Archives pour l'étiquette auteur

Onirikk – Tome 1 : le dernier des Saïwa, de Patrick Tremblay

L’histoire d’Onirikk

Norval Séguin, 15 ans, aimerait bien trouver une solution pour sortir son père de l’état catatonique dans lequel il est plongé depuis de nombreuses années. Lors d’une visite à l’hôpital, Norval rencontre une femme excentrique, Magdalena, qui lui révèle que son père est prisonnier dans le Monde des Rêves, Onirikk, et que lui seul peut le délivrer de là et le sauver de sa léthargie, mais… sortira-t-il vivant des territoires des cauchemars ?

En tant que dernier Saïwa, il est le seul à pouvoir entreprendre cette épique et périlleuse aventure !

A propos de l’auteur

Né le 30 Juillet 1970 à Montréal et diplômé de l’École Nationale de l’Humour en 1997, Patrick y donne maintenant des cours de Créativité et d’Écriture humoristique depuis 10 ans. Il a collaboré aux textes pour les spectacles de l’humoriste-conteur Boucar Diouf « L’Africassé-e » et « Pour une raison X ou Y ».

Il a été scripteur pour l’émission « On connaît la chanson » à TVA et « Mort de rire » à Vrak TV. Il a participé, à titre d’humoriste, à des galas autant à « Juste Pour Rire » que pour le « CommediHA ! » et le « Comédie Club ». Tout récemment, il a coaché des gens âgés de 65 à 90 ans pour le spectacle d’humour « Les retraités en spectacle ».

Il est l’inventeur du Speed Creating. Une technique créative de groupe pour optimiser les idées et les projets. Inspirée directement du speed dating, cette technique de créativité est adaptée au mode de vie contemporain : plaisir et vitesse. La méthode du speed creating est donc basée sur les premières idées qui surgissent, sans intellectualiser le tout, et mue par un souci de rapidité et d’efficacité maximale.

Patrick Tremblay donne régulièrement des formations dans les entreprises sur la créativité corporative ainsi que sa conférence, « L’humour comme associé ». Il est l’inventeur de Cré-O-Nirik : jeu de cartes pédagogique non compétitif, interactif et collaboratif qui stimule l’imagination et la créativité.

Commander un exemplaire d’Onirikk, Tome 1 : le dernier des Saïwa, livré chez vous :

[Frais de port : 3,50€ – Livraison dans le monde entier]

Retrouvez Onirikk & Patrick Tremblay sur https://www.lysonseditions.com/onirikk

et sur Facebook ici !

NOTA BENE POUR LES RÈGLEMENTS DEPUIS LE CANADA

Les prix affichés et encaissables sont uniquement en euros (€). Ils sont convertis automatiquement en DCA pour les réglements depuis le Canada, sans aucun frais supplémentaire. Le livre Onirikk - Tome 1 : le dernier des Saïwa, de Patrick Tremblay est au prix de 14,99€, soit 21,86 DCA et les frais de port sont de 3,50€ soit 5,10 DCA, au total : 18,49€, soit 26,97 DCA.

Engrenages, de Morgyane Kiinzah [Littérature béninoise]

L’histoire de Kafue

Engrenages relate l’histoire de Kafue. Arrive-t-on vraiment à prendre sa destinée en main, quand celle-ci semble nous avoir échappé ? N’existe-t-il que des hasards heureux ? Comment pouvons-nous garder la raison quand l’amour frappe à la porte de nos cœurs ? Comment arrivons-nous à baisser la garde, à oublier si vite nos convictions, notre instinct de félin et la force qui nous caractérisent, lorsque nous tombons amoureux ?

L’Afrique n’est-elle que cet enfant rachitique, décrit par beaucoup, que seule la main nourricière de l’Europe peut guérir ?

Toutes les réponses à ces nombreuses questions dans Engrenages : un roman noir inspiré de faits réels qui retrace le parcours d’une jeune africaine, très fascinée par les lumières de l’Europe. Dans sa quête de romance, Kafue, une belle jeune béninoise pleine d’élan et de rêves voit sa vie basculer après une rencontre qu’elle croyait idyllique.

A propos de l’auteure

Morgyane Kiinzah

(Diane Morgyane Fadonougbo)

Née le 26 mai 1985 à Porto-Novo, en République du Bénin, Morgyane Kiinzah, de son nom d’artiste, a obtenu un Baccalauréat littéraire avant de poursuivre des études supérieures en Linguistique et Communication à l’Université d’Abomey – Calavi. Elle entame rapidement une carrière artistique dans la musique ; elle sort ainsi son premier titre en 2008, intitulé : « Perle d’Ébène », une hymne à la femme Africaine. L’année suivante, elle enchaîne avec son premier album baptisé : Noudehouenou, comprenant onze titres musicaux. Morgyane Kiinzah rencontre un véritable succès ; son album est récompensé par pas moins de douze trophées nationaux et internationaux. En 2012, son deuxième album voit le jour sous le titre de Zaakin.

Très soucieuse de l’avenir de ses proches et de ses confrères vivant en Afrique, notamment en partie à cause des drames liés à l’immigration, l’auteure béninoise aspire à faire prendre conscience des risques et des dangers encourus par celles et ceux qui sont embrigadés dans des systèmes peu scrupuleux. Elle acte son engagement en écrivant son premier livre : Engrenages.

Un livre choc plein d’émotion écrit comme un cri d’alerte, comme un désir profond de protéger l’humanité des rêves qu’il vaut mieux parfois avorter si ceux-ci impliquent d’y laisser sa liberté, voire sa vie.

Pour commander un exemplaire (format standard), livré chez vous :

[Frais de port en sus : + 3,50€]

Pour commander un exemplaire (format livre de poche), livré chez vous :

[Frais de port en sus : + 3,50€]

Livraison dans le monde entier*

*sauf conditions exceptionnelles.

lysonseditions.com

Jack Kerouac, sur sa route bretonne…

Une icône de la littérature américaine

Jack Kerouac. La première fois que j’ai aperçu le nom de cet écrivain dont j’ignorais tout, c’était il y a quelques années déjà, dans les mémoires d’un célèbre auteur du Montana. Il faisait référence à Jack Kerouac comme d’une icône de la littérature américaine et je fus étonné qu’un nom de famille à la résonance si bretonne puisse s’associer à l’Amérique.

Quelques jours plus tard, je tenais entre mes mains Sur la route, le livre phare du chef de file de la Beat Generation, réalisant avec enthousiasme que je venais de trouver le genre de littérature que j’attendais depuis toujours. De longues descriptions de paysages, un style d’écriture spontané mêlé d’un grand lyrisme où voyage rime aussi avec mélancolie. Le fait que cette icône de la littérature soit aussi breton, comme je le suis, étant la cerise sur le gâteau.

Il est considéré comme l’un des auteurs américains les plus importants du XXe siècle. Son style d’écriture a notamment inspiré les chanteurs américains Tom Waits et Bob Dylan.

Sur la route, son roman le plus connu est une ode aux grands espaces, à l’épopée vers l’ouest, et à la découverte de mondes nouveaux.

La vérité sur ses origines

Des origines bretonnes que l’écrivain a longuement cherché à comprendre et documenter tout au long de sa vie notamment en 1965 où, quelques années avant sa mort, il visite la ville de BREST après avoir trouvé aux Archives nationales de minces informations sur son ancêtre Maurice-Louis Le Bris de Kervoac. Des informations qui ne lui suffiront malheureusement pas à faire toute la lumière sur son histoire.

Le patronyme de son ancêtre est en réalité Urbain-François Le Bihan de Kervoac.

Fils de notaires originaires de Huelgoat qui, visé par la justice pour des accusations de vols, décide de s’exiler au Québec. Un ancêtre, qui pour se protéger de la justice, ne cessera tout au long des années de cacher sa véritable identité empêchant ainsi l’écrivain de cerner précisément sa généalogie.

Ses démons et ses succès

En 1946, son père meurt et il se réfugie dans les livres. Ses écrits deviennent de plus en plus autobiographiques et il travaille frénétiquement au tapuscrit de Sur la route, à partir de ses nombreux carnets de notes préparatoires. Cette « écriture introspective l’amène à s’interroger sur les fondements de son mal de vivre » et Kerouac se rend compte qu’il a « un désir subconscient d’échouer, une sorte de vœu de mort. »

Ayant des problèmes avec l’alcool et la drogue, pendant 10 ans ses écrits seront refusés par les maisons d’édition. Ses revenus deviennent très faibles et sa dépendance à l’alcool et aux amphétamines atteint son paroxysme. Il envisage de cesser l’écriture à plusieurs reprises, en vain.

En 1955, à San Francisco, Kerouac fait une rencontre importante : Gary Snyder, un passionné de randonnées et de philosophie japonaise. Les deux hommes, en compagnie d’un libraire, John Montgomery, font une expédition à 3600 mètres d’altitude jusqu’au pic de Matterhorn. Kerouac s’initie à la méditation et aux haïkus, de courts poèmes japonais qui évoquent un sentiment, une situation, une atmosphère. La rencontre avec lui-même et avec la simplicité, l’absence d’excès et de drogues ou d’alcool fait que Kerouac se décide à commencer une « vie nouvelle ».

2 ans plus tard, son roman Sur la route est édité et le succès est immédiat. D’après les termes du poète Kenneth Rexroth, il est même « le plus célèbre auteur inédit en Amérique. »

À la fin de sa vie, couvert de dettes, Urbain-François Le Bihan de Kervoac meurt en laissant une femme et trois enfants qui engendreront les descendants de Jack Kerouac parmi eux Jean Baptiste Kerouac, canadien-français grand-père de Jack Kerouac qui émigre aux USA, faisant ainsi de son petit fils le plus breton des écrivains américains.

En 2012, le film-événement du Brésilien Walter Salles, produit par Francis Ford Coppola, est présenté en sélection officielle au Festival de Cannes, première exposition en France du texte original du mythique Sur La Route. Reclus du monde et sans un sou, mais avec un fonds d’archives qui sera évalué à plus de 10 millions d’euros…

Malgré ses démons et bien qu’ayant succombé à une mort prématurée causée par ses excès, Jack Kerouac a brillamment réussi à marquer les esprits de par son génie et à inspirer positivement bon nombre de gens sur sa route, au-delà des origines et des frontières…

Article rédigé par Jude Castel, auteur de La destination et l'errance.

La vie inspirante de Stephen King

A 4 ans, il assiste à un terrible drame… et écrit ses premières histoires à l’âge de 6 ans !

Aujourd’hui, c’est un grand maître de l’horreur et a vendu plus de 350 millions d’exemplaires à travers le monde !

Découvre son inspirante vie dans cette vidéo de 2 minutes seulement !

Aime, Commente & Partage !

Article rédigé par Leandro De Carvalho (Auteur de Vivre en harmonie).

Le manuscrit de Voynich : un ouvrage bien mystérieux

Le manuscrit de Voynich : j’ai toujours été fascinée par cette énigme. Fan inconditionnelle du fantastique et du mystérieux, il ne pouvait en être autrement. Ce manuscrit est un secret à lui tout seul, pages après pages, gardant jalousement la moindre parcelle de vérité. Lara Croft et Sydney Fox se l’arracheraient volontiers, pour tenter de mettre à jour sa véritable histoire – Indiana Jones, lui, semblant l’avoir déjà fait…

Comment un simple bloc de feuilles, reliées entre elles, peut-il susciter tant d’émerveillement et de mystères à la fois ?

Après tout, ce n’est qu’un livre ! Oui, mais justement :

Quel est ce livre ? Son but ? Quand a-t-il été écrit ? Qui en est l’auteur ?

Encore aujourd’hui, toutes ces questions restent en suspens, perdues entre mysticité et théories plus terre-à-terre. Pourtant, malgré ces nombreuses hypothèses, tous les doutes restent permis. Voilà ce qui fascine tant.

La découverte du manuscrit

Le manuscrit porte le nom de celui qui l’a découvert en 1912, près de Rome, dans une congrégation religieuse romaine : Wilfrid M. Voynich. Constitué de 234 pages, ce livre est réalisé en vélin (peau de veau mort-né, travaillé en parchemin). Il semblerait, d’après la pagination, qu’il manque à l’ouvrage 13 folios. Vraisemblablement, ces derniers étaient déjà manquants lors de l’acquisition du manuscrit par Voynich. Écrit dans une langue totalement inconnue, l’ouvrage contient de nombreuses illustrations, principalement de plantes, non identifiables.

Une analyse au carbone 14 a démontré que sa fabrication avait eu lieu entre 1404 et 1438. Mis à part ce que l’on sait grâce à nos technologies, le manuscrit n’apparait dans l’histoire qu’en 1665. En effet, dans une lettre datée de cette époque, Jan Marek Marci (scientifique et philosophe) indique que le livre a été acheté par Rodolphe II du Saint-Empire (prince de la maison d’Autriche – grande famille royale). D’après une étude de correspondances, le propriétaire le plus ancien de cet ouvrage était Georg Baresch, un alchimiste vivant à Prague au XVIIe siècle. D’après l’hypothèse avancée, le manuscrit sera détenu par le Collège romain entre 1648 et 1912.

Les seuls signes reflétant l’ancienneté du manuscrit de Voynich – le texte demeurant incompréhensible – se trouvent dans les illustrations, plus spécifiquement dans les robes et coiffures des personnages, ainsi que dans les deux châteaux apparaissant. Ces éléments sont d’ailleurs caractéristiques du style européen, entre 1450 et 1520. Bien que ces illustrations restent mystérieuses, elles ont été classées par les chercheurs en six sections :

  • Herbier ;
  • Astronomie ;
  • Biologie ;
  • Cosmologie ;
  • Pharmacologie ;
  • Recettes.

Même le cryptologue américain William Friedman, connu pour avoir déchiffré avec succès le code utilisé par l’armée Japonaise lors de la Seconde Guerre mondiale, échoua dans sa tentative pour comprendre le manuscrit de Voynich.

Les principales théories

Le manuscrit de Voynich serait un ouvrage encyclopédique recensant des plantes à usages thérapeutiques, ainsi que des substances d’origine animale et minérale.

Certaines hypothèses avancent qu’il s’agirait d’une recette médiévale pour créer la pierre philosophale.

En 1970, un cryptographe de l’US Navy affirmait que l’ouvrage avait été rédigé par plusieurs auteurs. Cette conclusion a récemment été remise en question par un expert en écriture.

De nombreux auteurs ont été attribués à ce livre, certains ayant été écartés récemment grâce aux datations au carbone 14, d’autres par les résultats de recherches – et pour quelques-uns, le mystère demeure : Roger Bacon (auteur écarté, mais longtemps évoqué), John Dee, Edward Kelley, Anthony Ascham, Jacobus Sinapius, Jan Marci, Raphael Mnishovsky, Wilfrid Voynich (également écarté, grâce à une correspondance datée de 1639).

Un manuscrit indécodable

Le manuscrit serait écrit dans une langue européenne, cachée intentionnellement à l’aide d’un codage lettre à lettre.

Les mots seraient codés de telle sorte qu’il faille les retrouver grâce à un dictionnaire ou un tableau de chiffrement.

Une bonne partie du texte n’aurait aucun sens, dissimulant des informations dans des détails passant inaperçus.

Le langage utilisé serait inventé de toutes pièces.

Le linguiste Jacques Guy a suggéré que le manuscrit utilisait un langage naturel exotique, écrit avec un alphabet inventé. Cette théorie serait la plus cohérente, et historiquement vraisemblable.

Le manuscrit viendrait du Mexique et non d’Europe, certaines plantes paraissant ressembler à des espèces Mésoaméricaines.

Nombreux sont ceux à penser que ce manuscrit est purement une imposture. Toutefois, cette hypothèse a été écartée par toutes les études menées sur l’ouvrage.

Le manuscrit de Voynich, très fragile, suscite tant de curiosité dans le monde que la bibliothèque Beinecke où il est conservé (université de Yale, États-Unis) a décidé de céder – à une somme tenue secrète – les droits de reproduction à une maison d’édition espagnole, spécialisée dans la publication de fac-similés manuscrits anciens. Ainsi, 898 répliques seront produites, pour un prix de 7000 à 8000 euros chacune. Pour la fabrication du premier fac-similé, le processus prendra pas moins de dix-huit mois.
Sceptiques et plus convaincus doivent tous admettre un fait : le manuscrit de Voynich recèle bien des mystères. Car aux questions “qui ?”, “quand ?”, “où ?”, “pourquoi ?”, nul ne peut répondre avec une absolue certitude.

Et vous, êtes-vous subjugués par les secrets que cache cet ancien ouvrage ? Quelles sont vos théories ?

Article rédigé par Maud Wlek (Auteure de Nayra).

Un écrivain est-il ce qu’il écrit ?

Je suis ce que j’écris.

L’écrivain est-il réellement ce qu’il écrit ? C’est une phrase que j’aime affirmer et à laquelle nombreux écrivains pourraient s’identifier… ou pas !

Effectivement, quand ont lit cette phrase, de prime abord, on pourrait se dire qu’il y a de quoi avoir peur lorsqu’on lit certains écrivains ! Car, tout le monde n’écrit pas des romans à l’eau de rose ou des aventures héroïques et épiques ! Quelle est la part de vérité et d’invention dans un roman, un livre ? Où se cache l’essence même de l’auteur qui a achevé son œuvre ? Un livre est-il juste un exercice de style ? Que nous révèle-t-il vraiment sur son auteur et sur nous-mêmes ? Voyons ensemble ces différents points, et c’est un écrivain qui vous parle ! Cette nouvelle approche de l’écriture pourrait bien changer votre regard sur la lecture…
Êtes-vous sûrs de continuer à lire ce qui va suivre ?

Très bien…

Une vérité déguisée ou mise en lumière

Qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui est faux dans ce que peut écrire un écrivain ? L’écrivain est connu pour savoir manier à la perfection la langue de Molière, les lettres et la rhétorique, il est donc tout à fait légitime de se demander s’il est authentique et si tout ce qu’il écrit reflète la vérité ou n’est-ce qu’un pur exercice de style et d’imagination ?

L’écrivain a certes beaucoup de connaissances et de verbe, il est doué pour exprimer par écrit ce qu’il ne saurait peut-être pas aussi bien dire à l’oral ou révéler de vive voix. D’autres, en revanche, excellent aussi bien à l’écrit qu’à l’oral, mais qu’importe, l’essentiel que nous devons retenir c’est qu’il a des choses à dire, un message à transmettre.

Si certains écrivains parviennent à communiquer un message clair et limpide, pour d’autres il s’avère bien difficile de comprendre à la première lecture ce qu’ils ont voulu dire ! Cependant, peut-il écrire sur des sujets qu’il ne connaît pas ou ne ressent pas intimement ? Peut-il réellement mettre des mots sur ce qu’il n’a jamais vécu personnellement ? Bien sûr, vous me diriez-vous immédiatement ! Et moi je vous répondrai que non. Et je m’explique !

Lorsqu’un écrivain entreprend l’écriture d’une fiction, il a tout un travail d’observation, d’investigation et de compréhension avant d’aborder un sujet qui lui tient particulièrement à cœur. C’est une étape cruciale pour la crédibilité d’un univers et de l’atmosphère qu’il doit générer. L’illusion doit être parfaite ! C’est d’ailleurs cela qui fait qu’une œuvre est appréciée par le lecteur : son réalisme frappant, comme si nous étions plongés au cœur de l’histoire et que nous ressentions exactement les émotions des personnages ; nous ne sommes pas uniquement lecteurs, mais acteurs de l’histoire ; nous nous identifions à certains personnages, nous avons de l’empathie envers eux, l’histoire nous fait vivre des émotions et nous ouvre à la compréhension.

Tout ce que nous ressentons au moment de notre lecture est étroitement similaire aux émotions que nous pourrions vivre dans des situations réelles ! Il en va de même pour l’écrivain lorsqu’il immortalise ses émotions sur le papier. Aussi incroyable que cela puisse être : tout ce qu’écrit un écrivain authentique est profondément ressenti, à différentes échelles certes, mais il ne peut partager un sentiment ou un événement qui ne serait pas d’abord parvenu d’une quelconque manière à son esprit ! En cela, il associe consciemment ou inconsciemment un événement fictif ou semi-fictif à un souvenir ou une émotion qu’il aurait lui-même vécue dans sa propre vie. Comme un acteur de cinéma s’imprègne de ses propres émotions pour incarner un personnage à l’écran et donner l’impression d’une parfaite illusion, l’écrivain, lui, doit nécessairement s’imprégner de son histoire personnelle pour mettre au monde un univers qui sera authentique, non pas par sa forme, mais par la profondeur avec laquelle l’écrivain aura choisi les bons mots pour nous immerger dans la réalité qu’il a créée en toute sincérité. Il ne peut donner ce qu’il ne possède pas intrinsèquement.

Ce qui est vrai dans toute œuvre d’un écrivain est l’authenticité avec laquelle il nous partage ses émotions. Il n’a pas besoin d’avoir vécu littéralement ce que son histoire raconte, mais en l’écrivant, il transpose ses sentiments et les ressent vivement sur l’instant présent, en même temps que le lecteur. Exactement comme dans un film, avec une richesse infinie de détails et une liberté d’imagination inégalée ! Et c’est ce qui fait la magie de l’écriture ! Le lecteur s’approprie intégralement l’histoire, y transposant ses propres projections psychiques sur celles déjà transcrites. Ainsi, le lecteur met des visages familiers sur les personnages qui lui sont agréables et des visages antipathiques sur ceux qui lui déplaisent, tout cela se fait de manière inconsciente, mais participe activement au caractère pluridimensionnel de l’ouvrage !

Un livre naît toujours une deuxième fois dans l’esprit de celui qui le lit. Et il en sera ainsi éternellement, n’est-ce pas magnifique ?

Un livre ne se lit pas simplement, il se vit ! Bien que tout ne soit pas « vrai » (dans notre dimension physique) et issu du fruit de l’imagination, la matérialisation de son univers issu du psyché par des mots le rend réel dans la dimension de notre imaginaire et palpable jusque dans nos contrées !

Au-delà des mots…

L’authenticité, l’essence même de l’auteur, ce qu’il est au plus profond de lui-même, se cache souvent entre les lignes ! Nous pourrions même affirmer les phrases suivantes, comme je le soutiens moi-même :

Dis-moi ce que tu écris, je te dirai qui tu es. Dis-moi ce que tu aimes lire, je te dirai ce à quoi tu aspires !

Pour moi, l’écriture transcende la parole.

Pourquoi ?

Le style d’écriture de l’écrivain est très révélateur de sa personnalité ; il n’a pas besoin de parler, son écriture le fait à sa place. À travers elle, une infinité d’informations nous sont communiquées volontairement ou non. En effet, la manière d’utiliser un mot plutôt qu’un autre, d’employer une tournure plutôt qu’une autre et d’assembler les phrases les une aux autres nous reflètent la manière dont l’auteur aime manier le verbe ; cela peut-être avec simplicité, subtilité, mysticité, minutie, intellectualité ou complexité. Il ne saurait s’exprimer autrement que ce qu’il ne peut être lui-même ! Cela paraît tellement évident. Quand bien même il décide d’employer des termes qu’il n’aurait pas pour habitude d’utiliser dans la vie quotidienne ou de créer un pastiche ou une parodie, s’il le fait c’est qu’il en a tout à fait les capacités et c’est une facette de lui-même qu’il préfère tourner en dérision !

L’écrivain n’est pas figé à un seul registre, tout comme l’homme ne cesse d’évoluer au fil du temps, il évolue également au fil de ses écrits et des événements qu’il vit. Le plus important, et le plus révélateur, sur lui-même est le message qu’il a à nous transmettre.

Pourquoi a-t-il écrit son œuvre et qu’a-t-il voulu nous dire à travers elle ?

Ce n’est pas un hasard si nous aimons faire des études ou commentaires de textes en littérature ; lever le voile ou tenter de comprendre ce qu’un écrivain ne nous exprime pas dans ses écrits, voilà où se cache en grande partie l’essence même de l’écrivain ! L’essence de l’écrivain est à la fois dans ce qu’il nous dit et ce qu’il ne nous dit pas ! Ce qu’il nous dit et ce qu’il garde sous silence est extrêmement important et riche de sens ! Les idées qu’il partage lui sont parvenues à lui et ont trouvé refuge en lui, ressentant un besoin ou un devoir de les transposer noir sur blanc, de nous les faire partager. Et si elles ont trouvé en lui une main disposée à être à leur service, c’est qu’au fond son cœur a été sensible, touché, aligné sur la même vibration que cette idée ou a ressenti la nécessité de les transposer. Cela ne peut pas être le fruit du hasard et c’est en cela qu’une lecture est passionnante et pourrait faire l’objet d’une étude psychanalytique approfondie ! Nous lisons ce qui est dit et à la fois nous réfléchissons sur ce qui est sous-entendu et non dit explicitement. Là réside le génie d’un ouvrage. Tout livre a un message important et nous offre souvent des réponses aux questions que nous nous posions de façon consciente ou inconsciente à travers le verbe d’un auteur qui exprime pour nous ce que nous-mêmes avions besoin d’entendre pour débloquer une situation personnelle ou nous orienter vers le bon choix, la bonne attitude à adopter dans une décision que nous aurions à prendre…

Chaque ouvrage nous parle et nous révèle à nous-mêmes, tout comme chaque ligne écrite est la matérialisation de l’onde vibratoire émanée par l’écrivain lui-même à l’instant où il l’écrit. C’est ça la magie de l’écriture ! Et c’est sans doute cette authenticité, cette spontanéité qui fait que le plaisir de la lecture perdure à travers les siècles et propulse des auteurs à connaître un succès retentissant, réussissant à faire vibrer avec la même intensité qu’au moment de leur écriture des millions de lecteurs à travers le monde !

Que nous révèle un livre sur son auteur et sur nous-mêmes ?

Les livres sont riches de sens. C’est ce qui fait de tout ouvrage un trésor incommensurable. Un livre a plusieurs lectures et autant d’interprétations possibles que d’êtres humains sur Terre ! Un écrivain authentique se livre nécessairement à cœur ouvert ! Que nous révèle donc un livre sur son auteur ? Et sur nous-mêmes ?

Lui seul détient la clé de tous les mystères qui règnent sur lui, mais il ne saurait la remettre à autrui, car elle est la gardienne de sa stabilité psychique et sociale. Son jardin secret lui permet d’en faire fleurir de plus beaux pour le plus grand plaisir de celles et ceux qui voudront bien s’y aventurer en lisant ses livres et ce qu’il voudra bien nous raconter…

Chaque livre a une âme. Un livre est un cœur qui bat. Un livre c’est de l’amour matérialisé par l’écriture.

Un livre est une partie de soi-même qu’on retrouve. C’est un cadeau inestimable que nous offrent les écrivains dans l’écriture de leur ouvrage lorsqu’on se les procure, car non seulement ils se livrent, mais ils nous délivrent de nos préoccupations pour nous ramener à soi et à l’un des chemins les plus courts vers l’amour : l’empathie.

La vraie question à se poser est : jusqu’où désirons-nous aller dans l’intimité de l’auteur et jusqu’où sommes-nous prêts à plonger au plus profond de nous-mêmes ?

L’écriture est un acte d’amour, émis sans rien attendre en retour. La lecture est le meilleur acte que nous puissions réaliser pour continuer à répandre de l’amour et nous rapprocher de notre essence. Il y a de secrets qu’ils ne nous révéleront sans doute jamais, mais si nous gardons l’œil ouvert, nous pourrions parfaitement lire entre les lignes et découvrir ce que le livre a à nous dire…

Chaque lecture est un prélude de révélation.

Et si le lecteur était également ce qu’il lit ? Il y a de quoi réfléchir, là aussi, à la question ! En attendant, prenez soin de vos lectures et gardez votre esprit ouvert aux messages qu’un livre souhaite vous communiquer ! Un livre ne tombe jamais dans nos mains par hasard…

Article rédigé par Leandro De Carvalho, auteur de Vivre en harmonie.

La vie inspirante de Paulo Coelho

Il avait un rêve : être écrivain, malgré toutes les barrières qu’il a rencontrées sur son chemin…
Aujourd’hui : son rêve est devenu réalité (et il a bien fait de ne pas écouter ses parents) !

Tellement inspirant Paulo Coelho !

A tous les écrivains qui n’osent pas se lancer… Osez vivre votre Légende personnelle !

Paulo est un bel exemple, et nous vous résumons son parcours à travers cette petite vidéo :

Aime, Commente & Partage ! 

Vidéo réalisée par Leandro De Carvalho, auteur de Vivre en harmonie.