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Les Elfes, qui sont-ils ?

Les Elfes sont dans nos esprits des êtres majestueux, empreints de magie, de mystère et immortels (ou du moins d’une longévité étonnante). Mais qu’en est-il réellement ? Où commence leur mythe ? Surtout : sont-ils vraiment ce que nous croyons ?

Bonjour les Ouistitis !

Je sais, je sais, je me suis troooooooooop absentée… mais je vous rassure : « me voilà de retour pour vous jouer un mauvais tour » non, là ça fait trop « Pokémon » ! ? Du coup vous avez le choix : soit je vous raconte ce que j’ai fait pendant mes demi-vacances (j’en ai des tonnes à vous dire !), soit je vous parle d’autre chose… alors ? Bon, OK je vais vous parler de créatures fantastiques… (pfff vous n’êtes vraiment pas sympa avec moi !).

Créature du jour, bonjour !

Les Elfes : gardiens de la Nature

En fait, je me rends compte que l’on utilise souvent le mot « Elfe » au pluriel. Serait-ce là une déformation de notre imaginaire que de les percevoir ainsi ? Je crois que oui. Essayez. Fermez les yeux et tentez de projeter un Elfe dans votre esprit. On les imagine toujours comme une grande famille : « à plusieurs, on est meilleurs ! » Grands ? Oreilles pointues ? Avec des arcs peut-être ? Beaux ? Presque immortels ? Des liens avec la magie ? La nature aussi ? Vous le voyez ? Un beau « Légolas » se tient devant vous. (Ne bavez pas trop quand même, les filles !) Ça y est ? Vous y êtes ? Bien. Si je vous disais que tous ces faits sur eux ne sont pas tout à fait vrais ? Que notre imagination « littéraire » a déformé l’image réelle de ces êtres ?

Tout d’abord, il faut savoir que l’origine du « mythe » Elfique est nordique même si on les retrouve aussi dans la mythologie celtique.

Ce mythe est toujours profondément ancré dans le folklore scandinave. Initialement, il s’agissait de divinités mineures, liées à la nature, mais aussi à la fertilité.

C’est, je pense (c’est encore et toujours mon avis personnel), ce qui a sans doute donné naissance par la suite à leur légendaire longévité, mais bien évidemment, je peux me tromper.

Une apparence humaine

Un elfe est une créature anthropomorphe (dont l’aspect est humain) qui à l’origine vivait proche de la nature, était de petite taille et avait les oreilles en pointes. Le terme norvégien « Huldrefolk » désigne le « peuple caché » ou « vetter » un genre de « lutins » liés à la terre, s’approchant davantage des nains de la mythologie nordique que des elfes.
Leur figure sera reprise dans la « fantasy » notamment dans les écrits mythiques de Tolkien qui en fait alors des personnages grands, d’une incroyable beauté, empreints de noblesse et de sagesse.

(Légolaaaaaaaaaaaaaaaas !)

Leur attachement à la nature perdure puisque bien souvent dans les récits, ils vivent dans les forêts. On leur prête aussi d’étonnants pouvoirs magiques ainsi qu’une incroyable longévité. De fait, les humains les perçoivent comme immortels. Ils garderont également leurs oreilles longues et pointues. Ils seraient incroyablement agiles, rapides, doués dans le maniement des arcs et auraient une vue perçante. Ce qui fait d’eux de redoutables chasseurs et d’émérites guerriers.
J. R. R. Tolkien, en parallèle à l’écriture des récits de la Terre du Milieu, a inventé une série de langues elfiques dont l’existence ne se réduit pas à leur mention en narration ; avec d’autres langues non elfiques placées dans le même monde imaginaire, elles forment l’ensemble des langues de la Terre du Milieu.
Une fois adultes, les Elfes ne vieillissent plus, ils ne tombent jamais malades. Seule une blessure grave (ou un profond chagrin) peut les faire mourir. Leur étonnante longévité leur donne une vision du monde (et de la vie) totalement différente de celle des humains. De fait, ils ont tendance à considérer les péripéties à courte échéance avec dédain et indifférence, car ils se projettent forcément sur du « plus long terme ». Néanmoins, lorsqu’ils ont un but bien défini, ils sont tenaces, d’une détermination à toute épreuve. S’ils se lient peu d’amitié, elle est toujours pérenne.

Il paraitrait que les Elfes choisiraient eux-mêmes leur prénom définitif à l’âge adulte (environ 100 ans).

Les Elfes sont généralement plus intelligents que les humains (non, non, je ne ferai pas de commentaire), ou du moins dotés d’une plus grande sagesse. Ils possèdent un savoir ancestral, notamment dans le domaine des arbres, des plantes… Ils vivent en effet très proches de la nature. Ce concept est probablement issu des mythologies nordique et germanique. Je ne veux pas passer pour une radoteuse, néanmoins, il me semble avoir dit plus haut que les Elfes étaient des divinités mineures de la nature. Leurs sens, essentiellement la vue et l’ouïe, sont particulièrement affinés et de loin supérieurs à ceux des Hommes.

La voix des Elfes est parfois comparée au murmure de l’eau. Dans certaines histoires, leur chant a une relation à la magie.

A l’origine…

Dans les textes anciens en norrois (ancien islandais) les Elfes sont nommés « álfar » au singulier « álfr ». Et, dans les langues scandinaves modernes :

  • Islandais : « álfur » – pluriel « álfar », « álfafólk »;
  • Danois : « elver », « elverfolk », parfois « ellefolk », ou « alf » – pluriel « alfer » ;
  • Norvégien : « alv » – pluriel « alver », « alvefolk » ;
  • Suédois : « alv » – pluriel « alver », au féminin « älva » – pluriel « älvor » ;
  • Scots : « elfen ».

D’ailleurs, ce premier mot « álfar » aurait une origine proto-indo-européenne, langue préhistorique qui a donné naissance aux langages indo-européens. (Quoi ? J’me la joue à mort ? Non, même pas vrai !). De fait, le mot « albh » signifiant « blanc » se retrouve par exemple dans le latin : « albus » qui signifie la même chose. Cette « racine » linguistique se retrouve dans les langues germaniques anciennes, mais également modernes : l’anglais (et le vieil anglais), le néerlandais (et le moyen néerlandais), l’allemand (ainsi que les vieux haut-allemand et moyen haut-allemand), le gotique (sans la lettre « H » est une langue morte parlée par les Goths au moyen âge).

La Mythologie nordique

Freyr, dieu de la fertilité dans la mythologie nordique, serait le seigneur des « Alfes (Elfes) lumineux ».

Ce qui nous laisse tout de suite à penser que si le mythe rapporte « des Elfes de la lumière » donc « bienveillant » il doit également exister des « Elfes noirs », donc « sombres ». Quoi qu’il en soit, les Elfes apparaissent de diverses manières dans la mythologie nordique (mais aussi dans la mythologie germanique). Ils sont généralement décrits comme des êtres semi-divins associés à la fertilité (merci dieu Freyr) et au culte des ancêtres.
Le concept « d’Elfe » semble donc similaire aux croyances animistes : tout est pourvu d’âme, d’esprit, même les objets comme une pierre, ou un élément comme le vent. On retrouve à l’identique dans la mythologie nordique, la croyance du « fylgjur » : « l’esprit totem » et du « vörðar » : « l’esprit protecteur ». Les Elfes sont fréquemment comparés aux nymphes de la mythologie grecque et romaine, à Vili (dieu nordique, frère d’Odin) et aux Roussalki (des êtres proches des naïades, des sirènes, des fées ou ondines gréco-romaines) de la mythologie slave.
De nombreux prénoms germaniques sont tirés du nom de l’elfe : Ælfric, Ælfwine, Ælfréd (moderne Alfred), Alberich. C’est aussi le cas de quelques anciens noms français d’origine germanique, tels qu’Auberon et Aubry.
L’historien et mythographe (Mythographe ! Ne pas confondre avec mythomane ! Plus sérieusement, le mythographe étudie… les mythes ! Même pas drôle, je sais) Islandais. Snorri Sturluson fait parfois référence aux Nains nordiques en tant qu’« Elfes sombres » : « dökkálfar » ou « elfes noirs » : « svartálfar ». Ils seraient des forgerons et gardiens de trésors. Mais il s’agit là d’une erreur. Car Nains et Elfes sont deux types de créatures différentes, ne demeurant pas, qui plus est, au même endroit. Les « Elfes sombres » habiteraient en Svartalfheim tandis que les Nains seraient en Nidavellir. Il s’agirait donc d’une croyance tardive. La distinction entre les Alfes clairs (du ciel) et les Alfes noirs (des souterrains) influence la vision de ces créatures. Depuis, les Hommes se méfient des Alfes noirs, alors que les Alfes clairs demeurent bénéfiques.
Les Elfes seraient aussi bien liés au « Æsir » (ou Ases), dieux principaux de la mythologie nordique, qu’aux « Vanir », dieux de fertilité, mais chaque « groupe » aurait ses propres traductions de mots ce qui marquerait la différence de leur statut.

Le folklore européen

Dès les débuts de la christianisation des Germano-Scandinaves, la croyance aux Elfes est assimilée au paganisme (ceux qui ne sont considérés comme ni chrétien ni juif). De fait, cette croyance est sévèrement combattue[. L’Elfe devient alors une sorte de créature démoniaque. Un important amalgame se met en place entre Nains et Elfes.
Les « pixies » britanniques, petites fées ailées, sont assimilées à « l’älvor » en suédois moderne ou « l’alfer » en danois.
Le mythe originel des Elfes s’est perpétué dans le folklore européen comme des êtres majoritairement féminins qui ont établi leurs demeures dans des collines, des tertres (monticules uniquement constitués de terre, couvrant une sépulture) ou des tumulus (monticules de terre et de pierres). Cependant, la croyance au petit peuple est rare en France contrairement aux pays scandinaves.

Folklore des régions germaniques

Le côté « sombre » est ce qui subsiste le plus des Elfes dans le folklore allemand. Leur nature aurait « évolué ». Ils seraient alors espiègles, malfaisants. Ils seraient la cause des maladies du bétail et des gens, des mauvais rêves.

Le mot allemand pour cauchemar, « Albtraum ou Alptraum » signifie littéralement « rêve d’Elfe » et sa forme archaïque « Albdruck » signifie « pression d’Elfe ».

Cet aspect de la croyance Elfique Germanique provient de la croyance scandinave du « mara » : cet esprit maléfique qui provoque les cauchemars.

Elle pourrait également provenir de légendes concernant les incubes (démons qui prennent forme masculine pour abuser des femmes dans leur sommeil) et les succubes (démons qui prennent forme féminine pour séduire les hommes durant leur sommeil et leur rêve).
On trouve une postérité aux Elfes du folklore germanique dans la tétralogie de « L’anneau du Nibelung » du compositeur allemand Richard Wagner.

Il serait rapporté que les Elfes danseraient dans les prés, surtout les nuits et les matins où la brume est dense. Ils laisseraient alors derrière eux des sortes de cercles, à l’emplacement même de leur danse ; on les appelle « älvdanser » : « danses d’elfes » ou « älvringar » : « cercle d’elfes ».

Ce serait ainsi que de nombreuses légendes au Moyen Âge seraient nées : nymphes, dryades, elfes et gnomes en seraient les responsables. Uriner dans l’un de ces cercles est censé provoquer des maladies vénériennes. Typiquement, ces cercles sont tracés par une multitude de petits champignons, mais ils peuvent être également tracés par le dessin d’herbes foulées contre le sol.
Il existerait plusieurs peuples d’Elfes, comme les Hauts-Elfes (ou Elfe de lumière), les Elfes des bois (ou Elfes Sylvains), les Efes gris (ou Elfes de Lune), les Elfes de l’eau (ou ondines)… Les Elfes noirs, ou drows, sont le plus souvent la contrepartie obscure des Elfes.

Quelques œuvres littéraires…

(Liste incomplète)

  • Le Hobbit, Le Seigneur des anneaux, Le Silmarillion, J. R. R. Tolkien ;
  • Les Royaumes oubliés, R-A Salvatore ;
  • Les Annales du Disque-monde, Terry Pratchett ;
  • L’Héritage, Christopher Paolini ;
  • Tara Duncan, Sophie Audouin-Mamikonian ;
  • Les Chroniques de la guerre de Lodoss, Ry? Mizuno (MANGA) ;
  • Les Chevaliers d’Émeraude, Les Héritiers d’Enkidiev, Anne Robillard ;
  • Aïnako, Ariane Charland ;
  • Amos Daragon, Bryan Perro (BD) ;
  • Merry Gentry, L.K Hamilton ;
  • Les légendaires, Patrick Sobral (BD)

Jeux vidéos

  • Warcraft ;
  • The Elder Scrolls ;
  • The Legend of Zelda (appelés Hyliens) ;
  • Final Fantasy ;
  • Dragon Age ;
  • Magic, l’assemblée ;
  • Donjon de Naheulbeuk ;
  • Donjons et Dragons ;
  • Warhammer ;
  • Warhammer 40,000 ;
  • Le monde de Palladium ;
  • Shadowrun ;
  • Heroes of Might and Magic ;
  • The Witcher.

Qu’ils nous provoquent des cauchemars ou qu’ils nous fassent rêver, les Elfes seront toujours assimilés, pour moi, à des alliés ou des représentations de la Nature, ces êtres qui rappellent aux hommes que Mère-Nature aussi à son mot à dire et qu’elle ne laissera pas qui que ce soit la détériorer sans broncher ou répliquer. Les Elfes, au fond, sont les esprits de cette Nature que nous aimons tant et qui nous le rend bien… pourvu que nous  prenions soin d’elle pour qu’elle continue à nous protéger et nous apporter ses bénédictions.

Article rédigé par S-P Decroix, auteure de La Princesse du fond des Temps, aux éditions Lysons.

Les nouveaux sorciers et sorcières, qui sont-ils vraiment ?

Sorciers et sorcières : des êtres qui nous fascinent… ou effraient !

À l’instar de l’auteure S-P Decroix, je voudrais que nous nous penchions sur des êtres fascinants : les sorciers et les sorcières. Pourquoi ai-je choisi de faire la distinction entre sorciers et sorcières ? Lorsque l’on évoque les sorcières, nous imaginons inconsciemment une vieille folle sur son balai volant ou autour d’un immense chaudron. À l’inverse, pour les sorciers, il est plus difficile de s’en faire une idée. Pour ma part, je visualise un être plutôt jeune, tout vêtu de noir, lançant quelconque sortilège à l’aide d’une baguette magique ou juste par la simple pensée.

Curieux, non ?

Développons…

Qu’est-ce qu’un(e) sorcier(ère) ?

Du latin populaire « sortiarius » (« diseur de sorts »), dérivé de « sors », désignant primitivement un procédé de divination, puis « destinée, sort. »

Un(e) sorcier(ère) est un être pratiquant la sorcellerie. C’est un être mortel, comme vous et moi, avec des pouvoirs dits surnaturels et très proches de la Nature et des entités. Un(e) sorcier(ère) est un être ayant pour connaissance les sciences occultes, c’est un intermédiaire entre le monde du visible et celui de l’invisible. Il est dit que ses pouvoirs seraient héréditaires de génération en génération et il leur serait même formellement interdit de tomber amoureux, pour ne pas se laisser perturber par leurs émotions lors de pratiques magiques qu’ils réaliseraient, parfois, dans une totale nudité.

Certains auraient pour vocation d’aider les êtres humains, protéger la planète et les êtres vivants et d’autres, ayant cédé à leur désir de vengeance ou soif de pouvoir, voudraient leur rendre la vie dure et utiliser leurs dons pour satisfaire leurs moindres désirs.

La sorcellerie est une magie, puisée généralement dans l’énergie des plantes, des cycles lunaires, des saisons, des entités et essentiellement pratiquée sous forme de rituels, de formules magiques, de prières et de sorts. À noter que le terme sorcellerie est perçu de manière très péjorative et qu’il s’applique de façon bien différente d’une société à l’autre, selon les croyances, les traditions, les religions et les rites.

Longtemps associés au Diable par les religions, ils souffrent d’une mauvaise image dû à leurs capacités de défier l’espace, le temps et la matière, de prédire l’avenir, de modifier des événements, changer la destinée des gens ou d’influencer et manipuler les autres uniquement par leur pensée… des dons qu’on prêterait davantage à l’oeuvre du Diable plutôt qu’à celle de Dieu…

Il faut également distinguer différentes magies : la magie blanche (uniquement dans le but d’aider l’homme et de soigner ses maux), la magie rouge (magie dite de l’amour, grâce à des envoûtements, philtres d’amour…), la magie noire (obscure, dans un but de vengeance, de nuire, blesser, voire même tuer), la magie élémentaire (faisant appel aux esprits de la nature, contrôle du feu, de l’air, de l’eau et de la terre, notamment) et il existe d’autres appellations pour catégoriser les pratiques (psychiques, naturelles, invocatrices, etc.).

La sorcellerie dans l’histoire

Dès l’antiquité, les sorciers et les sorcières apparaissent dans la Bible, et sont condamnés par Moïse. Ils sont également mentionnés dans certains textes datant de l’Égypte ancienne, et évoqués dans L’Odyssée par Homère. Hormis ces références, il est compliqué d’en savoir davantage, la sorcellerie étant déjà à cette époque fermement réprimée (la pratique était interdite et condamnée de mort).

Au début du Moyen-Âge, en France, Clovis promulgue une loi (la « Lex Salica ») qui condamne ceux pratiquant la sorcellerie à payer de fortes amendes. Pour Charlemagne, ils méritent plutôt l’emprisonnement. En 1326, le pape Jean XXII définit la sorcellerie comme une hérésie. Les premières chasses aux sorcières se mettent en place en 1484, sur ordre du pape Innocent VIII. En 1486 est publié le Malleus Maleficarum (le « marteau des sorcières »). Ce traité, qui décrit les sorcières, leurs pratiques, comment les capturer et les éliminer, connaît un immense succès, si bien qu’il connût trente-quatre rééditions entre 1487 et 1669.

Des vagues d’arrestations ont lieu dans toute l’Europe, principalement en France, en Suisse, en Allemagne, en Espagne et en Italie. Les victimes, des femmes à 80 % (parfois des adolescentes et des petites filles), sont torturées pour avouer leurs pêchés, et très souvent envoyées au bûcher.

On estime entre 100 000 et 200 000 le nombre de procès entre 1480 et 1650. Le nombre d’exécutions reste difficile à quantifier, toutefois, certains historiens l’évaluent entre 40 000 et 100 000.

En Angleterre, la chasse aux sorcières fut moins sévère, mais connut un pic en 1645.

L’un des tests les plus connus pour détecter une sorcière était de l’attacher à une chaise et de la jeter dans l’eau, puis d’attendre de voir si elle remontait à la surface ! Si elle se noyait : ils considéraient que c’en était pas une, mais elle mourrait tout de même, et si elle ne se noyait pas (chose qui n’est jamais arrivé) elle était considérée comme étant une sorcière et allait être brûlée ensuite.  Dans tous les cas, ces femmes finissaient noyées…

Pratiques attribuées aux sorcières :

  • Pacte avec le Diable ;
  • Sabbat (assemblées nocturnes de sorcières)
  • Vol sur un balai (surtout la nuit) ;
  • Utilisation de la Magie noire ;
  • Métamorphoses animales ;
  • Repas cannibales d’enfants.

La chasse aux sorcières prend principalement fin dans les années 1680. Aux États-Unis, précisément à Salem, un procès devenu célèbre conduira à la mort de vingt-cinq personnes et à l’emprisonnement de bien d’autres en 1692. La loi contre la sorcellerie, en Angleterre, est abolie en 1736. Toutefois, quelques femmes sont encore accusées de pratiquer la sorcellerie et condamnées à mort. Anna Göldin sera l’une des dernières d’Europe (en Suisse, le 18 juin 1782).

Outre deux cas isolés, en 1826 et en 1856, la chasse aux sorcières ne fera plus parler d’elle en France.

Depuis le milieu du XXe siècle, la sorcellerie s’est développée dans le monde occidental, par la pratique de certaines religions néo-traditionnelles (la plus connue étant la Wicca). De nos jours, la sorcellerie est largement pratiquée en Afrique, par trois types de personnes :

  • la Thakatha (qui cherche à nuire à autrui) ;
  • le Sangoma (devin) ;
  • le Inyanga (conjure le mauvais sort). (À contrario de la Thakatha et du Sangoma, il s’agit presque toujours d’un homme).

De nombreux pays, en Afrique et au Moyen-Orient, punissent toujours la pratique de la sorcellerie, de la simple amende à la peine de mort !

La poupée vaudou, une poupée représentant l’esprit d’une personne à l’aide de plusieurs aiguilles pour lui jeter un sort, est l’objet de pratique magique le plus répandu et le plus célèbre.

Finalement…

L’image des sorciers et des sorcières a malgré tout été redorée dans de nombreuses œuvres de fiction. Que ce soit avec les gentilles et jolies sœurs Halliwell (série Charmed) ou avec l’héroïque Harry Potter (saga littéraire)…

Les nouveaux sorciers

Dans la réalité, les sorciers et sorcières ont toujours existé de tout temps, mais restent néanmoins très discrets, parlent peu de leurs activités, s’adaptent parfaitement à la société, s’expriment librement sans être considérés comme déments et sont beaucoup moins associés au Diable comme dans les anciens temps.

Aujourd’hui, nombreux métiers qui sont exercés librement et légalement auraient été prohibés à l’époque et ces personnes emprisonnées ou condamnées à mort, comme notamment les voyants ou voyantes, les médiums, les hypnotiseurs, mentalistes, les spécialistes de la PNL… Certes ils ne pratiquent pas la sorcellerie, mais ils servent également d’intermédiaire entre ce monde et l’au-delà, entre le conscient et l’inconscient, entre le rationnel et l’irrationnel ou utilisent des techniques scientifiques faisant appel au psychisme ou des techniques non-expliquées encore par la science et  dépassant l’entendement de la plupart des gens, tels que les magnétiseurs, les guérisseurs et autres personnes ayant des capacités hors-du-commun. Les sorciers ne sont plus seulement ces marginaux qui étaient exclus de la société, ils peuvent dorénavant se dissimuler partout, notamment dans des sociétés secrètes qui sont bien réputées pour pratiquer les sciences occultes et autres mystérieux rituels qui ne sont pas portés à notre connaissance !

Par ailleurs, la pratique de la sorcellerie n’est plus considérée comme une hérésie, mais comme une activité qui s’inscrit dans le folklore, dans les traditionscroyances  ; elle est tolérée et ne fait plus l’objet de persécutions ou de chasses aux sorcières, du moins dans la majorité du globe terrestre !

L’image du sorcier ou de la sorcière maléfique est bien loin derrière nous, dorénavant le “nouveau” sorcier ou la sorcière est davantage assimilé(e) au divin, à l’au-delà et à la Nature. Ils aspirent à nous montrer que chacun peut se connecter à la Source qui a créée la vie et qu’on appelle magie ! Et ils le disent eux-mêmes aujourd’hui : chacun d’entre nous a la capacité d’exploiter ses dons extrasensoriels et d’entrer en communication avec sa part de divinité ! Pour cela, nous devons nous rapprocher de Mère Nature !

Certains qui ne se qualifieraient pas de “sorciers” pour autant (bien qu’auparavant ils auraient pu être dénommés ainsi) insisteraient de nos jours sur la nécessité de “vivre en pleine conscience”, et n’est-ce pas là une volonté de renouer avec cette magie et ces facultés que ces sorciers et sorcières d’antan semblaient manifester et ont voulu nous partager ? La pleine conscience nous invite ainsi à voir la vie différemment et nous encourage à exploiter davantage notre intuition, notre psyché, à croire aux miracles, pour vivre de nouvelles expériences en nous recentrant sur l’importance de nos pensées et de nos actes qui pourraient transformer considérablement notre réalité ! La musique, les livres et toute oeuvre de l’esprit nous invite également à cette ouverture… (Coïncidence ?) Tiens… on dirait de la magie… l’âme agit… (avec les effets spéciaux en moins, je vous l’accorde, mais l’émotion et l’influence sont là !) Peut-être est-ce juste notre définition de la magie qui est à revoir… Quoi qu’il en soit :

Sorcier est devenu aujourd’hui un métier, qu’il soit contesté ou non, il est reconnu par la loi (en France) et ne fait l’objet d’aucune barrière à l’exercice de la sorcellerie, car on la considère comme du domaine de la croyance (au même titre qu’un prêtre, par exemple) ! Libre à chacun d’y croire ou non, néanmoins ils existent encore et leur statut a bien évolué depuis… tout comme les mentalités ! 


Dans la littérature (œuvres les plus connues – liste non exhaustive) :

  •  La sorcière du Placard aux balais (Pierre Gripari) ;
  • la saga Harry Potter (J.K.Rowling) ;
  • la saga du Pays d’Oz (Lyman Franck Baum) ;
  • Saga des Sorcières (Anne Rice) ;
  • À la croisée des mondes (Philip Pullman).

Pour conclure…

Vous aurez noté que les frères McBowen de Nayra sont des sorciers bien particuliers ! Voici un petit résumé sur la sorcellerie décrite dans la saga :

Transformation en sorciers ou sorcières :

  • boire le sang d’un sorcier pour que l’énergie magique circule dans le corps bientôt muté ;
  •  lancer un sortilège un soir de pleine lune (qui est un appel aux forces obscures et démoniaques) ;
  • commettre un sacrifice (obligation de faire le mal pour pouvoir recevoir des pouvoirs issus de forces obscures).

Capacités / pouvoirs :

  • l’immortalité (les sorciers peuvent toutefois se tuer entre eux. Un humain peut également y parvenir, en faisant preuve d’une intolérable cruauté) ;
  • influencer les personnes par la pensée ;
  • apparition et disparition instantanée ;
  • la part de noirceur inhérente à chacun est décuplée ;
  • lancer des sortilèges, entendre de loin, télékinésie et lire dans les esprits (réservés aux sorciers et aux sorcières de haut niveau).

Libre à chacun de créer ses êtres magiques, de les remodeler selon ses envies, de croire ou non à l’impossible, aux sorciers ou aux sorcières… Parce qu’après tout, en matière de magie et d’imaginaire, la liberté est totale et infinie… tout comme le pouvoir de notre esprit !

Les nouveaux sorciers et sorcières sont peut-être bien en fin de compte tous ces êtres qui aspirent à emplir notre monde de magie, et ce peu importe les rituels qu’ils emploient pour améliorer notre quotidien, tant que l’âme agit pour notre plus grand bien ! Les nouveaux sorciers sont bien plus proches de la vie que de la mort… Ne craignez donc pas tant que cela leurs sorts !

Article rédigé par Maud Wlek (auteure de Nayra) et Leandro De Carvalho (auteur de Vivre en harmonie).