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Le Phénix : l’oiseau de feu immortel

Bien des mythes, des créatures fantastiques ont traversé des siècles d’histoire et marquent ainsi nos mémoires de manière presque immuable. Il est un animal dont le mythe est aussi vieux que sa longévité légendaire : le Phénix.

Le Phénix : l’oiseau de feu immortel

Bonjour mes Ouistitis !

J’espère que je vous ai manqué ? Oui ? Non ? Tant pis ! Je m’incruste quand même ! Aujourd’hui, je viens vous faire un peu la « causette » au sujet de cet animal qui me passionne tout autant que le dragon.

Le phénix est un oiseau légendaire, ressemblant au héron, qui a une grande longévité qui se caractérise par sa faculté de renaître après s’être consumé de ses propres flammes. Il symbolise ainsi les cycles de mort, de résurrection, mais également de noblesse. Pour ce dernier, je suppose, mais comme d’habitude, il ne s’agit que de mon humble avis, que cela est dû à son aspect majestueux, presque impérial.

Le phénix, ou phœnix, vient du grec ancien φοῖνιξ / phoînix, signifiant : « rouge pourpre ».

Cet oiseau fabuleux serait originaire d’Arabie et rattaché au culte du Soleil dans l’ancienne Égypte, où il était aussi vénéré. Les récits décrivent le phénix comme une sorte d’aigle paré d’un plumage de couleurs éclatantes. Certainement à cause de ce rattachement au culte du soleil. C’est sans doute aussi la raison pour laquelle, il reste dans nos esprits comme « l’oiseau de feu » par excellence. Lorsque nous pensons « phénix » ne pensons-nous pas immédiatement à « immortel » et à « feu » ?

Le phénix peut vivre très longtemps, durant des siècles (le pauvre, il doit s’ennuyer ferme) ; aucune tradition ne mentionne une existence inférieure à cinq cents ans (rien que ça !). Là où le bât blesse pour lui, c’est que du coup notre ami le phénix se reproduit lui-même : quand il sent sa fin arriver, il construit un nid de branches aromatiques et d’encens (il a du goût… ou devrais-je dire de l’odorat), y met le feu et se consume dans ses flammes. Des cendres de ce bûcher surgit alors le nouveau phénix.

Georges Cuvier (anatomiste et paléontologue) voyait en lui le faisan doré. Il a également été identifié aux oiseaux de paradis et aux flamants roses.

Comme pour toute créature mystique et fabuleuse, le phénix a traversé plusieurs civilisations, et donc plusieurs mythes. C’est pour cette raison que l’on retrouve des oiseaux semblables à celui qui est ancré dans notre imaginaire actuel dans les mythologies : persane sous l’appellation de « Simurgh » ou « Rokh », chinoise sous le nom de « Fenghuang » qui signifie « oiseau immortel », amérindienne avec « Oiseau-tonnerre » ou aborigène en Australie avec « Oiseau Minka ».

A travers les mythes

En ce qui concerne le phénix perse, l’oiseau a une connotation de légèreté, de la quintessence des choses et des êtres. Ici, l’animal incarne la pensée opposée à la matière, la recherche intérieure de l’Homme, son « moi profond, son esprit ».

Les phénix égyptiens (le bénou) et grecs sont les plus anciens.

Hérodote (historien et géographe grec) le décrit ainsi :

« Il ne se montre dans leur pays que tous les cinq cents ans […] ses ailes sont en partie dorées et en partie rouges, et il est entièrement conforme à l’aigle quant à la figure et à la description détaillée […] »

Cependant, le point de vue d’Hérodote contient plusieurs incohérences. Notamment l’ensevelissement du père, sachant qu’il n’y en aurait qu’un à la fois.

Les Modernes (qui pensaient que la création littéraire consistait à innover et militaient donc pour une littérature adaptée à l’époque contemporaine et des formes artistiques nouvelles) le voyaient plus comme le bénou égyptien : héron perché sur la pierre benben, la pierre sacrée du temple solaire d’Héliopolis sur laquelle les premiers rayons du soleil tombent. L’oiseau serait alors l’incarnation de l’âme de Rê ou également la manifestation d’Osiris.

Concernant le phénix romain pour Ovide, Pline et Tacite, le phœnix se décompose pour renaître alors que chez Martial et Stace apparaît le thème du bûcher et de ses épices, par analogie avec les pratiques funéraires des Romains.

L’effigie du phénix figure sur les monnaies de Trajan à Constantin Ier (empereurs romains) et ses fils.

Quels que soient les mythes, le légendaire phénix est intimement lié au feu, soit par un attachement solaire, soit par ses propres flammes.

Et la religion dans tout ça ?

Le Midrash Rabba (ensemble de dix recueils de midrashim aggadiques sur les cinq Livres de la Torah et les cinq Rouleaux) rapporte que, lorsqu’Adam et Ève mangèrent le fruit de l’arbre de la connaissance, tous les animaux mangèrent eux aussi du fruit interdit et que la mort fut décrétée pour eux tous, sauf un seul oiseau appelé Khôl « עוף החול » qui n’en mangea pas. Ce serait la raison pour laquelle le phénix vit éternellement. Et Rabbi Yannai (ou Rabbi Jannai, sage Juif ayant vécu au cours du III° siècle) explique que sa vie se déroule ainsi : il vit une période de mille ans au terme de laquelle un feu jaillit de son nid et le consume ne laissant plus qu’un œuf, et de cet œuf il grandit de nouveau.

Le phénix est aussi un des symboles chrétiens les plus répandus. De nombreuses sources littéraires profanes et chrétiennes évoquent la légende du phénix. Sa symbolique est probablement d’inspiration stoïcienne : le feu éternel détruit tout et fait tout renaître. Il est le symbole de la Résurrection. Les chrétiens ont mis en lumière tout ce qui, dans la nature, pouvait préparer l’acceptation de ce mystère. La légende du phénix y contribue de même que le coq qui annonce le jour nouveau : métaphore pour le chrétien qui attend le jour où le Christ reviendra. Il occupe à partir de ce moment une place de choix sur le clocher des églises.

Que ce soit dans les mythes, la religion, ou même la littérature, le phénix alimente notre imaginaire d’une façon bien marquée. Il est, avec le dragon, une des rares créatures fantastiques à n’avoir pas subi de changement physique réel. Il reste au fil des années tel que nous l’imaginons : une sorte d’aigle flamboyant qui renaît de ses cendres.

Ses traces remontant même à la genèse, vous êtes en droit, mes Ouistitis, de me poser ces questions : a-t-il vraiment existé ? Existe-t-il aujourd’hui ? Bien évidemment, je ne saurais vous répondre. Mais, comme pour nombre d’entre vous, je reste une passionnée de toutes ces créatures merveilleuses. Peu m’importe qu’elles soient réelles ou non, ce qui compte pour moi, c’est qu’elles font vivre notre imaginaire, et, c’est ce qui, au même titre que les sirènes et tous les autres, les rend, en mon sens, véritablement immortelles.


Le Phénix dans les mangas


Le Phénix dans la musique

  • PHÉNIX, le groupe de Heavy Metal français


Le Phénix dans les Sciences


Le Phénix dans la littérature

  • « L’ordre du Phénix », (Harry Potter) JK Rowling, [NB : Fumesck, le phénix de Dumbledore, apparait toutefois avant ce tome.]

  • « Les métamorphoses du phénix dans le christianisme ancien », dans Folia Electronica Classica no 8, Paul-Augustin Deproost.

  • Le Bestiaire du Christ, Milano, Arche, Louis Charbonneau-Lassay.

  • « Le phénix coloré (d’Hérodote à Ambroise de Milan) », Bulletin de l’association Guillaume Budé vol. 1, Laurence Gosserez

  • « La création du monde et le phénix », Laurence Gosserez.

  • « La Conférence des oiseaux »,(conte perse du XIIIe siècle), Soufi Farid al-Din Attar de Nishapur (poète).

  • « La trilogie de Phénix », Bernard Simonay

  • « Cycle des Phénix », Sébastien Pennes

  • « Les gardes Phénix », Steven Brust


A bientôt pour de nouvelles découvertes toujours plus fabuleuses…

S-P Decroix, Auteure de La Princesse du fond des Temps.

Les nouveaux sorciers et sorcières, qui sont-ils vraiment ?

Sorciers et sorcières : des êtres qui nous fascinent… ou effraient !

À l’instar de l’auteure S-P Decroix, je voudrais que nous nous penchions sur des êtres fascinants : les sorciers et les sorcières. Pourquoi ai-je choisi de faire la distinction entre sorciers et sorcières ? Lorsque l’on évoque les sorcières, nous imaginons inconsciemment une vieille folle sur son balai volant ou autour d’un immense chaudron. À l’inverse, pour les sorciers, il est plus difficile de s’en faire une idée. Pour ma part, je visualise un être plutôt jeune, tout vêtu de noir, lançant quelconque sortilège à l’aide d’une baguette magique ou juste par la simple pensée.

Curieux, non ?

Développons…

Qu’est-ce qu’un(e) sorcier(ère) ?

Du latin populaire « sortiarius » (« diseur de sorts »), dérivé de « sors », désignant primitivement un procédé de divination, puis « destinée, sort. »

Un(e) sorcier(ère) est un être pratiquant la sorcellerie. C’est un être mortel, comme vous et moi, avec des pouvoirs dits surnaturels et très proches de la Nature et des entités. Un(e) sorcier(ère) est un être ayant pour connaissance les sciences occultes, c’est un intermédiaire entre le monde du visible et celui de l’invisible. Il est dit que ses pouvoirs seraient héréditaires de génération en génération et il leur serait même formellement interdit de tomber amoureux, pour ne pas se laisser perturber par leurs émotions lors de pratiques magiques qu’ils réaliseraient, parfois, dans une totale nudité.

Certains auraient pour vocation d’aider les êtres humains, protéger la planète et les êtres vivants et d’autres, ayant cédé à leur désir de vengeance ou soif de pouvoir, voudraient leur rendre la vie dure et utiliser leurs dons pour satisfaire leurs moindres désirs.

La sorcellerie est une magie, puisée généralement dans l’énergie des plantes, des cycles lunaires, des saisons, des entités et essentiellement pratiquée sous forme de rituels, de formules magiques, de prières et de sorts. À noter que le terme sorcellerie est perçu de manière très péjorative et qu’il s’applique de façon bien différente d’une société à l’autre, selon les croyances, les traditions, les religions et les rites.

Longtemps associés au Diable par les religions, ils souffrent d’une mauvaise image dû à leurs capacités de défier l’espace, le temps et la matière, de prédire l’avenir, de modifier des événements, changer la destinée des gens ou d’influencer et manipuler les autres uniquement par leur pensée… des dons qu’on prêterait davantage à l’oeuvre du Diable plutôt qu’à celle de Dieu…

Il faut également distinguer différentes magies : la magie blanche (uniquement dans le but d’aider l’homme et de soigner ses maux), la magie rouge (magie dite de l’amour, grâce à des envoûtements, philtres d’amour…), la magie noire (obscure, dans un but de vengeance, de nuire, blesser, voire même tuer), la magie élémentaire (faisant appel aux esprits de la nature, contrôle du feu, de l’air, de l’eau et de la terre, notamment) et il existe d’autres appellations pour catégoriser les pratiques (psychiques, naturelles, invocatrices, etc.).

La sorcellerie dans l’histoire

Dès l’antiquité, les sorciers et les sorcières apparaissent dans la Bible, et sont condamnés par Moïse. Ils sont également mentionnés dans certains textes datant de l’Égypte ancienne, et évoqués dans L’Odyssée par Homère. Hormis ces références, il est compliqué d’en savoir davantage, la sorcellerie étant déjà à cette époque fermement réprimée (la pratique était interdite et condamnée de mort).

Au début du Moyen-Âge, en France, Clovis promulgue une loi (la « Lex Salica ») qui condamne ceux pratiquant la sorcellerie à payer de fortes amendes. Pour Charlemagne, ils méritent plutôt l’emprisonnement. En 1326, le pape Jean XXII définit la sorcellerie comme une hérésie. Les premières chasses aux sorcières se mettent en place en 1484, sur ordre du pape Innocent VIII. En 1486 est publié le Malleus Maleficarum (le « marteau des sorcières »). Ce traité, qui décrit les sorcières, leurs pratiques, comment les capturer et les éliminer, connaît un immense succès, si bien qu’il connût trente-quatre rééditions entre 1487 et 1669.

Des vagues d’arrestations ont lieu dans toute l’Europe, principalement en France, en Suisse, en Allemagne, en Espagne et en Italie. Les victimes, des femmes à 80 % (parfois des adolescentes et des petites filles), sont torturées pour avouer leurs pêchés, et très souvent envoyées au bûcher.

On estime entre 100 000 et 200 000 le nombre de procès entre 1480 et 1650. Le nombre d’exécutions reste difficile à quantifier, toutefois, certains historiens l’évaluent entre 40 000 et 100 000.

En Angleterre, la chasse aux sorcières fut moins sévère, mais connut un pic en 1645.

L’un des tests les plus connus pour détecter une sorcière était de l’attacher à une chaise et de la jeter dans l’eau, puis d’attendre de voir si elle remontait à la surface ! Si elle se noyait : ils considéraient que c’en était pas une, mais elle mourrait tout de même, et si elle ne se noyait pas (chose qui n’est jamais arrivé) elle était considérée comme étant une sorcière et allait être brûlée ensuite.  Dans tous les cas, ces femmes finissaient noyées…

Pratiques attribuées aux sorcières :

  • Pacte avec le Diable ;
  • Sabbat (assemblées nocturnes de sorcières)
  • Vol sur un balai (surtout la nuit) ;
  • Utilisation de la Magie noire ;
  • Métamorphoses animales ;
  • Repas cannibales d’enfants.

La chasse aux sorcières prend principalement fin dans les années 1680. Aux États-Unis, précisément à Salem, un procès devenu célèbre conduira à la mort de vingt-cinq personnes et à l’emprisonnement de bien d’autres en 1692. La loi contre la sorcellerie, en Angleterre, est abolie en 1736. Toutefois, quelques femmes sont encore accusées de pratiquer la sorcellerie et condamnées à mort. Anna Göldin sera l’une des dernières d’Europe (en Suisse, le 18 juin 1782).

Outre deux cas isolés, en 1826 et en 1856, la chasse aux sorcières ne fera plus parler d’elle en France.

Depuis le milieu du XXe siècle, la sorcellerie s’est développée dans le monde occidental, par la pratique de certaines religions néo-traditionnelles (la plus connue étant la Wicca). De nos jours, la sorcellerie est largement pratiquée en Afrique, par trois types de personnes :

  • la Thakatha (qui cherche à nuire à autrui) ;
  • le Sangoma (devin) ;
  • le Inyanga (conjure le mauvais sort). (À contrario de la Thakatha et du Sangoma, il s’agit presque toujours d’un homme).

De nombreux pays, en Afrique et au Moyen-Orient, punissent toujours la pratique de la sorcellerie, de la simple amende à la peine de mort !

La poupée vaudou, une poupée représentant l’esprit d’une personne à l’aide de plusieurs aiguilles pour lui jeter un sort, est l’objet de pratique magique le plus répandu et le plus célèbre.

Finalement…

L’image des sorciers et des sorcières a malgré tout été redorée dans de nombreuses œuvres de fiction. Que ce soit avec les gentilles et jolies sœurs Halliwell (série Charmed) ou avec l’héroïque Harry Potter (saga littéraire)…

Les nouveaux sorciers

Dans la réalité, les sorciers et sorcières ont toujours existé de tout temps, mais restent néanmoins très discrets, parlent peu de leurs activités, s’adaptent parfaitement à la société, s’expriment librement sans être considérés comme déments et sont beaucoup moins associés au Diable comme dans les anciens temps.

Aujourd’hui, nombreux métiers qui sont exercés librement et légalement auraient été prohibés à l’époque et ces personnes emprisonnées ou condamnées à mort, comme notamment les voyants ou voyantes, les médiums, les hypnotiseurs, mentalistes, les spécialistes de la PNL… Certes ils ne pratiquent pas la sorcellerie, mais ils servent également d’intermédiaire entre ce monde et l’au-delà, entre le conscient et l’inconscient, entre le rationnel et l’irrationnel ou utilisent des techniques scientifiques faisant appel au psychisme ou des techniques non-expliquées encore par la science et  dépassant l’entendement de la plupart des gens, tels que les magnétiseurs, les guérisseurs et autres personnes ayant des capacités hors-du-commun. Les sorciers ne sont plus seulement ces marginaux qui étaient exclus de la société, ils peuvent dorénavant se dissimuler partout, notamment dans des sociétés secrètes qui sont bien réputées pour pratiquer les sciences occultes et autres mystérieux rituels qui ne sont pas portés à notre connaissance !

Par ailleurs, la pratique de la sorcellerie n’est plus considérée comme une hérésie, mais comme une activité qui s’inscrit dans le folklore, dans les traditionscroyances  ; elle est tolérée et ne fait plus l’objet de persécutions ou de chasses aux sorcières, du moins dans la majorité du globe terrestre !

L’image du sorcier ou de la sorcière maléfique est bien loin derrière nous, dorénavant le « nouveau » sorcier ou la sorcière est davantage assimilé(e) au divin, à l’au-delà et à la Nature. Ils aspirent à nous montrer que chacun peut se connecter à la Source qui a créée la vie et qu’on appelle magie ! Et ils le disent eux-mêmes aujourd’hui : chacun d’entre nous a la capacité d’exploiter ses dons extrasensoriels et d’entrer en communication avec sa part de divinité ! Pour cela, nous devons nous rapprocher de Mère Nature !

Certains qui ne se qualifieraient pas de « sorciers » pour autant (bien qu’auparavant ils auraient pu être dénommés ainsi) insisteraient de nos jours sur la nécessité de « vivre en pleine conscience », et n’est-ce pas là une volonté de renouer avec cette magie et ces facultés que ces sorciers et sorcières d’antan semblaient manifester et ont voulu nous partager ? La pleine conscience nous invite ainsi à voir la vie différemment et nous encourage à exploiter davantage notre intuition, notre psyché, à croire aux miracles, pour vivre de nouvelles expériences en nous recentrant sur l’importance de nos pensées et de nos actes qui pourraient transformer considérablement notre réalité ! La musique, les livres et toute oeuvre de l’esprit nous invite également à cette ouverture… (Coïncidence ?) Tiens… on dirait de la magie… l’âme agit… (avec les effets spéciaux en moins, je vous l’accorde, mais l’émotion et l’influence sont là !) Peut-être est-ce juste notre définition de la magie qui est à revoir… Quoi qu’il en soit :

Sorcier est devenu aujourd’hui un métier, qu’il soit contesté ou non, il est reconnu par la loi (en France) et ne fait l’objet d’aucune barrière à l’exercice de la sorcellerie, car on la considère comme du domaine de la croyance (au même titre qu’un prêtre, par exemple) ! Libre à chacun d’y croire ou non, néanmoins ils existent encore et leur statut a bien évolué depuis… tout comme les mentalités ! 


Dans la littérature (œuvres les plus connues – liste non exhaustive) :

  •  La sorcière du Placard aux balais (Pierre Gripari) ;
  • la saga Harry Potter (J.K.Rowling) ;
  • la saga du Pays d’Oz (Lyman Franck Baum) ;
  • Saga des Sorcières (Anne Rice) ;
  • À la croisée des mondes (Philip Pullman).

Pour conclure…

Vous aurez noté que les frères McBowen de Nayra sont des sorciers bien particuliers ! Voici un petit résumé sur la sorcellerie décrite dans la saga :

Transformation en sorciers ou sorcières :

  • boire le sang d’un sorcier pour que l’énergie magique circule dans le corps bientôt muté ;
  •  lancer un sortilège un soir de pleine lune (qui est un appel aux forces obscures et démoniaques) ;
  • commettre un sacrifice (obligation de faire le mal pour pouvoir recevoir des pouvoirs issus de forces obscures).

Capacités / pouvoirs :

  • l’immortalité (les sorciers peuvent toutefois se tuer entre eux. Un humain peut également y parvenir, en faisant preuve d’une intolérable cruauté) ;
  • influencer les personnes par la pensée ;
  • apparition et disparition instantanée ;
  • la part de noirceur inhérente à chacun est décuplée ;
  • lancer des sortilèges, entendre de loin, télékinésie et lire dans les esprits (réservés aux sorciers et aux sorcières de haut niveau).

Libre à chacun de créer ses êtres magiques, de les remodeler selon ses envies, de croire ou non à l’impossible, aux sorciers ou aux sorcières… Parce qu’après tout, en matière de magie et d’imaginaire, la liberté est totale et infinie… tout comme le pouvoir de notre esprit !

Les nouveaux sorciers et sorcières sont peut-être bien en fin de compte tous ces êtres qui aspirent à emplir notre monde de magie, et ce peu importe les rituels qu’ils emploient pour améliorer notre quotidien, tant que l’âme agit pour notre plus grand bien ! Les nouveaux sorciers sont bien plus proches de la vie que de la mort… Ne craignez donc pas tant que cela leurs sorts !

Article rédigé par Maud Wlek (auteure de Nayra) et Leandro De Carvalho (auteur de Vivre en harmonie).