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[Zoom sur] le lâcher-prise !

Développer sa confiance en soi face aux autres

Monter sur scène devant un public. Aller à un oral d’examen. Réaliser son premier entretien d’embauche. Faire un discours à l’occasion d’une fête. Autant de choses qui mettent à l’épreuve notre courage en nous faisant sortir de notre zone de confort. S’ouvrir aux autres n’est jamais facile au premier abord, surtout quand votre entourage vous qualifie de « timide » ou encore « d’introverti ». Que faire pour se dégager du poids du regard des autres dans ces conditions ?

La bienveillance

Ceux qui vous écoutent ne vont pas (forcément) vous manger. Même si on vous a resservi cette phrase des centaines de fois durant votre enfance, il faut admettre qu’elle contient un fond de vérité. Si vous traitez votre public avec bienveillance, il y a de fortes chances qu’il vous rende la pareille, et qu’il accueille votre prestation avec le sourire.

Il n’est pas non plus question de se cacher derrière un sourire de pub pour dentifrice : soyez naturel et honnête. Avant de prendre la parole, conditionnez-vous en vous remémorant une réussite passée, ou encore un souvenir heureux. Et si vous portez de l’intérêt au sujet dont vous parlez, n’hésitez pas à le montrer : la passion est quelque chose qui est très souvent ressentie par le public, utilisez-la donc à votre avantage !

Pour le pire, mais surtout pour le meilleur

Autre phrase dont on vous a rabâché les oreilles il y a des années de cela : « Personne n’est parfait ». Oui, nous avons tous nos défauts. Oui, nous nous souvenons tous d’un ou de plusieurs échecs subis. Est-ce une raison valable pour se complaire dans le malheur, ou se lamenter sur ces mêmes échecs ? Pas du tout ! Acceptez en revanche vos erreurs passées, et cherchez leurs origines dans vos choix. L’échec est une étape naturelle dans l’apprentissage : n’ayez donc pas honte de les assumer, vous continuerez à apprendre tout au long de votre vie. Servez-vous de ces expériences pour transformer vos projets futurs en réussites présentes.

Et plus que n’importe qui, vous devez connaître vos points forts. Il n’y a rien de narcissique à reconnaître ses qualités : c’est au contraire un moyen très sain de se remettre en confiance en cas de coup dur. Si vous éprouvez de la peur, du stress à l’idée d’aller vers les gens, pensez aux choses dans lesquelles vous excellez. Remplis de pensées positives, vous serez dans les meilleures dispositions possibles pour parler aux autres.

Être à soi : savoir lâcher-prise

Sans doute la chose la plus difficile à faire dans la découverte personnelle, le lâcher-prise est un exercice particulier. Il consiste, au final, en un abandon total du regard d’autrui.

Le lâcher-prise est rarement un travail de prestation : la mesure est plutôt conseillée devant un public. Pour le travailler, donnez-vous un moment. Seul. Uniquement pour vous-même. Écoutez un morceau de musique que vous appréciez (d’une durée longue de préférence), et lâchez-vous dessus. Il n’est pas vraiment question de danse au sens général du terme : essayez simplement de bouger et de changer votre visage en fonction de cette musique, sans rien vous interdire. C’est dans ces moments de solitude que vous vous découvrirez : libéré de tout regard extérieur, une autre facette de votre personnalité vous sera révélée. Fort de cette meilleure connaissance de vous-même, vous verrez que cet exercice aura un impact bénéfique sur votre rapport avec les autres. Lâcher-prise fait toujours peur, c’est pourquoi ces instants ne doivent appartenir qu’à vous.

Donc, la prochaine fois que vous devrez prendre la parole en public, songez à combien vous êtes talentueux. Offrez la bienveillance que vous espérez avoir en retour, et enfin, ayez confiance. Et lâchez-vous un peu ! 😊

Article rédigé par Samuel Bisch. Vous pouvez également lire sur le même sujet : "Vivre en harmonie", de Leandro De Carvalho, actuellement disponible aux éditions Lysons ici.

Le roman d’apprentissage

Un roman d’apprentissage ?

Souvent, nous lisons pour nous divertir. Mais quelquefois, il arrive qu’au détour d’une page nous faisant rire, la lecture nous apporte quelque chose d’autre : une anecdote, de la culture générale, ou encore une révélation inattendue. Ce moment est la clé de ce que nous appelons le roman d’apprentissage. Pour cet article, nous nous baserons sur le roman de Sylvain Reverchon, Le jour qui ne vient jamais, publié aux éditions Lysons et actuellement disponible.

Qu’est-ce qu’un roman d’apprentissage ?

Un roman d’apprentissage est un livre mettant en scène un personnage, en général jeune, confronté de manière plus ou moins violente aux aléas de la vie. Sortant finalement vainqueur de ces épreuves, le héros ne sera plus le même qu’au début de l’histoire : il aura évolué, et en bien. Similaires aux ouvrages de développement personnel d’aujourd’hui, ces romans étaient d’ailleurs très en vogue au 19ème siècle. Le plus emblématique de l’époque est sans doute Oliver Twist, de Charles Dickens : le parcours d’un orphelin au sein de la société victorienne, qui finira par réussir à s’élever au-delà de ses espérances.

Pourquoi en lire ?

L’habitude nous fait dire que ces romans sont plus orientés du côté d’un public jeunesse, en raison des valeurs morales et des leçons véhiculées par leurs histoires. Cela dit, est-ce réellement une littérature uniquement destinée aux enfants ? Au final, nous ne cessons jamais d’apprendre tout au long de notre vie, et c’est bien ici tout le propos de Sylvain Reverchon, le personnage principal de son roman étant un adulte, Chris. Il n’y a aucune honte à lire des romans d’apprentissage à un âge adulte, voire avancé. Ce serait plutôt un signe d’humilité que de se considérer comme un éternel étudiant.

Apprendre et divertir : Le jour qui ne vient jamais

Le périple poignant d’un père pour retrouver son fils : voilà ce qui nous tient en haleine tout au long du Jour qui ne vient jamais. L’humour, grinçant mais sincère, nuance la noirceur impliquée par le titre. Mais par-delà le rire que nous apporte l’auteur, nous avons surtout accès à un message capital : continuer de vivre malgré tout. Car même si le monde de Chris est une dystopie gigantesque, lui ne s’arrêtera pas avant d’avoir reconstitué totalement sa vie. Une réunion avec soi-même : tel est l’objectif de ce roman, opérant ainsi un équilibre parfait entre divertissement et leçon de vie.

Article rédigé par Samuel Bisch. 
Pour commander le livre de Sylvain Reverchon au format numérique ou papier, Le jour qui ne vient jamais : https://www.lysonseditions.com/lejourquinevientjamais

Les vampires ont-ils réellement existé ?

Les vampires sont des figures emblématiques faisant partie intégrante de notre culture. Ce sont des créatures mythologiques entrées dans la légende depuis la nuit des temps… Découvrez leurs origines et où les trouver grâce à cet article passionnant ! Les vampires ont-ils réellement existé ?

C’est S-P DECROIX qui vous en parle le mieux…

 

Bonjour les filles, les garçons et les ouistitis !

Quoi ? Il n’y a pas de garçons parmi vous ? Ah ! Ah ! Je sais, je sais, même pas drôle ! Alexia m’a dit que j’étais drôle. C’est vraiment sympa de ta part Alexia, mais mon sens de l’humour est à revoir. Du coup, à partir d’aujourd’hui, je vous appellerai « les ouistitis ».

Alors, après mon article sur les dragons je me suis demandé : « Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur raconter aux ouistitis la prochaine fois ? » Ah ! Si vous saviez tout ce qui traverse mon esprit, vous prendriez vos jambes à vos cous ! Bref, revenons-en à nos monstres et diverses créatures.

« De quoi qu’elle va parler la madame ? »

(OK la phrase est super nulle, mais bon, vous devrez faire avec !)

Après avoir jargonné sur le « dragon », j’ai décidé de vous parler « créatures de la nuit », mais laquelle donc ? Non ! Pas John Travolta ! Alors ? Vous avez trouvé ? Oui ? Non ?

Les Vampires !

Les origines

Eh oui, avec leurs dents pointues et leur goût prononcé pour le sang, les vampires sont les créatures de la nuit par excellence ! Les origines de cette créature légendaire se trouvent dans les mythes anciens et divers à travers le monde, mais devenus populaires principalement sur le continent européen.

« Vampire » vient de l’allemand « Vampir », qui vient lui-même du hongrois « vámpir », qui dans la plupart des langues slaves est un mot désignant une chauve-souris.

Le vampire fait partie de la grande famille « des revenants ». Selon les différents folklores et la superstition la plus courante, ce mort-vivant se nourrit du sang des vivants afin d’en tirer sa force vitale. Ses victimes meurent d’avoir été vidées de leur sang ou bien se transforment à leur tour, sous certaines conditions (échanges de sang, mise sous terre avec son « géniteur » en sont quelques exemples les plus connus), en vampire, mais seulement après leur décès : « ils meurent et vivent à nouveau ! »

C’est Arnold Paole, un Serbe, qui est le premier à être dénommé « vampire » au XVIII° siècle.

Vous pensez peut-être que c’est celui que tout le monde surnomme « Dracula » qui fût le premier vampire, mais non… Vlad III Basarab, de son vrai nom, connaît en effet une importante célébrité de son vivant : les marchands saxons de Transylvanie et le roi de Hongrie, Matthias Corvin, le font passer pour un souverain cruel qui empale ses ennemis, ce qui lui a valu des surnoms tels que « L’Empaleur » ou « Drăculea » (« fils du diable » ou « fils du dragon »). Inpiré du surnom de Vlad III Basarab, le personnage du comte de Dracula a été inventé par Bram Stocker pour son roman en 1897, c’est la raison pour laquelle Vlad III Basarab est aujourd’hui assimilé à un vampire, mais il n’en était absolument pas un !

Le mythe contemporain du vampire serait une sorte de « superposition » de plusieurs autres créatures surnaturelles issues des divers folklores européens, plus particulièrement slaves. Sont dénombrés par certains auteurs des êtres précurseurs : tour à tour des esprits, des démons ou des revenants, possédés ou non (liste incomplète) : le « visiteur », l’« affamé », le « cauchemar », l’« étrangleur », le « mâcheur » (ben oui, ils nous mâchouillent gentiment le cou avec leurs petites canines pointues… ok… faut vraiment que j’arrête !) et enfin le revenant à forme animale (Chauve-souris ? hum… no comment).

Les caractéristiques des vampires

Cette créature mort-vivante est universellement connue pour se nourrir du sang des vivants dès la nuit tombée, pour, comme je le disais plus tôt, en extraire leur force vitale et rester immortelle ! En fait, ceci n’est pas tout à fait exact, car il s’agit pour le Vampire de ne plus être soumis à la vieillesse. D’autres éléments du folklore sont bien ancrés dans nos esprits : le cercueil dans lequel il se réfugie le jour pour se reposer et le cimetière : « vamos a la casa » (honnêtement chacun son « trip », moi personnellement, les cimetières la nuit, ce n’est pas mon truc…).

Dans de nombreuses légendes, le vampire se nourrit aussi d’excréments humains et de chair, y compris la sienne : c’est l’automastication qui inclut non seulement sa chair, mais aussi ses vêtements (si vous veniez de manger, je m’excuse). Ce détail-là semble vérifié par d’anciens registres relatant des histoires de linceuls retrouvés mâchonnés. (Je vous avais prévenu : les Vampires adorent mâchouiller).

Bien sûr, ce qui caractérise aussi le Vampire c’est sa légendaire paire de… quoi ? De canines pointues ! (Arrêtez d’avoir les idées mal placées !) L’apparence vestimentaire, elle, se serait bâtie dans le folklore cinématographique et théâtral, notamment sa fameuse cape.

On lui prête également certains pouvoirs mystiques :

il hypnotise ses victimes, les séduit, lit dans les pensées, se change en brume, en chauve-souris, parfois en loup ou, selon les légendes, il les contrôle.

C’est d’ailleurs ce lien particulier avec le loup qui fait que généralement lorsque l’on pense au Vampire, on associe bien souvent le Loup-Garou.

Il paraît que tuer un « maître-vampire » ou un « vampire- géniteur(trice) » libère ceux qu’il a transformés ou bien parfois, ses enfants meurent avec lui.

Le Vampire s’il devient plus puissant, rapide, et résistant avec l’âge, serait « indisposé » par l’odeur de l’ail, du rosier sauvage ou de l’aubépine. Certains objets seraient capables de le repousser : le mythique crucifix, le rosaire, l’eau bénite et le miroir (puisqu’il ne peut pas se refléter dedans). Il ne peut pas non plus marcher sur les sols consacrés (Église, etc.). La légende raconte également qu’un Vampire ne peut entrer dans une maison sans y être invité.

C’est surtout l’ouvrage de Bram Stoker paru en 1897, « Dracula», qui établit son image toujours populaire à ce jour.

Comme le Vampire est un mort-vivant, il est déjà mort ! Donc pour le tuer, il a bien fallu se creuser… la tête ! (Ah ! Ah !) La décapitation bien sûr est le moyen le plus efficace pour l’éliminer, suivi d’un pieu planté dans le cœur, un clou dans la tête (décidément) ou une crémation en bonne et due forme !

Références au Vampire

(Listes incomplètes, vous comprenez bien qu’elles sont trop longues…)


Littérature :

  • Dracula de Bram Stocker.
  • The Vampyre de John Stagg
  • Le Vampire de John William Polidori
  • La Famille du Vourdalak (publié dans Histoires de morts-vivants) de Tolstoï
  • Histoire de la Dame pâle, nouvelle d’Alexandre Dumas (1849).
  • Le Chevalier des ténèbres de Paul Féval (1860)
  • Lokis de Prosper Mérimée.
  • Le Horla (dans sa première version) de Guy de Maupassant
  • Le Parasite de Sir Arthur Conan Doyle
  • Chroniques des vampires, Entretien avec un vampire d’Anne Rice

Films :

  • Nosferatu le vampire de Friedrich Murnau, en 1922
  • Vampyr, ou l’étrange aventure de David Gray en 1932
  • Le Cauchemar de Dracula, de Terence Fisher en 1958.
  • Le Bal des vampires de Polanski en 1967 (parodie)
  • Les Prédateurs de Tony Scott en 1983
  • Vampire, vous avez dit vampire ? de Tom Holland en 1985 et de Tommy Lee Wallace en 1988 Dracula de Francis Ford Coppola en 1992
  • Entretien avec un vampire de Neil Jordan en 1994
  • Fright Night de Craig Gillespie en 2011.

Séries cinématographiques et télévisées :

  • La saga de Blade
  • La saga Underworld
  • La saga Twilight
  • Buffy contre les vampires
  • Angel
  • Vampires Diaries
  • Supernatural (Ahhhhhh la meilleure des séries en mon sens ! qui compte de nombreuses autres créatures !)
  • True Blood
  • Being Human
  • Le Clan des maudits
  • The Originals (J’adore !)

Mangas / BD :

  • Vampire Hunter D (manga)
  • Vampire Princess Miyu (manga)
  • Vampire Knight (manga)
  • Hellsing (manga)
  • Requiem, Chevalier Vampire (BD)
  • Le Prince de la nuit (BD)
  • 30 jours de nuit (BD)

Jeux :

  • Castlevania (depuis 1986),
  • Legacy Of Kain (depuis 1996)
  • Bram Stoker’s Dracula, en 1993.
  • The Elder Scrolls IV: Oblivion
  • The Elder Scrolls III: Morrowind
  • Dracula : Résurrection, Dracula 2 : le Dernier Sanctuaire, Dracula 3 : la Voie du Dragon
  • La Mascarade (jeu de rôle)
  • La Fureur de Dracula (jeu de plateau).

Nous ne saurons sans doute jamais vraiment si les vampires ont existé tels qu’on nous les décrit, mais y a-t-il de la fumée sans feu ? Une chose est sûre : ceux qui ont inspiré ces créatures ont bel et bien existé, mais sans doute ont-ils renoncé à leur immortalité pour pouvoir se reposer en paix ! Leur légende, en tout cas, elle, continue de perdurer dans le temps… pour l’éternité !

Article rédigé par S-P DECROIX.

Le fantastique : un registre subtil, engagé et révélateur !

Grande adepte de ce registre en particulier, tant en lecture qu’en écriture, je suis ravie de pouvoir vous en dire un peu plus sur le fantastique.

Les différents genres littéraires

Tout d’abord, faisons un point global. Il existe plusieurs genres littéraires :

  • poétiques,
  • narratifs,
  • théâtraux,
  • épistolaires,
  • argumentatifs,
  • descriptifs,
  • graphiques
  • et expérimentaux.

Chacun compte des sous-genres et des registres. Si vous désirez en savoir plus sur le sujet, je vous invite à consulter cette page qui vous détaillera parfaitement les divers genres, sous-genres et registres en littérature : En savoir plus.

Ainsi, le fantastique est un registre, classé dans le genre narratif. Jusque-là, vous me suivez ? Parfait. Il n’est pas aisé de s’y retrouver, je vous l’accorde…


Le fantastique : entre magie et réalité !

Entrons maintenant dans le vif du sujet : le fantastique. Dans ce registre littéraire, le surnaturel s’introduit et évolue dans un cadre réaliste. Le héros a une réaction de rejet ou de peur face aux évènements surnaturels auxquels il se retrouve confronté. À ne pas confondre avec la fantasy ou le merveilleux. Dans la fantasy, comme dans le merveilleux, le surnaturel est accepté et souvent utilisé pour définir les règles d’un monde imaginaire ; l’imaginaire évoqué est perçu comme une norme et s’éloigne considérablement de notre réalité… (Le Seigneur des Anneaux, Le Trône de fer, Harry Potter…).


Les origines du fantastique

Définition donnée, passons aux origines du fantastique. La véritable source de ce genre est le roman gothique anglais, apparu fin 1785. À cette époque, les auteurs créent dans leurs œuvres une atmosphère d’horreur plus prononcée, propulsant les lecteurs dans une interrogation commune : qu’est-ce qui est réel et qu’est-ce qui ne l’est pas ? En France, les auteurs s’inspirent de ces romans et proposent des œuvres dites « frénétiques » (ou qu’on qualifie de « roman noir »), incluant dans ces dernières le goût pour le macabre ou l’horreur. Le romantisme frénétique rejette ainsi l’esprit des Lumières, tout comme la rigueur classique de l’époque.

Finalement, fort de ces influences, c’est en Allemagne que naît véritablement le registre fantastique, au début du XIXe siècle, grâce à l’écrivain Adelbert von Chamisso. Mais c’est Hoffmann (Ernst Theodor Amadeus Hoffmann) qui aura une influence universelle sur ce registre. D’ailleurs, c’est par ses contes, traduits en français dans les années 1830, que le Fantastique connaîtra un véritable essor en France. De grands auteurs s’y sont essayés : Honoré de Balzac, Théophile Gautier ou encore Guy de Maupassant. À noter que le registre fantastique a souvent été utilisé pour contourner la censure, et pour diffuser, par exemple, des critiques politiques ou certaines revendications sans craindre d’éventuelles représailles.


Un registre subtil, engagé et révélateur !

Le propre du fantastique serait de révéler des choses habituellement cachées et que nous ne voulons pas voir.

Selon Lovecraft, le fantastique doit provoquer une peur afin de générer une catharsis (le fait de libérer ses émotions refoulées) chez le lecteur. Ainsi, les manifestations surnaturelles dans le fantastique sont la plupart du temps néfastes, mais c’est, paraît-il, pour notre bien ! Moi, je ne m’en lasse pas !


Où trouver le registre fantastique dans les livres ?

De manière non exhaustive, je vous cite ici quelques-unes des œuvres littéraires, dans le registre fantastique, les plus connues ou qui ont eu un impact dans l’apparition de ce registre :

  • Château d’Otrante, Horace Walpole, 1764 (inaugure le genre du roman gothique) ;
  • Vathek, William Beckford (l’un des principaux romans de tendance frénétique, écrit en français par un auteur anglais en 1786) ;
  • Les Élixirs du Diable, Hoffmann, 1815 ;
  • L’élixir de longue vie, Honoré de Balzac, 1830 ;
  • Le Meneur de loups, Alexandre Dumas, 1857 ;
  • Le Horla, Guy de Maupassant, 1887 ;
  • Celui qui hantait les ténèbres, H.P Lovecraft, 1935 ;
  • Shining, l’enfant lumière, Stephen King, 1977 ;
  • Journal d’un vampire, L.J.Smith, 1991 ;
  • Twilight, Stephenie Meyer, 2005.

Pour conclure, je vous révélerai ce que j’aime à penser :

le fantastique, c’est être libre, tout en gardant un petit peu les pieds sur Terre…

Article rédigé par Maud Wlek (Auteure de Nayra).

Les Senoïs nous apprennent comment améliorer notre vie en rêvant consciemment !

Les Senoïs : qui sont-ils ?

Les Senoïs sont une tribu de Malaisie accordant une importance cruciale au monde onirique. Ils pratiquent ce que l’on peut appeler le « rêve lucide. » Le matin, au déjeuner, les grandes personnes encouragent les petits à raconter leurs rêves. Les adultes écoutent attentivement les enfants et leur font des suggestions dans le but d’optimiser cette créativité onirique :


« De quoi as-tu rêvé cette nuit ? Tu as rêvé qu’un tigre te poursuivait ? C’est bien… La prochaine fois, essaie de te retourner et de lui faire face ! »


En conséquence, à l’adolescence, les jeunes Senoïs ne font plus de cauchemars. Les Senoïs nous apprennent comment améliorer notre vie en rêvant consciemment !

Pourquoi ne font-ils plus de cauchemars ?

Parce qu’ils apprennent à affronter leurs peurs et leurs angoisses. Ils intègrent la notion qu’ils sont les seuls maîtres à bord de leurs rêves, donc à toujours faire face au danger. Nul besoin d’un diplôme en psychologie pour comprendre que ce comportement de nuit influence celui de jour. La névrose et la psychose sont absentes chez ce peuple, ce qui nous rappelle, selon le psychiatre et psychothérapeute Perls, la fonction du rêve :

« L’intégration de notre personnalité ».

Une méthode aux effets positifs !

Selon le système senoï, tout personnage onirique qui ne collabore pas en notre faveur doit être considéré comme un ennemi. Il est même permis de tuer ces personnages de rêves qui nous sont défavorables. L’image ainsi éliminée libère une énergie positive qui provient d’une partie de soi-même investi dans cet « antagoniste». En retour, la méthode senoï propose de demander un cadeau à notre agresseur… que ce soit la solution à un problème, une idée créative, une issue positive à un problème précis, une invention, la bonne décision à prendre pour un choix de vie.

Un rêve érotique ? Et si vous le poursuiviez jusqu’à l’orgasme sans culpabiliser ?

Pour les Senoïs, il est important de rechercher le plaisir et d’en tirer parti. Si un contact sexuel survient en rêve, poursuivez-le jusqu’à l’orgasme. Même lorsqu’il s’agit d’un amour « interdit » ou « improbable », allons jusqu’au bout sans culpabilité, puisqu’il s’agit d’intégrer une partie de nous-mêmes.

Si nous rêvons que nous tombons lors d’un vol en plein air, travaillons à imaginer la prochaine fois que nous volons pour ne plus tomber. Lorsque nous réussissons à voler, cherchons à atteindre un lieu inspirant, magique…

Les Senoïs font également appel à leurs alliés oniriques lorsqu’il y a menace et qu’ils jugent nécessaire le besoin d’aide. Qui sont ces alliés ? Ils peuvent être issus de la vie de tous les jours (des amis, un parent, un chien, un chat,) ou directement du monde des rêves.

En bref, la méthode senoï c’est quoi ?


Le système senoï est celui d’une coopérative vespérale qui cherche à intégrer notre personnalité en l’entraînant à être plus forte dans la dimension onirique, nourrissant ainsi notre créativité et nous libérant de toute anxiété, frustrations et troubles qui pourraient nous peser au quotidien.

Maîtriser ses rêves pour mieux vivre dans la vie réelle !

Ce système réduirait toute violence et maladie mentale, tout stress et ambition de conquête guerrière.


Voici les règles que vous devez suivre pour appliquer le système senoï :

  • Affronter et vaincre le danger,
  • Appeler du renfort et des alliés si nécessaire,
  • Optimiser vos nuits en réfléchissant à votre façon de transformer vos prochains rêves,
  • Honorer les cadeaux reçus lors de vos rêves (les peindre, les chanter, les écrire, les danser, etc.),
  • Partager vos rêves avec des gens de votre entourage qui s’intéressent à eux,
  • Observer vos progrès et ne pas se décourager vis-à-vis vos erreurs,
  • Cultiver l’acte de plaisir et celui de voler comme un oiseau !

Voilà… Vous savez ce qu’il vous reste à faire pour développer votre créativité et annihiler toutes vos angoisses, stress et cauchemars !

Faites découvrir, à votre tour, le système senoï pour aider votre entourage à se libérer de ses angoisses ! Partagez cet article !

Article rédigé par Patrick Tremblay, auteur de Onirikk, Tome 1 : le dernier des Saïwa.