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Onirikk – Tome 1 : le dernier des Saïwa, de Patrick Tremblay

L’histoire d’Onirikk

Norval Séguin, 15 ans, aimerait bien trouver une solution pour sortir son père de l’état catatonique dans lequel il est plongé depuis de nombreuses années. Lors d’une visite à l’hôpital, Norval rencontre une femme excentrique, Magdalena, qui lui révèle que son père est prisonnier dans le Monde des Rêves, Onirikk, et que lui seul peut le délivrer de là et le sauver de sa léthargie, mais… sortira-t-il vivant des territoires des cauchemars ?

En tant que dernier Saïwa, il est le seul à pouvoir entreprendre cette épique et périlleuse aventure !

A propos de l’auteur

Né le 30 Juillet 1970 à Montréal et diplômé de l’École Nationale de l’Humour en 1997, Patrick y donne maintenant des cours de Créativité et d’Écriture humoristique depuis 10 ans. Il a collaboré aux textes pour les spectacles de l’humoriste-conteur Boucar Diouf « L’Africassé-e » et « Pour une raison X ou Y ».

Il a été scripteur pour l’émission « On connaît la chanson » à TVA et « Mort de rire » à Vrak TV. Il a participé, à titre d’humoriste, à des galas autant à « Juste Pour Rire » que pour le « CommediHA ! » et le « Comédie Club ». Tout récemment, il a coaché des gens âgés de 65 à 90 ans pour le spectacle d’humour « Les retraités en spectacle ».

Il est l’inventeur du Speed Creating. Une technique créative de groupe pour optimiser les idées et les projets. Inspirée directement du speed dating, cette technique de créativité est adaptée au mode de vie contemporain : plaisir et vitesse. La méthode du speed creating est donc basée sur les premières idées qui surgissent, sans intellectualiser le tout, et mue par un souci de rapidité et d’efficacité maximale.

Patrick Tremblay donne régulièrement des formations dans les entreprises sur la créativité corporative ainsi que sa conférence, « L’humour comme associé ». Il est l’inventeur de Cré-O-Nirik : jeu de cartes pédagogique non compétitif, interactif et collaboratif qui stimule l’imagination et la créativité.

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NOTA BENE POUR LES RÈGLEMENTS DEPUIS LE CANADA

Les prix affichés et encaissables sont uniquement en euros (€). Ils sont convertis automatiquement en DCA pour les réglements depuis le Canada, sans aucun frais supplémentaire. Le livre Onirikk - Tome 1 : le dernier des Saïwa, de Patrick Tremblay est au prix de 14,99€, soit 21,86 DCA et les frais de port sont de 3,50€ soit 5,10 DCA, au total : 18,49€, soit 26,97 DCA.

L’interview de Morgyane Kiinzah

Aujourd’hui nous faisons un Zoom sur Morgyane Kiinzah , auteure d’Engrenages, paru aux éditions Lysons depuis le 15 février 2017.

Elle s’est prêtée au jeu des 7 questions que nous lui avons posées pour que vous puissiez la connaître davantage !

1/ Comment avez-vous eu l’idée d’écrire Engrenages et pourquoi ?

 

Engrenages est le fruit d’une promesse faite, c’est le respect d’une parole donnée. J’ai beaucoup voyagé et j’ai également fait plusieurs rencontres mais il y a de ces rencontres qui bousculent toute votre existence et Engrenages est né de cette manière-là.

Dieu ne fait rien au hasard comme on le dit : il a donc mis sur mon chemin de belles personnes au bon moment, et depuis : Engrenages suit lentement mais sûrement sa destinée.


2/ Qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui est romancé dans Engrenages ?

 

Engrenages c’est une chaîne d’événements, un lien qui lie l’héroïne à toutes les autres filles du roman et on ne saurait les dissocier.
Tout est vrai, chaque événement relaté est réel à une seule différence : j’ai choisi délibérément d’écrire la fin telle que je l’ai rédigée afin de tirer la sonnette d’alarme sur ces drames anonymes. Les violences conjugales sont de plus en plus fréquentes ; elles ne cessent de croître avec leur lot de tragédies. L’immigration clandestine : on en parle tout le temps mais on ne parle jamais, sinon de très rares fois, de ses dessous, ses drames que vivent les personnes étrangères en situation irrégulière.

3/ Pour vous écrire, c’est…

c’est exister, c’est espérer, c’est panser des maux,  c’est vivre.

4/ Quels sont vos points communs avec l’héroïne de votre roman, Kafue ?

 

(Rires…)

On peut penser que nous sommes naïves, mais nous avons juste un cœur et une âme d’enfant. Nous savons voir le bon côté en chaque être que le destin met sur notre chemin.
Nous sommes persévérantes et déterminées et savons nous relever lorsque nous tombons. Nous ne faisons pas de l’échec une faiblesse mais une arme qui nous forge et nous rebâtit.

 

5/ Si vous pouviez mettre un terme à un ou plusieurs engrenages autres que ceux décrits dans votre roman, quels seraient-ils ?

 

Je voudrais bien répondre à cette question mais elle annoncerait immédiatement et de manière un peu précipitée les couleurs de ma prochaine parution.
On en rediscutera ? Promis !
(Rires)

6/ Vous avez fait carrière dans la musique, si vous deviez attribuer un genre musical à Engrenages, quel serait-il et pourquoi ?

 

J’ai écrit une chanson qui porte le prénom de l’héroïne d’Engrenages :”Kafue.”
Tout est parti de là, en réalité. Avant d’écrire Engrenages, j’ai pensé dénoncer ces fléaux en chanson. Et elle est plutôt douce et calme, transposée de manière contemporaine, comme j’aime. Engrenages serait donc à l’image de ”Timbuktu Fasso” de Fatoumata Diawara.

7/ Dans la vie, quelles sont les trois choses qui vous tiennent le plus à cœur ?

 

J’accorde un grand respect et une place de choix au Divin Créateur.
C’est assez personnel, mais souvent incompréhensible pour certains la relation que j’entretiens avec cette Bonté Suprême. Mais pour moi et les miens : elle fait de grandes choses.
Si je dois donc citer trois “choses” qui sont chères à mon cœur,  je dirai :
  • Dieu,
  • La famille,
  • Les ami(e)s.
Merci à tous.
Merci pour votre soutien.

 

Interview réalisée le 14 août 2017 par Leandro De Carvalho pour Lysons éditions. Merci à Morgyane Kiinzah d’avoir répondu à nos questions ! 

Retrouvez Morgyane Kiinzah sur sa page Facebook, ou sur la page officielle d'Engrenages.


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[Zoom] sur le roman

Zoom sur le roman

Même les plus réticents à la lecture ont un jour eu dans les mains un roman. Que ce soit du fait d’une lecture imposée par l’école ou d’une tout autre occasion. En effet, le roman est le genre le plus lu en France. Mais, qu’est-ce qu’un roman exactement ?

Il s’agit d’un genre littéraire, caractérisé par une narration fictionnelle, et qui possède de multiples sous-genres (fantastique, policier, science-fiction…).

Origines du roman

Le terme « roman » (latin vulgaire) désigne une traduction en langue romane d’un texte écrit en latin. La littérature française née du Serment de Strasbourg, premier texte écrit en « roman ». Ce pacte (à valeur juridique) entre les petits-fils de Charlemagne a été rédigé en 842. Avant cette date, tous les textes étaient écrits en latin.

Au moyen-âge, au XIIe siècle, le roman s’écrit alors en vers. Il évoque ainsi, par des histoires fabuleuses et proches de l’épopée, les questions qui préoccupent la plupart des gens à l’époque. Au XIIIe siècle, les vers se transforment en proses dans les aventures de Lancelot du Lac. À partir de là, le genre romanesque se développe véritablement.

Le roman connait ses heures de gloire dès le XIXe siècle, qu’il soit historique, d’aventure, de science-fiction…

La lecture d’un roman jette sur la vie une lumière.” (Louis Aragon)

À bientôt pour un nouveau « Zoom sur… »

Maud Wlek, auteure de Nayra disponible sur lysonseditions.com

[Zoom] sur le héros dans la littérature

Aujourd’hui, on se retrouve pour une nouvelle série d’articles : « Zoom sur… ». Régulièrement, « Zoom sur… » fera un point rapide sur un sujet en rapport avec la littérature. Et j’ai décidé de commencer avec celui qui porte le roman tout au long des chapitres :  le héros.

Le héros ou le “super” héros

Le héros – tel que nous l’entendons de nos jours – est un personnage humain ou surnaturel, faisant preuve de courage et d’abnégation. Il se distingue du héros antique, dont la définition étymologique le qualifie de demi-dieu.

C’est principalement à partir du XIXe siècle que le héros est devenu de plus en plus réaliste.

En effet, il ne possède plus la noblesse ou le côté glorieux des héros antiques et médiévaux. Au contraire, son parcours, empreint de sentiments, pourrait être celui du lecteur. C’est en cela qu’il est apprécié. Il est réaliste, voire ordinaire.

À travers son histoire, il est facile de s’identifier à lui, selon son cheminement, ses réflexions, ses doutes.

Selon le genre du roman, le héros incarnera notre désir d’exploration, d’ascension sociale ou sera soumis aux affres de la passion.

Finalement,

le héros dans la littérature éveille inconsciemment celui qui sommeille en nous.

Il n’est jamais trop tard pour le laisser s’exprimer, et qui sait, vous pourriez être un jour celle ou celui qui a donné l’inspiration à un auteur qui, à son tour, aura insufflé la vie à un héros à travers la littérature !

À bientôt pour un nouveau « Zoom » !

Article rédigé par Maud Wlek, auteure de Nayra.

 

Sur les traces des Sirènes : du mythe à la réalité !

Bonjour les Ouistitis,

Entre les animaux légendaires, les créatures nocturnes et les divers personnages qui peuplent notre imaginaire, il existe une autre sorte « d’entités mystiques » : ce sont les êtres hybrides. Moitié-humains, moitié-animaux, ces « créatures » nous permettent bien souvent (dans notre esprit et donc notre subconscient) d’extérioriser nos propres frayeurs, notre propre « bestialité » en donnant à l’humain une apparence justement semi-animale. Ces êtres nous ressemblent, mais sont différents. Avant tout mes Ouistitis, sachez que, concernant les sirènes, il existe deux « mythes » (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?) :

La sirène la plus ancrée dans nos esprits et celle que nous connaissons le mieux est issue du folklore médiéval et scandinave (mythe contemporain) : la sirène mi-femme mi-poisson.

La deuxième vient de la mythologie grecque (mythe antique) où la sirène y est dépeinte comme une chimère mi-femme mi-oiseau.

Pour ces deux mythes, l’origine du mot viendrait du grec : « seirến », et du latin « siren ».

D’une sirène à l’autre

Leur réelle signification

“En général, démons des âmes, démons des morts, génies tutélaires des tombeaux, êtres tour à tour ou à la fois bénéfiques et malveillants, comme le sont bon nombre de personnages de la démonologie antique, les Sirènes sont tout cela, et cet aspect n’est plus contesté depuis les importants travaux de Weicker à ce sujet.”

[Source : Odette Touchefeu-Meynier, “De quand date la Sirène-poisson ?”]

Leur évolution à travers le temps

Pour les Scandinaves, la sirène est un monstre redoutable appelé Margygr (la « géante de mer »). Ce monstre paraissait grand, avec un visage terrible, un front pointu, des yeux larges, une grande bouche et des joues ridées. Eh oui, on est loin d’Ariel la petite sirène super mimi de Disney… désolée les filles si je viens de casser l’image dont vous vous faisiez d’elle ? … quoi ? Je suis un brin sadique ? Pensez-vous !

D’après Édouard Brasey, un romancier français, ces créatures océaniques se regardent dans un miroir, symbole de la planète Vénus en astronomie. Aphrodite, déesse de l’Amour née de l’écume marine, est souvent représentée avec un miroir d’or. Même si elle n’a pas de queue de poisson,

Aphrodite serait « l’ancêtre des sirènes et la protectrice des marins ».

Comme pour toutes les créatures de notre imaginaire, l’apparence physique que nous leur consentons aujourd’hui est une succession de « transformations » plus ou moins importantes au fil du temps. La sirène nordique, donc, n’échappe pas à la règle !

Dans les bestiaires médiévaux, les sirènes sont décrites comme des femmes « de la tête au bassin » et poissons du « bassin jusqu’en bas avec des griffes et des ailes », fusionnant ainsi les traditions fabuleuses des mythologies grecque et germanique. On retrouve leur image gravée sur les stèles, tombeaux ou des églises romanes où elles personnifient l’âme des morts comme dans l’Égypte ancienne.

L’œuvre norvégienne le « Konungs skuggsjá » (Miroir royal en vieux norrois) la décrit comme une créature aimable, ressemblant à une femme jusqu’à la taille, car « ce monstre avait de gros mamelons sur la poitrine, comme une femme ». Elle aurait également de longs bras ainsi qu’une longue chevelure, et son visage semblait humain.

Au VIIe siècle, le moine anglais Aldhelm de Sherborne les décrit comme des vierges à queue de poisson couverte d’écailles. (Ben voyons !)

Ces deux représentations vont cohabiter jusqu’au XVe siècle où les sirènes volantes (du mythe grec) laissent définitivement la place, du moins dans nos esprits, à une jolie femme à la longue chevelure et à queue de poisson.

Je vous ferai remarquer qu’à l’époque où tous ces mythes imprègnent notre imaginaire, les femmes, ou les êtres féminins ont la plupart du temps les cheveux longs. Je pense, et il ne s’agit que de mon avis (ça y est je recommence à me la jouer à mort ?), que la chevelure, comme les mamelons, sont non seulement un attribut féminin, mais aussi un attribut « sexuel » ayant pour but d’attirer, d’un point de vue purement physique, le « mâle » dans ses… filets… (ouais, je sais, je suis trop forte pour vous amener là où je veux !). Et puis, je peux comprendre que c’est plus agréable pour la gent masculine de regarder une jolie fille même si elle a une queue de poisson (chacun ses goûts) plutôt qu’une humanoïde qui piaille à longueur de temps et s’en va « à tire-d’aile » à la moindre contrariété (quoi ? Alexia a dit je vous rappelle que j’étais blindée d’humour : femme oiseau, tire d’aile, c’est plutôt marrant, non ?). Bref. Je ferme la parenthèse.

Johannes de Cuba, un naturaliste allemand, les fait vivre dans des gouffres au fond des mers. Quant à Jacob Van Maerlant, écrivain flamand, dit qu’on peut aussi bien les trouver dans les mers que dans les rivières. Je suppose que ce dernier s’est reposé sur le folklore de nombreuses légendes européennes qui font état de sirènes, vivant non seulement dans la mer, mais aussi dans les rivières et les petits cours d’eau. [] Elles portent alors le nom de sirènes, mais sont aussi parfois nommées « ondines » (génie des eaux), « nixes » (nymphes) dans les croyances germaniques, « dragas » ou « donas d’aiga » (dames d’eau) en Occitanie, etc.

Notons que les anglophones les appellent siren, les sirènes antiques (mi-femmes, mi-oiseaux), et mermaid, les sirènes scandinaves (avec une queue de poisson).

Les origines et les premières traces…

De de la femme-oiseau à la femme-poisson

La femme-oiseau est apparu vers la première moitié du VIIIe siècle avant J.-C., laissant progressivement la place à la femme-poisson. 

L’origine des sirènes, telles que nous les connaissons, vient probablement de récits de navigateurs ; les marins auraient peut-être confondu les sirènes avec des lamantins (gros mammifères aquatiques [leur tête me fait penser à celle d’un dauphin]) et/ou des dugongs appelés aussi « vaches marines ».

Bon, je ne sais ce que vous en pensez mes ouistitis, mais pour confondre un mammifère marin quel qu’il soit avec une créature féminine (à queue de poisson, on avait compris, merci) il faut quand même soit avoir bu quelques litres d’hydromel, soit… avoir bu quelques litres d’hydromel ! Parce que physiquement, ce n’est quand même pas la même chose !

En 1403, près d’Edam en Hollande, deux jeunes filles auraient capturé un « spécimen ». Il s’agissait en fait d’une femme, trouvée nue dans l’eau et ne parlant aucune langue connue, et qui fut surnommée la « sirène d’Edam ».

Christophe Colomb lui-même rapporte qu’il en aurait croisé trois près des côtes de Saint-Domingue. Déçu, il aurait dit qu’elles n’étaient pas aussi belles que dans les écrits !

(Désolé mon gars, mais on ne peut pas tout avoir dans la vie : “découvrir l’Amérique” et pêcher du beau poisson). A contrario, des marins américains en auraient vu près des îles Sandwich [Hawaï], (heu… Sandwich comme sandwich au thon ? ok… là, ce n’est pas drôle) « d’une grande beauté qui ne cédait en rien aux plus belles femmes ». Il est de mon avis que ce n’étaient pas les mêmes. Surtout qu’entre les deux « repérages » il y a près de 400 ans d’écart. À moins qu’entre temps les sirènes n’aient embelli.

L’influence d’Ulysse sur leur transformation en femmes-poissons

Un bol mégarien, découvert à Athènes en 1947 dans les fouilles de l’Agora, et une lampe romaine (appartenant au Musée de Canterbury) illustrent un passage du chant où Ulysse est séduit par les filles d’Achéloos et tous deux font de leurs sirènes des femmes à queues d’animaux marins. Et accrochez-vous bien : la lampe date des Ier-IIe siècle après J.-C., et le bol du IIe siècle avant notre ère ! 

La sirène illustrée sur la lampe romaine est une femme à la chevelure longue et bouclée, au torse prolongé, non en une véritable nageoire caudale, mais par la queue en volute, lisse et sans écaille, d’un reptile marin.

[Source : Odette Touchefeu-Meynier, “De quand date la Sirène-poisson ?”]


La légende de la sirène-poisson s’est répandue jusqu’en Haïti où elle porte le nom (aujourd’hui après plusieurs changements au fil du temps) de « Mami Wata » où elle serait assimilée à une sorte de divinité de la fécondation. Mais elle serait aussi la « Mère des Eaux », crainte des pêcheurs, symbole de la mère nourricière et de l’océan destructeur. Le culte de Mami Wata s’est propagé sur la côte atlantique du Togo en passant par le Nigéria, le Cameroun et le Congo.

Aujourd’hui, nous devons notre sirène moderne à Hans Christian Andersen, écrivain danois, grâce à son histoire où la sirène n’est plus la terrible tentatrice, mais devient une héroïne romantique à la recherche de l’amour.


[A savoir : Dans la mythologie grecque, les descendants de Triton, fils de Poséidon, qu’on appelle les “tritons”, sont considérés comme l’équivalent masculin des sirènes. Mais, contrairement à elles, cette classe de créatures marines pouvaient être de sexe masculin ou féminin !]


Entre mythe et réalité

Une figure fascinante

La sirène enflamme les esprits, parfois les cœurs. Elle nous enchante tant par sa voix ensorcelante, que par tous les mythes qui l’accompagnent. (Les filles au pouvoir !) Cependant, les mystères étaient tels que les scientifiques ont tenté de trouver une réponse rationnelle.

Dès le XVI ° siècle, des reproductions « desséchées » ont été exposées dans les foires et musées ! (Berk !) Au XVII ° siècle, aux Pays-Bas, un certain Pavio aurait disséqué une sirène en présence de Johannes de Laet, un médecin réputé, ce qui aurait apporté du crédit à leur existence réelle. La tête et la poitrine étaient humaines cependant, du nombril au pied la créature était informe… mais sans queue.

L’être humain étant ce qu’il est, il est rapporté qu’au XIX°, au Japon, en Inde ou en Chine, des monstres hideux ont été fabriqués avec un buste de singe et une queue de poisson. Il est évident que ce genre de « mutation » ne permet pas, en général la survie de l’enfant.

Quand la science s’en mêle !

En 1758, les sirènes ont fait l’objet d’une courte note dans le Systema naturae de Carl von Linné [] (ouvrage qui fonda la classification scientifique du vivant), mais ce taxon fut rapidement abandonné des classifications scientifiques faute de spécimens ou de descriptions crédibles [].

Bien que l’existence des sirènes ne soit plus envisagée par les scientifiques depuis le XIXe siècle, certains ont continué de s’y intéresser, avec plus ou moins de sérieux, comme l’océanologue Karl Banse.

Selon lui, les sirènes seraient des mammifères marins et n’auraient donc pas d’écailles, et leur corpulence limiterait leur répartition aux eaux les plus chaudes des tropiques, elles auraient un mode de vie agricole (algues, mollusques). Elles compléteraient éventuellement leur régime alimentaire par de la chair humaine, ce qui expliquerait leur habitude de charmer les marins pour les emmener dans les profondeurs.[].

À l’inverse, certaines études se sont intéressées aux problèmes biologiques qui empêchent l’existence d’êtres comme les sirènes. Plusieurs paramètres physiologiques rendent en effet impossible qu’un animal d’une telle apparence puisse être viable, comme, sans rentrer dans les détails, la température, etc. D’autres possibilités scientifiques suggèrent des primates marins, mais il s’agit là d’une autre histoire…

Nous pouvons, comme dans le cas de nombreuses créatures fantastiques, nous demander si oui ou non la sirène (nordique ou non) a réellement existé (ou existe vraiment). Toutefois, s’il parait que manger du poisson nous aide à avoir une bonne mémoire, certains écrits asiatiques rapportent que manger de la chair de sirène rendrait immortel !

Je vous arrête tout de suite ! Ne vous précipitez pas sur les morceaux de poissons panés ou divers burgers à base de poisson, il y a peu de chance pour qu’ils contiennent de la chair de sirène ! Précipitez-vous plutôt sur les livres et divers supports qui rapportent plus ou moins leurs légendes : vous verrez : lire fait du bien autant pour l’esprit que pour la mémoire !

Où les retrouver ?

Littérature :

  • La Petite Sirène, Hans Christian Andersen, 1876.
  • Peter Pan, écrit par J. M. Barrie, 1911 (on y retrouve entre autres des sirènes)
  • Harry Potter et la Coupe de Feu, 2000, des personnages de sirènes sont abordés. (le livre et le film)
  • Mermaid, écrit par Carolyn Turgeon, 2011 (nouvelle littéraire).
  • Le Royaume de Lénacie, écrit par Priska Poirier, 2011 (série d’ouvrages littéraires à succès)
  • La sirène, Kiera Cass et Madeleine Nasalik, 2016.

Films – série TV :

  • La Petite Sirène/Rusalochka, Ivan Aksenchuk, 1968.
  • La Petite Sirène/Malá mořská víla, CSR ; Miroslava Safránková – Sirène et Libuse Safránková, 1976
  • L’Ondine Triste/La Petite Sirène/Russalotschka/Rusalka, Bulgarie/RSS, Vika Novikova – Sirène, 1976.
  • La Petite Sirène, Tomoharu Katsumata, 1979.
  • Splash, 1984.
  • Le Prince et la Sirène, série télévisée, 1995,
  • Sirènes, 2003 (téléfilm).
  • H2O, 2006 (série télévisée australienne)
  • Aquamarine, 2006.
  • Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence, 2011.
  • Mako Mermaids, 2013 (série télévisée australienne)

Mangas – dessin animé – Longs métrages animés :

  • La Petite Sirène, des Studios Disney, 1989.
  • Mermaid Melody, 2003.
  • Mermaidia, 2006 (long métrage d’animation de Barbie)
  • Ponyo sur la falaise, Hayao Miyazaki, 2009.

En nous « plongeant » dans toutes ces archives et ces manuscrits fabuleux (quels qu’ils soient), nous nous approprions, le temps de leur lecture, un peu de cette immortalité qui, à travers toutes ces créatures fabuleuses, traverse les siècles et nous survivra demain…

Les écrits restent, les paroles s’envolent… mais le mystère, lui, règne encore…

A bientôt les Ouistitis !

Article rédigé par S-P Decroix (auteure de La Princesse du fond des Temps) et Leandro De Carvalho (auteur du Petit Chaperon Rouge : un Nouveau Monde).

La vie inspirante de Stephen King

A 4 ans, il assiste à un terrible drame… et écrit ses premières histoires à l’âge de 6 ans !

Aujourd’hui, c’est un grand maître de l’horreur et a vendu plus de 350 millions d’exemplaires à travers le monde !

Découvre son inspirante vie dans cette vidéo de 2 minutes seulement !

Aime, Commente & Partage !

Article rédigé par Leandro De Carvalho (Auteur de Vivre en harmonie).

Le manuscrit de Voynich : un ouvrage bien mystérieux

Le manuscrit de Voynich : j’ai toujours été fascinée par cette énigme. Fan inconditionnelle du fantastique et du mystérieux, il ne pouvait en être autrement. Ce manuscrit est un secret à lui tout seul, pages après pages, gardant jalousement la moindre parcelle de vérité. Lara Croft et Sydney Fox se l’arracheraient volontiers, pour tenter de mettre à jour sa véritable histoire – Indiana Jones, lui, semblant l’avoir déjà fait…

Comment un simple bloc de feuilles, reliées entre elles, peut-il susciter tant d’émerveillement et de mystères à la fois ?

Après tout, ce n’est qu’un livre ! Oui, mais justement :

Quel est ce livre ? Son but ? Quand a-t-il été écrit ? Qui en est l’auteur ?

Encore aujourd’hui, toutes ces questions restent en suspens, perdues entre mysticité et théories plus terre-à-terre. Pourtant, malgré ces nombreuses hypothèses, tous les doutes restent permis. Voilà ce qui fascine tant.

La découverte du manuscrit

Le manuscrit porte le nom de celui qui l’a découvert en 1912, près de Rome, dans une congrégation religieuse romaine : Wilfrid M. Voynich. Constitué de 234 pages, ce livre est réalisé en vélin (peau de veau mort-né, travaillé en parchemin). Il semblerait, d’après la pagination, qu’il manque à l’ouvrage 13 folios. Vraisemblablement, ces derniers étaient déjà manquants lors de l’acquisition du manuscrit par Voynich. Écrit dans une langue totalement inconnue, l’ouvrage contient de nombreuses illustrations, principalement de plantes, non identifiables.

Une analyse au carbone 14 a démontré que sa fabrication avait eu lieu entre 1404 et 1438. Mis à part ce que l’on sait grâce à nos technologies, le manuscrit n’apparait dans l’histoire qu’en 1665. En effet, dans une lettre datée de cette époque, Jan Marek Marci (scientifique et philosophe) indique que le livre a été acheté par Rodolphe II du Saint-Empire (prince de la maison d’Autriche – grande famille royale). D’après une étude de correspondances, le propriétaire le plus ancien de cet ouvrage était Georg Baresch, un alchimiste vivant à Prague au XVIIe siècle. D’après l’hypothèse avancée, le manuscrit sera détenu par le Collège romain entre 1648 et 1912.

Les seuls signes reflétant l’ancienneté du manuscrit de Voynich – le texte demeurant incompréhensible – se trouvent dans les illustrations, plus spécifiquement dans les robes et coiffures des personnages, ainsi que dans les deux châteaux apparaissant. Ces éléments sont d’ailleurs caractéristiques du style européen, entre 1450 et 1520. Bien que ces illustrations restent mystérieuses, elles ont été classées par les chercheurs en six sections :

  • Herbier ;
  • Astronomie ;
  • Biologie ;
  • Cosmologie ;
  • Pharmacologie ;
  • Recettes.

Même le cryptologue américain William Friedman, connu pour avoir déchiffré avec succès le code utilisé par l’armée Japonaise lors de la Seconde Guerre mondiale, échoua dans sa tentative pour comprendre le manuscrit de Voynich.

Les principales théories

Le manuscrit de Voynich serait un ouvrage encyclopédique recensant des plantes à usages thérapeutiques, ainsi que des substances d’origine animale et minérale.

Certaines hypothèses avancent qu’il s’agirait d’une recette médiévale pour créer la pierre philosophale.

En 1970, un cryptographe de l’US Navy affirmait que l’ouvrage avait été rédigé par plusieurs auteurs. Cette conclusion a récemment été remise en question par un expert en écriture.

De nombreux auteurs ont été attribués à ce livre, certains ayant été écartés récemment grâce aux datations au carbone 14, d’autres par les résultats de recherches – et pour quelques-uns, le mystère demeure : Roger Bacon (auteur écarté, mais longtemps évoqué), John Dee, Edward Kelley, Anthony Ascham, Jacobus Sinapius, Jan Marci, Raphael Mnishovsky, Wilfrid Voynich (également écarté, grâce à une correspondance datée de 1639).

Un manuscrit indécodable

Le manuscrit serait écrit dans une langue européenne, cachée intentionnellement à l’aide d’un codage lettre à lettre.

Les mots seraient codés de telle sorte qu’il faille les retrouver grâce à un dictionnaire ou un tableau de chiffrement.

Une bonne partie du texte n’aurait aucun sens, dissimulant des informations dans des détails passant inaperçus.

Le langage utilisé serait inventé de toutes pièces.

Le linguiste Jacques Guy a suggéré que le manuscrit utilisait un langage naturel exotique, écrit avec un alphabet inventé. Cette théorie serait la plus cohérente, et historiquement vraisemblable.

Le manuscrit viendrait du Mexique et non d’Europe, certaines plantes paraissant ressembler à des espèces Mésoaméricaines.

Nombreux sont ceux à penser que ce manuscrit est purement une imposture. Toutefois, cette hypothèse a été écartée par toutes les études menées sur l’ouvrage.

Le manuscrit de Voynich, très fragile, suscite tant de curiosité dans le monde que la bibliothèque Beinecke où il est conservé (université de Yale, États-Unis) a décidé de céder – à une somme tenue secrète – les droits de reproduction à une maison d’édition espagnole, spécialisée dans la publication de fac-similés manuscrits anciens. Ainsi, 898 répliques seront produites, pour un prix de 7000 à 8000 euros chacune. Pour la fabrication du premier fac-similé, le processus prendra pas moins de dix-huit mois.
Sceptiques et plus convaincus doivent tous admettre un fait : le manuscrit de Voynich recèle bien des mystères. Car aux questions “qui ?”, “quand ?”, “où ?”, “pourquoi ?”, nul ne peut répondre avec une absolue certitude.

Et vous, êtes-vous subjugués par les secrets que cache cet ancien ouvrage ? Quelles sont vos théories ?

Article rédigé par Maud Wlek (Auteure de Nayra).

Un grand mystère : d’où vient l’écriture ?

L’écriture : la mystérieuse invention qui a permis l’évolution !

Imaginez-vous un monde sans écriture… Impossible, me diriez-vous ! Et pour cause : nous en avons besoin tous les jours ! Voyons maintenant comment elle est née et tous ses bienfaits sur l’humanité…

L’article sur le Fantastique vous a beaucoup plu, j’en suis ravie. Il s’agissait d’évoquer les origines d’un univers qui porte la saga Nayra. Partant sur cette lancée des origines, j’aimerai évoquer avec vous aujourd’hui celles que nous affectionnons particulièrement, lecteurs et auteurs : l’écriture.


Qu’est-ce que l’écriture ?

Commençons par les basiques : qu’est-ce que l’écriture ? Il s’agit d’un moyen de communication, représentant le langage, à travers l’inscription de signes sur divers supports. Chaque culture possède sa propre graphie, mais respecte une même structure : le vocabulaire, la parole, la sémantique, la grammaire. Un système d’écriture est une méthode organisée et basée sur une langue pour conserver et transmettre des messages. Ces systèmes peuvent être classés en trois catégories : sémasiographies (bien que les spécialistes ne s’accordent pas à les considérer comme des écritures), écritures logographiques et écritures syllabiques.

D’où vient l’écriture ?

Selon certains, la Préhistoire se termine avec la naissance de l’écriture. Historiquement, l’écriture est née il y a 6000 ans, en Mésopotamie et en Égypte, et de manière presque simultanée, mais toutefois différenciée. Cependant, le développement récent des études de littératies mène à réévaluer les dates d’apparition de l’écriture. Le développement de l’écriture a sans doute été influencé par des exigences pragmatiques telles que la codification des lois, l’échange d’informations, l’enregistrement de l’histoire, la tenue des comptes financiers. Ainsi, l’écriture a permis la conservation de l’Histoire.

L’alphabet est un système d’écriture, composé d’un ensemble de symboles. « Les plus anciennes traces de l’ancêtre de tous les alphabets actuels se situent dans le désert du Sinaï aux alentours du xve siècle av. J.-C » (source Wikipédia).


Quelques auteurs de fantasy et de science-fiction ont inventé un alphabet imaginaire pour développer leurs univers : le tengwar (Le Seigneur des anneaux, J.R.R. Tolkien), l’énochien (John Dee)…

Certains systèmes religieux voyaient dans l’écriture une menace pour la transmission orale et l’ordre existant. D’ailleurs, selon un ancien mythe égyptien repris par Platon dans le Phèdre, l’écriture et le langage auraient été inventés par le dieu Thot , surnommé le “seigneur du temps” ; considéré comme celui qui détient le savoir et qui le transmet, comme l’incarnation de l’intelligence et de la parole, chargé de transmettre ses connaissances illimités, il aurait pour ce faire inventé l’écriture ! L’écriture aurait ainsi pour objectif de remettre de l’ordre, notamment en formant des systèmes juridiques, de conserver l’Histoire et de diffuser la connaissance.


L’impact de l’écriture

L’écriture a eu un fort impact culturel et social. Ces effets seront multipliés avec la mécanisation de l’écriture par l’imprimerie. Il n’y a qu’à constater tous les ouvrages qui se vendent par millions dans le monde et qui ont une influence considérable dans notre culture et notre manière de penser la vie et le monde.

La Bible, par exemple, s’est écoulée à plus de 2500 millions d’exemplaires à travers l’histoire ; Le Petit Livre rouge s’est vendu à plus de 900 millions d’exemplaires et le Coran à plus de 800 millions d’exemplaires ! Ces trois livres sont les plus vendus au monde depuis des siècles et n’ont jamais été détrônés jusqu’à ce jour ! Ces écrits ont des conséquences directes sur notre mode de vie, notre façon de penser et d’agir.

Selon les linguistes, sur environ 3000 langues répertoriées dans le monde, à peine une centaine s’écrivent.


En conclusion, je trouve passionnant de se dire que malgré les technologies dont nous disposons, nous ne sommes, à l’heure actuelle, sûrs de rien en ce qui concerne l’apparition de l’écriture. Chaque nouvelle découverte peut remettre en cause des pans d’histoire que nous tenions pour acquis.  Aujourd’hui encore, l’écriture reste donc un grand mystère car nul ne sait vraiment comment elle est apparue… seule certitude : sans elle, nous aurions bien du mal à expliquer l’univers, la vie et le monde, à communiquer, à immortaliser nos souvenirs, à nous divertir, à exprimer nos émotions, nos sentiments, développer notre imagination et laisser des traces pour aider les futures générations, car l’écriture est ce qui fait de nous des êtres humains à la pointe de l’évolution.

« L’écriture est la peinture de la voix », Voltaire.

Article rédigé par Maud Wlek (Auteure de Nayra).

La vie inspirante de J.K. Rowling

J.K. Rowling rêvait secrètement d’être écrivaine. Ses parents voulaient qu’elle soit secrétaire bilingue… Aujourd’hui, elle est l’un des écrivains qui vend le plus de livres au monde !

Déjà petite, elle avait la fibre littéraire…

Une vie tellement inspirante !

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Article rédigé par Leandro De Carvalho, auteur du Petit Chaperon Rouge : un Nouveau Monde.

Le dragon : un symbole de vie et de puissance !

Bonjour à toutes et à tous,

Tout d’abord, permettez-moi de me présenter. Je suis S-P Decroix, auteure de « La Princesse du fond des Temps » qui sortira à la rentrée chez Lysons Éditions. Lorsque mon éditeur (Leandro De Carvalho) a demandé à ses auteur(e)s s’ils voulaient participer au blogue de la maison d’édition pour parler littérature, j’ai tout de suite accepté. Mais du coup, mon petit cerveau s’est mis en surchauffe… une fois de plus. Car ce ne sont pas les idées qui manquent pour discuter littérature. J’ai donc refroidi mes neurones (il faut bien si je veux continuer d’écrire) et pensé à toutes les créatures qui peuplent notre imaginaire d’adulte et d’enfant. Mais par lesquelles commencer me direz-vous ? Il y en a tant et tant ! Alors je me suis dit :

” Quoi de plus noble, de plus dangereux, aussi attirant qu’effrayant que LE DRAGON ? “

Symbole de vie et de puissance en Chine, protecteur en Indonésie, protecteur de trésors en Grèce antique ou encore maléfique et ravisseur de princesses en Europe médiévale, cette créature légendaire est souvent représentée comme un animal gigantesque, ailé, pourvu de pattes avec des griffes de lion et une queue de serpent.

Son étymologie latine « draco » est dérivée du grec « drakeîn » venant lui-même du verbe « dérkomai » signifiant « voir clair ».

Plusieurs mythes et légendes autour de cet animal fabuleux se sont mêlés les uns aux autres pour lui octroyer, finalement, sa forme que nous lui connaissons tous aujourd’hui.

En effet, il faut savoir que les dragons occidentaux sont différents des dragons asiatiques. Chez les occidentaux, notamment dans les mythes Greco-romains, Nordiques ou bien Celtes, le dragon est surtout un animal de forme reptilienne (ailé bien sûr), mais surtout crachant du feu, ce qui le lie à l’élément terre. C’est pour cette raison que bien souvent il est attaché à des choses plus « basiques », plus « terre à terre » : il se fait alors le farouche gardien de trésors fabuleux. Dans l’esprit des occidentaux, le dragon est également une créature malfaisante, et du fait de sa forme spécifique, il incarne aussi le mal. C’est pourquoi l’archange Michel le combat.

Les dragons asiatiques sont liés eux aussi aux forces de la nature, mais pas spécifiquement au feu. Combien de récits, et plus précisément de mangas, nous les montrent associés aux autres éléments : eau, air, glace, bois, métal ? En réalité, ici, il est surtout, lié à l’eau. Dans les croyances asiatiques, les dragons ne sont pas non plus des créatures hostiles. Ils ne possèdent pas forcément d’ailes.

Il est le cinquième animal de l’astrologie chinoise (au passage, il s’agit de mon signe), et il est le symbole de la chance. De nombreux Empereurs sont de ce signe et de grandes festivités sont données les années du dragon. Le surnom du très célèbre Bruce Lee est d’ailleurs « Petit dragon ».

La symbolique de ses cornes viendrait de l’astrologie et de sa place dans le classement du calendrier, effectuée lors d’une course sous l’égide soit de l’Empereur de Jade soit de Bouddha.

Toujours est-il que le cochon (ou le porc selon les divergences des calendriers), mu en arbitre, a semé la zizanie parmi les animaux (c’est pourquoi il est relégué à la dernière place) et pour calmer le dragon, le coq lui offrit ses cornes en guise de couronne pour le roi des animaux aquatiques.

Dans tous les cas, ce sont des animaux fantastiques incroyables, d’une intelligence hors norme, doués de pensées, parfois de parole et bien souvent liés à la magie. Il semblerait aussi que les écailles (ou la peau selon les légendes), le sang et quelques fois les griffes (voire les dents) de dragons soient pourvus de propriétés incroyables.

Où trouver des dragons ?

(Liste incomplète car trop, trop longue !!!)

Les livres / mangas :


L’Histoire sans fin, Michael Ende

Le Hobbit, J. R. R. Tolkien

Harry Potter de J. K. Rowling

Tara Duncan de Sophie Audouin-Mamikonian

L’Épée de vérité de Terry Goodkind

Le Trône de fer de George R. R. Martin

L’Assassin royal, Les Aventuriers de la mer et Les Cités des Anciens de Robin Hobb

La Légende de Drizzt de R. A. Salvatore

Fairy Tail d’Hiro Mashima

Dragon Ball, Dragon Ball Z d’Akira Toryama

Jeux


Donjon et Dragon (jeu de société et films)

Rêve de Dragon (jeu de rôle)

Drakkhen (jeu vidéo)

Warcraft (jeu vidéo)

Dragon Age (jeu vidéo)

Et bien d’autres…

Films


Excalibur (1981)

L’histoire sans fin (1984)

Cœur de dragon (1996)

Donjons & Dragons (2000) et Donjons & Dragons, la puissance suprême (2006) : inspirés du jeu de rôle.

Dragons, Dragons 2 (2014) : films d’animation en 3D.

Moi, Arthur, 12 ans, chasseur de dragons[ ](2010)


J’espère que cet article vous aura plu.

À très bientôt !

Article rédigé par S-P DECROIX, auteure de La Princesse du fond des Temps.