, car elle est la gardienne de sa stabilité psychique et sociale. Son jardin secret lui permet d’en faire fleurir de plus beaux pour le plus grand plaisir de celles et ceux qui voudront bien s’y aventurer en lisant ses livres et ce qu’il voudra bien nous raconter…

Chaque livre a une âme. Un livre est un cœur qui bat. Un livre c’est de l’amour matérialisé par l’écriture.

Un livre est une partie de soi-même qu’on retrouve. C’est un cadeau inestimable que nous offrent les écrivains dans l’écriture de leur ouvrage lorsqu’on se les procure, car non seulement ils se livrent, mais ils nous délivrent de nos préoccupations pour nous ramener à soi et à l’un des chemins les plus courts vers l’amour : l’empathie.

La vraie question à se poser est : jusqu’où désirons-nous aller dans l’intimité de l’auteur et jusqu’où sommes-nous prêts à plonger au plus profond de nous-mêmes ?

L’écriture est un acte d’amour, émis sans rien attendre en retour. La lecture est le meilleur acte que nous puissions réaliser pour continuer à répandre de l’amour et nous rapprocher de notre essence. Il y a de secrets qu’ils ne nous révéleront sans doute jamais, mais si nous gardons l’œil ouvert, nous pourrions parfaitement lire entre les lignes et découvrir ce que le livre a à nous dire…

Chaque lecture est un prélude de révélation.

Et si le lecteur était également ce qu’il lit ? Il y a de quoi réfléchir, là aussi, à la question ! En attendant, prenez soin de vos lectures et gardez votre esprit ouvert aux messages qu’un livre souhaite vous communiquer ! Un livre ne tombe jamais dans nos mains par hasard…

Article rédigé par Leandro De Carvalho, auteur de Vivre en harmonie.

Le fantastique : un registre subtil, engagé et révélateur !

Grande adepte de ce registre en particulier, tant en lecture qu’en écriture, je suis ravie de pouvoir vous en dire un peu plus sur le fantastique.

Les différents genres littéraires

Tout d’abord, faisons un point global. Il existe plusieurs genres littéraires :

  • poétiques,
  • narratifs,
  • théâtraux,
  • épistolaires,
  • argumentatifs,
  • descriptifs,
  • graphiques
  • et expérimentaux.

Chacun compte des sous-genres et des registres. Si vous désirez en savoir plus sur le sujet, je vous invite à consulter cette page qui vous détaillera parfaitement les divers genres, sous-genres et registres en littérature : En savoir plus.

Ainsi, le fantastique est un registre, classé dans le genre narratif. Jusque-là, vous me suivez ? Parfait. Il n’est pas aisé de s’y retrouver, je vous l’accorde…


Le fantastique : entre magie et réalité !

Entrons maintenant dans le vif du sujet : le fantastique. Dans ce registre littéraire, le surnaturel s’introduit et évolue dans un cadre réaliste. Le héros a une réaction de rejet ou de peur face aux évènements surnaturels auxquels il se retrouve confronté. À ne pas confondre avec la fantasy ou le merveilleux. Dans la fantasy, comme dans le merveilleux, le surnaturel est accepté et souvent utilisé pour définir les règles d’un monde imaginaire ; l’imaginaire évoqué est perçu comme une norme et s’éloigne considérablement de notre réalité… (Le Seigneur des Anneaux, Le Trône de fer, Harry Potter…).


Les origines du fantastique

Définition donnée, passons aux origines du fantastique. La véritable source de ce genre est le roman gothique anglais, apparu fin 1785. À cette époque, les auteurs créent dans leurs œuvres une atmosphère d’horreur plus prononcée, propulsant les lecteurs dans une interrogation commune : qu’est-ce qui est réel et qu’est-ce qui ne l’est pas ? En France, les auteurs s’inspirent de ces romans et proposent des œuvres dites « frénétiques » (ou qu’on qualifie de « roman noir »), incluant dans ces dernières le goût pour le macabre ou l’horreur. Le romantisme frénétique rejette ainsi l’esprit des Lumières, tout comme la rigueur classique de l’époque.

Finalement, fort de ces influences, c’est en Allemagne que naît véritablement le registre fantastique, au début du XIXe siècle, grâce à l’écrivain Adelbert von Chamisso. Mais c’est Hoffmann (Ernst Theodor Amadeus Hoffmann) qui aura une influence universelle sur ce registre. D’ailleurs, c’est par ses contes, traduits en français dans les années 1830, que le Fantastique connaîtra un véritable essor en France. De grands auteurs s’y sont essayés : Honoré de Balzac, Théophile Gautier ou encore Guy de Maupassant. À noter que le registre fantastique a souvent été utilisé pour contourner la censure, et pour diffuser, par exemple, des critiques politiques ou certaines revendications sans craindre d’éventuelles représailles.


Un registre subtil, engagé et révélateur !

Le propre du fantastique serait de révéler des choses habituellement cachées et que nous ne voulons pas voir.

Selon Lovecraft, le fantastique doit provoquer une peur afin de générer une catharsis (le fait de libérer ses émotions refoulées) chez le lecteur. Ainsi, les manifestations surnaturelles dans le fantastique sont la plupart du temps néfastes, mais c’est, paraît-il, pour notre bien ! Moi, je ne m’en lasse pas !


Où trouver le registre fantastique dans les livres ?

De manière non exhaustive, je vous cite ici quelques-unes des œuvres littéraires, dans le registre fantastique, les plus connues ou qui ont eu un impact dans l’apparition de ce registre :

  • Château d’Otrante, Horace Walpole, 1764 (inaugure le genre du roman gothique) ;
  • Vathek, William Beckford (l’un des principaux romans de tendance frénétique, écrit en français par un auteur anglais en 1786) ;
  • Les Élixirs du Diable, Hoffmann, 1815 ;
  • L’élixir de longue vie, Honoré de Balzac, 1830 ;
  • Le Meneur de loups, Alexandre Dumas, 1857 ;
  • Le Horla, Guy de Maupassant, 1887 ;
  • Celui qui hantait les ténèbres, H.P Lovecraft, 1935 ;
  • Shining, l’enfant lumière, Stephen King, 1977 ;
  • Journal d’un vampire, L.J.Smith, 1991 ;
  • Twilight, Stephenie Meyer, 2005.

Pour conclure, je vous révélerai ce que j’aime à penser :

le fantastique, c’est être libre, tout en gardant un petit peu les pieds sur Terre…

Article rédigé par Maud Wlek (Auteure de Nayra).