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Un écrivain est-il ce qu’il écrit ?

Je suis ce que j’écris.

L’écrivain est-il réellement ce qu’il écrit ? C’est une phrase que j’aime affirmer et à laquelle nombreux écrivains pourraient s’identifier… ou pas !

Effectivement, quand ont lit cette phrase, de prime abord, on pourrait se dire qu’il y a de quoi avoir peur lorsqu’on lit certains écrivains ! Car, tout le monde n’écrit pas des romans à l’eau de rose ou des aventures héroïques et épiques ! Quelle est la part de vérité et d’invention dans un roman, un livre ? Où se cache l’essence même de l’auteur qui a achevé son œuvre ? Un livre est-il juste un exercice de style ? Que nous révèle-t-il vraiment sur son auteur et sur nous-mêmes ? Voyons ensemble ces différents points, et c’est un écrivain qui vous parle ! Cette nouvelle approche de l’écriture pourrait bien changer votre regard sur la lecture…
Êtes-vous sûrs de continuer à lire ce qui va suivre ?

Très bien…

Une vérité déguisée ou mise en lumière

Qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui est faux dans ce que peut écrire un écrivain ? L’écrivain est connu pour savoir manier à la perfection la langue de Molière, les lettres et la rhétorique, il est donc tout à fait légitime de se demander s’il est authentique et si tout ce qu’il écrit reflète la vérité ou n’est-ce qu’un pur exercice de style et d’imagination ?

L’écrivain a certes beaucoup de connaissances et de verbe, il est doué pour exprimer par écrit ce qu’il ne saurait peut-être pas aussi bien dire à l’oral ou révéler de vive voix. D’autres, en revanche, excellent aussi bien à l’écrit qu’à l’oral, mais qu’importe, l’essentiel que nous devons retenir c’est qu’il a des choses à dire, un message à transmettre.

Si certains écrivains parviennent à communiquer un message clair et limpide, pour d’autres il s’avère bien difficile de comprendre à la première lecture ce qu’ils ont voulu dire ! Cependant, peut-il écrire sur des sujets qu’il ne connaît pas ou ne ressent pas intimement ? Peut-il réellement mettre des mots sur ce qu’il n’a jamais vécu personnellement ? Bien sûr, vous me diriez-vous immédiatement ! Et moi je vous répondrai que non. Et je m’explique !

Lorsqu’un écrivain entreprend l’écriture d’une fiction, il a tout un travail d’observation, d’investigation et de compréhension avant d’aborder un sujet qui lui tient particulièrement à cœur. C’est une étape cruciale pour la crédibilité d’un univers et de l’atmosphère qu’il doit générer. L’illusion doit être parfaite ! C’est d’ailleurs cela qui fait qu’une œuvre est appréciée par le lecteur : son réalisme frappant, comme si nous étions plongés au cœur de l’histoire et que nous ressentions exactement les émotions des personnages ; nous ne sommes pas uniquement lecteurs, mais acteurs de l’histoire ; nous nous identifions à certains personnages, nous avons de l’empathie envers eux, l’histoire nous fait vivre des émotions et nous ouvre à la compréhension.

Tout ce que nous ressentons au moment de notre lecture est étroitement similaire aux émotions que nous pourrions vivre dans des situations réelles ! Il en va de même pour l’écrivain lorsqu’il immortalise ses émotions sur le papier. Aussi incroyable que cela puisse être : tout ce qu’écrit un écrivain authentique est profondément ressenti, à différentes échelles certes, mais il ne peut partager un sentiment ou un événement qui ne serait pas d’abord parvenu d’une quelconque manière à son esprit ! En cela, il associe consciemment ou inconsciemment un événement fictif ou semi-fictif à un souvenir ou une émotion qu’il aurait lui-même vécue dans sa propre vie. Comme un acteur de cinéma s’imprègne de ses propres émotions pour incarner un personnage à l’écran et donner l’impression d’une parfaite illusion, l’écrivain, lui, doit nécessairement s’imprégner de son histoire personnelle pour mettre au monde un univers qui sera authentique, non pas par sa forme, mais par la profondeur avec laquelle l’écrivain aura choisi les bons mots pour nous immerger dans la réalité qu’il a créée en toute sincérité. Il ne peut donner ce qu’il ne possède pas intrinsèquement.

Ce qui est vrai dans toute œuvre d’un écrivain est l’authenticité avec laquelle il nous partage ses émotions. Il n’a pas besoin d’avoir vécu littéralement ce que son histoire raconte, mais en l’écrivant, il transpose ses sentiments et les ressent vivement sur l’instant présent, en même temps que le lecteur. Exactement comme dans un film, avec une richesse infinie de détails et une liberté d’imagination inégalée ! Et c’est ce qui fait la magie de l’écriture ! Le lecteur s’approprie intégralement l’histoire, y transposant ses propres projections psychiques sur celles déjà transcrites. Ainsi, le lecteur met des visages familiers sur les personnages qui lui sont agréables et des visages antipathiques sur ceux qui lui déplaisent, tout cela se fait de manière inconsciente, mais participe activement au caractère pluridimensionnel de l’ouvrage !

Un livre naît toujours une deuxième fois dans l’esprit de celui qui le lit. Et il en sera ainsi éternellement, n’est-ce pas magnifique ?

Un livre ne se lit pas simplement, il se vit ! Bien que tout ne soit pas « vrai » (dans notre dimension physique) et issu du fruit de l’imagination, la matérialisation de son univers issu du psyché par des mots le rend réel dans la dimension de notre imaginaire et palpable jusque dans nos contrées !

Au-delà des mots…

L’authenticité, l’essence même de l’auteur, ce qu’il est au plus profond de lui-même, se cache souvent entre les lignes ! Nous pourrions même affirmer les phrases suivantes, comme je le soutiens moi-même :

Dis-moi ce que tu écris, je te dirai qui tu es. Dis-moi ce que tu aimes lire, je te dirai ce à quoi tu aspires !

Pour moi, l’écriture transcende la parole.

Pourquoi ?

Le style d’écriture de l’écrivain est très révélateur de sa personnalité ; il n’a pas besoin de parler, son écriture le fait à sa place. À travers elle, une infinité d’informations nous sont communiquées volontairement ou non. En effet, la manière d’utiliser un mot plutôt qu’un autre, d’employer une tournure plutôt qu’une autre et d’assembler les phrases les une aux autres nous reflètent la manière dont l’auteur aime manier le verbe ; cela peut-être avec simplicité, subtilité, mysticité, minutie, intellectualité ou complexité. Il ne saurait s’exprimer autrement que ce qu’il ne peut être lui-même ! Cela paraît tellement évident. Quand bien même il décide d’employer des termes qu’il n’aurait pas pour habitude d’utiliser dans la vie quotidienne ou de créer un pastiche ou une parodie, s’il le fait c’est qu’il en a tout à fait les capacités et c’est une facette de lui-même qu’il préfère tourner en dérision !

L’écrivain n’est pas figé à un seul registre, tout comme l’homme ne cesse d’évoluer au fil du temps, il évolue également au fil de ses écrits et des événements qu’il vit. Le plus important, et le plus révélateur, sur lui-même est le message qu’il a à nous transmettre.

Pourquoi a-t-il écrit son œuvre et qu’a-t-il voulu nous dire à travers elle ?

Ce n’est pas un hasard si nous aimons faire des études ou commentaires de textes en littérature ; lever le voile ou tenter de comprendre ce qu’un écrivain ne nous exprime pas dans ses écrits, voilà où se cache en grande partie l’essence même de l’écrivain ! L’essence de l’écrivain est à la fois dans ce qu’il nous dit et ce qu’il ne nous dit pas ! Ce qu’il nous dit et ce qu’il garde sous silence est extrêmement important et riche de sens ! Les idées qu’il partage lui sont parvenues à lui et ont trouvé refuge en lui, ressentant un besoin ou un devoir de les transposer noir sur blanc, de nous les faire partager. Et si elles ont trouvé en lui une main disposée à être à leur service, c’est qu’au fond son cœur a été sensible, touché, aligné sur la même vibration que cette idée ou a ressenti la nécessité de les transposer. Cela ne peut pas être le fruit du hasard et c’est en cela qu’une lecture est passionnante et pourrait faire l’objet d’une étude psychanalytique approfondie ! Nous lisons ce qui est dit et à la fois nous réfléchissons sur ce qui est sous-entendu et non dit explicitement. Là réside le génie d’un ouvrage. Tout livre a un message important et nous offre souvent des réponses aux questions que nous nous posions de façon consciente ou inconsciente à travers le verbe d’un auteur qui exprime pour nous ce que nous-mêmes avions besoin d’entendre pour débloquer une situation personnelle ou nous orienter vers le bon choix, la bonne attitude à adopter dans une décision que nous aurions à prendre…

Chaque ouvrage nous parle et nous révèle à nous-mêmes, tout comme chaque ligne écrite est la matérialisation de l’onde vibratoire émanée par l’écrivain lui-même à l’instant où il l’écrit. C’est ça la magie de l’écriture ! Et c’est sans doute cette authenticité, cette spontanéité qui fait que le plaisir de la lecture perdure à travers les siècles et propulse des auteurs à connaître un succès retentissant, réussissant à faire vibrer avec la même intensité qu’au moment de leur écriture des millions de lecteurs à travers le monde !

Que nous révèle un livre sur son auteur et sur nous-mêmes ?

Les livres sont riches de sens. C’est ce qui fait de tout ouvrage un trésor incommensurable. Un livre a plusieurs lectures et autant d’interprétations possibles que d’êtres humains sur Terre ! Un écrivain authentique se livre nécessairement à cœur ouvert ! Que nous révèle donc un livre sur son auteur ? Et sur nous-mêmes ?

Lui seul détient la clé de tous les mystères qui règnent sur lui, mais il ne saurait la remettre à autrui, car elle est la gardienne de sa stabilité psychique et sociale. Son jardin secret lui permet d’en faire fleurir de plus beaux pour le plus grand plaisir de celles et ceux qui voudront bien s’y aventurer en lisant ses livres et ce qu’il voudra bien nous raconter…

Chaque livre a une âme. Un livre est un cœur qui bat. Un livre c’est de l’amour matérialisé par l’écriture.

Un livre est une partie de soi-même qu’on retrouve. C’est un cadeau inestimable que nous offrent les écrivains dans l’écriture de leur ouvrage lorsqu’on se les procure, car non seulement ils se livrent, mais ils nous délivrent de nos préoccupations pour nous ramener à soi et à l’un des chemins les plus courts vers l’amour : l’empathie.

La vraie question à se poser est : jusqu’où désirons-nous aller dans l’intimité de l’auteur et jusqu’où sommes-nous prêts à plonger au plus profond de nous-mêmes ?

L’écriture est un acte d’amour, émis sans rien attendre en retour. La lecture est le meilleur acte que nous puissions réaliser pour continuer à répandre de l’amour et nous rapprocher de notre essence. Il y a de secrets qu’ils ne nous révéleront sans doute jamais, mais si nous gardons l’œil ouvert, nous pourrions parfaitement lire entre les lignes et découvrir ce que le livre a à nous dire…

Chaque lecture est un prélude de révélation.

Et si le lecteur était également ce qu’il lit ? Il y a de quoi réfléchir, là aussi, à la question ! En attendant, prenez soin de vos lectures et gardez votre esprit ouvert aux messages qu’un livre souhaite vous communiquer ! Un livre ne tombe jamais dans nos mains par hasard…

Article rédigé par Leandro De Carvalho, auteur de Vivre en harmonie.

Un grand mystère : d’où vient l’écriture ?

L’écriture : la mystérieuse invention qui a permis l’évolution !

Imaginez-vous un monde sans écriture… Impossible, me diriez-vous ! Et pour cause : nous en avons besoin tous les jours ! Voyons maintenant comment elle est née et tous ses bienfaits sur l’humanité…

L’article sur le Fantastique vous a beaucoup plu, j’en suis ravie. Il s’agissait d’évoquer les origines d’un univers qui porte la saga Nayra. Partant sur cette lancée des origines, j’aimerai évoquer avec vous aujourd’hui celles que nous affectionnons particulièrement, lecteurs et auteurs : l’écriture.


Qu’est-ce que l’écriture ?

Commençons par les basiques : qu’est-ce que l’écriture ? Il s’agit d’un moyen de communication, représentant le langage, à travers l’inscription de signes sur divers supports. Chaque culture possède sa propre graphie, mais respecte une même structure : le vocabulaire, la parole, la sémantique, la grammaire. Un système d’écriture est une méthode organisée et basée sur une langue pour conserver et transmettre des messages. Ces systèmes peuvent être classés en trois catégories : sémasiographies (bien que les spécialistes ne s’accordent pas à les considérer comme des écritures), écritures logographiques et écritures syllabiques.

D’où vient l’écriture ?

Selon certains, la Préhistoire se termine avec la naissance de l’écriture. Historiquement, l’écriture est née il y a 6000 ans, en Mésopotamie et en Égypte, et de manière presque simultanée, mais toutefois différenciée. Cependant, le développement récent des études de littératies mène à réévaluer les dates d’apparition de l’écriture. Le développement de l’écriture a sans doute été influencé par des exigences pragmatiques telles que la codification des lois, l’échange d’informations, l’enregistrement de l’histoire, la tenue des comptes financiers. Ainsi, l’écriture a permis la conservation de l’Histoire.

L’alphabet est un système d’écriture, composé d’un ensemble de symboles. « Les plus anciennes traces de l’ancêtre de tous les alphabets actuels se situent dans le désert du Sinaï aux alentours du xve siècle av. J.-C » (source Wikipédia).


Quelques auteurs de fantasy et de science-fiction ont inventé un alphabet imaginaire pour développer leurs univers : le tengwar (Le Seigneur des anneaux, J.R.R. Tolkien), l’énochien (John Dee)…

Certains systèmes religieux voyaient dans l’écriture une menace pour la transmission orale et l’ordre existant. D’ailleurs, selon un ancien mythe égyptien repris par Platon dans le Phèdre, l’écriture et le langage auraient été inventés par le dieu Thot , surnommé le « seigneur du temps » ; considéré comme celui qui détient le savoir et qui le transmet, comme l’incarnation de l’intelligence et de la parole, chargé de transmettre ses connaissances illimités, il aurait pour ce faire inventé l’écriture ! L’écriture aurait ainsi pour objectif de remettre de l’ordre, notamment en formant des systèmes juridiques, de conserver l’Histoire et de diffuser la connaissance.


L’impact de l’écriture

L’écriture a eu un fort impact culturel et social. Ces effets seront multipliés avec la mécanisation de l’écriture par l’imprimerie. Il n’y a qu’à constater tous les ouvrages qui se vendent par millions dans le monde et qui ont une influence considérable dans notre culture et notre manière de penser la vie et le monde.

La Bible, par exemple, s’est écoulée à plus de 2500 millions d’exemplaires à travers l’histoire ; Le Petit Livre rouge s’est vendu à plus de 900 millions d’exemplaires et le Coran à plus de 800 millions d’exemplaires ! Ces trois livres sont les plus vendus au monde depuis des siècles et n’ont jamais été détrônés jusqu’à ce jour ! Ces écrits ont des conséquences directes sur notre mode de vie, notre façon de penser et d’agir.

Selon les linguistes, sur environ 3000 langues répertoriées dans le monde, à peine une centaine s’écrivent.


En conclusion, je trouve passionnant de se dire que malgré les technologies dont nous disposons, nous ne sommes, à l’heure actuelle, sûrs de rien en ce qui concerne l’apparition de l’écriture. Chaque nouvelle découverte peut remettre en cause des pans d’histoire que nous tenions pour acquis.  Aujourd’hui encore, l’écriture reste donc un grand mystère car nul ne sait vraiment comment elle est apparue… seule certitude : sans elle, nous aurions bien du mal à expliquer l’univers, la vie et le monde, à communiquer, à immortaliser nos souvenirs, à nous divertir, à exprimer nos émotions, nos sentiments, développer notre imagination et laisser des traces pour aider les futures générations, car l’écriture est ce qui fait de nous des êtres humains à la pointe de l’évolution.

« L’écriture est la peinture de la voix », Voltaire.

Article rédigé par Maud Wlek (Auteure de Nayra).

La vie inspirante de J.K. Rowling

J.K. Rowling rêvait secrètement d’être écrivaine. Ses parents voulaient qu’elle soit secrétaire bilingue… Aujourd’hui, elle est l’un des écrivains qui vend le plus de livres au monde !

Déjà petite, elle avait la fibre littéraire…

Une vie tellement inspirante !

Aime, Commente & Partage ! 

Article rédigé par Leandro De Carvalho, auteur du Petit Chaperon Rouge : un Nouveau Monde.

Le fantastique : un registre subtil, engagé et révélateur !

Grande adepte de ce registre en particulier, tant en lecture qu’en écriture, je suis ravie de pouvoir vous en dire un peu plus sur le fantastique.

Les différents genres littéraires

Tout d’abord, faisons un point global. Il existe plusieurs genres littéraires :

  • poétiques,
  • narratifs,
  • théâtraux,
  • épistolaires,
  • argumentatifs,
  • descriptifs,
  • graphiques
  • et expérimentaux.

Chacun compte des sous-genres et des registres. Si vous désirez en savoir plus sur le sujet, je vous invite à consulter cette page qui vous détaillera parfaitement les divers genres, sous-genres et registres en littérature : En savoir plus.

Ainsi, le fantastique est un registre, classé dans le genre narratif. Jusque-là, vous me suivez ? Parfait. Il n’est pas aisé de s’y retrouver, je vous l’accorde…


Le fantastique : entre magie et réalité !

Entrons maintenant dans le vif du sujet : le fantastique. Dans ce registre littéraire, le surnaturel s’introduit et évolue dans un cadre réaliste. Le héros a une réaction de rejet ou de peur face aux évènements surnaturels auxquels il se retrouve confronté. À ne pas confondre avec la fantasy ou le merveilleux. Dans la fantasy, comme dans le merveilleux, le surnaturel est accepté et souvent utilisé pour définir les règles d’un monde imaginaire ; l’imaginaire évoqué est perçu comme une norme et s’éloigne considérablement de notre réalité… (Le Seigneur des Anneaux, Le Trône de fer, Harry Potter…).


Les origines du fantastique

Définition donnée, passons aux origines du fantastique. La véritable source de ce genre est le roman gothique anglais, apparu fin 1785. À cette époque, les auteurs créent dans leurs œuvres une atmosphère d’horreur plus prononcée, propulsant les lecteurs dans une interrogation commune : qu’est-ce qui est réel et qu’est-ce qui ne l’est pas ? En France, les auteurs s’inspirent de ces romans et proposent des œuvres dites « frénétiques » (ou qu’on qualifie de « roman noir »), incluant dans ces dernières le goût pour le macabre ou l’horreur. Le romantisme frénétique rejette ainsi l’esprit des Lumières, tout comme la rigueur classique de l’époque.

Finalement, fort de ces influences, c’est en Allemagne que naît véritablement le registre fantastique, au début du XIXe siècle, grâce à l’écrivain Adelbert von Chamisso. Mais c’est Hoffmann (Ernst Theodor Amadeus Hoffmann) qui aura une influence universelle sur ce registre. D’ailleurs, c’est par ses contes, traduits en français dans les années 1830, que le Fantastique connaîtra un véritable essor en France. De grands auteurs s’y sont essayés : Honoré de Balzac, Théophile Gautier ou encore Guy de Maupassant. À noter que le registre fantastique a souvent été utilisé pour contourner la censure, et pour diffuser, par exemple, des critiques politiques ou certaines revendications sans craindre d’éventuelles représailles.


Un registre subtil, engagé et révélateur !

Le propre du fantastique serait de révéler des choses habituellement cachées et que nous ne voulons pas voir.

Selon Lovecraft, le fantastique doit provoquer une peur afin de générer une catharsis (le fait de libérer ses émotions refoulées) chez le lecteur. Ainsi, les manifestations surnaturelles dans le fantastique sont la plupart du temps néfastes, mais c’est, paraît-il, pour notre bien ! Moi, je ne m’en lasse pas !


Où trouver le registre fantastique dans les livres ?

De manière non exhaustive, je vous cite ici quelques-unes des œuvres littéraires, dans le registre fantastique, les plus connues ou qui ont eu un impact dans l’apparition de ce registre :

  • Château d’Otrante, Horace Walpole, 1764 (inaugure le genre du roman gothique) ;
  • Vathek, William Beckford (l’un des principaux romans de tendance frénétique, écrit en français par un auteur anglais en 1786) ;
  • Les Élixirs du Diable, Hoffmann, 1815 ;
  • L’élixir de longue vie, Honoré de Balzac, 1830 ;
  • Le Meneur de loups, Alexandre Dumas, 1857 ;
  • Le Horla, Guy de Maupassant, 1887 ;
  • Celui qui hantait les ténèbres, H.P Lovecraft, 1935 ;
  • Shining, l’enfant lumière, Stephen King, 1977 ;
  • Journal d’un vampire, L.J.Smith, 1991 ;
  • Twilight, Stephenie Meyer, 2005.

Pour conclure, je vous révélerai ce que j’aime à penser :

le fantastique, c’est être libre, tout en gardant un petit peu les pieds sur Terre…

Article rédigé par Maud Wlek (Auteure de Nayra).

Les Senoïs nous apprennent comment améliorer notre vie en rêvant consciemment !

Les Senoïs : qui sont-ils ?

Les Senoïs sont une tribu de Malaisie accordant une importance cruciale au monde onirique. Ils pratiquent ce que l’on peut appeler le « rêve lucide. » Le matin, au déjeuner, les grandes personnes encouragent les petits à raconter leurs rêves. Les adultes écoutent attentivement les enfants et leur font des suggestions dans le but d’optimiser cette créativité onirique :


« De quoi as-tu rêvé cette nuit ? Tu as rêvé qu’un tigre te poursuivait ? C’est bien… La prochaine fois, essaie de te retourner et de lui faire face ! »


En conséquence, à l’adolescence, les jeunes Senoïs ne font plus de cauchemars. Les Senoïs nous apprennent comment améliorer notre vie en rêvant consciemment !

Pourquoi ne font-ils plus de cauchemars ?

Parce qu’ils apprennent à affronter leurs peurs et leurs angoisses. Ils intègrent la notion qu’ils sont les seuls maîtres à bord de leurs rêves, donc à toujours faire face au danger. Nul besoin d’un diplôme en psychologie pour comprendre que ce comportement de nuit influence celui de jour. La névrose et la psychose sont absentes chez ce peuple, ce qui nous rappelle, selon le psychiatre et psychothérapeute Perls, la fonction du rêve :

« L’intégration de notre personnalité ».

Une méthode aux effets positifs !

Selon le système senoï, tout personnage onirique qui ne collabore pas en notre faveur doit être considéré comme un ennemi. Il est même permis de tuer ces personnages de rêves qui nous sont défavorables. L’image ainsi éliminée libère une énergie positive qui provient d’une partie de soi-même investi dans cet « antagoniste». En retour, la méthode senoï propose de demander un cadeau à notre agresseur… que ce soit la solution à un problème, une idée créative, une issue positive à un problème précis, une invention, la bonne décision à prendre pour un choix de vie.

Un rêve érotique ? Et si vous le poursuiviez jusqu’à l’orgasme sans culpabiliser ?

Pour les Senoïs, il est important de rechercher le plaisir et d’en tirer parti. Si un contact sexuel survient en rêve, poursuivez-le jusqu’à l’orgasme. Même lorsqu’il s’agit d’un amour « interdit » ou « improbable », allons jusqu’au bout sans culpabilité, puisqu’il s’agit d’intégrer une partie de nous-mêmes.

Si nous rêvons que nous tombons lors d’un vol en plein air, travaillons à imaginer la prochaine fois que nous volons pour ne plus tomber. Lorsque nous réussissons à voler, cherchons à atteindre un lieu inspirant, magique…

Les Senoïs font également appel à leurs alliés oniriques lorsqu’il y a menace et qu’ils jugent nécessaire le besoin d’aide. Qui sont ces alliés ? Ils peuvent être issus de la vie de tous les jours (des amis, un parent, un chien, un chat,) ou directement du monde des rêves.

En bref, la méthode senoï c’est quoi ?


Le système senoï est celui d’une coopérative vespérale qui cherche à intégrer notre personnalité en l’entraînant à être plus forte dans la dimension onirique, nourrissant ainsi notre créativité et nous libérant de toute anxiété, frustrations et troubles qui pourraient nous peser au quotidien.

Maîtriser ses rêves pour mieux vivre dans la vie réelle !

Ce système réduirait toute violence et maladie mentale, tout stress et ambition de conquête guerrière.


Voici les règles que vous devez suivre pour appliquer le système senoï :

  • Affronter et vaincre le danger,
  • Appeler du renfort et des alliés si nécessaire,
  • Optimiser vos nuits en réfléchissant à votre façon de transformer vos prochains rêves,
  • Honorer les cadeaux reçus lors de vos rêves (les peindre, les chanter, les écrire, les danser, etc.),
  • Partager vos rêves avec des gens de votre entourage qui s’intéressent à eux,
  • Observer vos progrès et ne pas se décourager vis-à-vis vos erreurs,
  • Cultiver l’acte de plaisir et celui de voler comme un oiseau !

Voilà… Vous savez ce qu’il vous reste à faire pour développer votre créativité et annihiler toutes vos angoisses, stress et cauchemars !

Faites découvrir, à votre tour, le système senoï pour aider votre entourage à se libérer de ses angoisses ! Partagez cet article !

Article rédigé par Patrick Tremblay, auteur de Onirikk, Tome 1 : le dernier des Saïwa.

Le dragon : un symbole de vie et de puissance !

Bonjour à toutes et à tous,

Tout d’abord, permettez-moi de me présenter. Je suis S-P Decroix, auteure de « La Princesse du fond des Temps » qui sortira à la rentrée chez Lysons Éditions. Lorsque mon éditeur (Leandro De Carvalho) a demandé à ses auteur(e)s s’ils voulaient participer au blogue de la maison d’édition pour parler littérature, j’ai tout de suite accepté. Mais du coup, mon petit cerveau s’est mis en surchauffe… une fois de plus. Car ce ne sont pas les idées qui manquent pour discuter littérature. J’ai donc refroidi mes neurones (il faut bien si je veux continuer d’écrire) et pensé à toutes les créatures qui peuplent notre imaginaire d’adulte et d’enfant. Mais par lesquelles commencer me direz-vous ? Il y en a tant et tant ! Alors je me suis dit :

 » Quoi de plus noble, de plus dangereux, aussi attirant qu’effrayant que LE DRAGON ? « 

Symbole de vie et de puissance en Chine, protecteur en Indonésie, protecteur de trésors en Grèce antique ou encore maléfique et ravisseur de princesses en Europe médiévale, cette créature légendaire est souvent représentée comme un animal gigantesque, ailé, pourvu de pattes avec des griffes de lion et une queue de serpent.

Son étymologie latine « draco » est dérivée du grec « drakeîn » venant lui-même du verbe « dérkomai » signifiant « voir clair ».

Plusieurs mythes et légendes autour de cet animal fabuleux se sont mêlés les uns aux autres pour lui octroyer, finalement, sa forme que nous lui connaissons tous aujourd’hui.

En effet, il faut savoir que les dragons occidentaux sont différents des dragons asiatiques. Chez les occidentaux, notamment dans les mythes Greco-romains, Nordiques ou bien Celtes, le dragon est surtout un animal de forme reptilienne (ailé bien sûr), mais surtout crachant du feu, ce qui le lie à l’élément terre. C’est pour cette raison que bien souvent il est attaché à des choses plus « basiques », plus « terre à terre » : il se fait alors le farouche gardien de trésors fabuleux. Dans l’esprit des occidentaux, le dragon est également une créature malfaisante, et du fait de sa forme spécifique, il incarne aussi le mal. C’est pourquoi l’archange Michel le combat.

Les dragons asiatiques sont liés eux aussi aux forces de la nature, mais pas spécifiquement au feu. Combien de récits, et plus précisément de mangas, nous les montrent associés aux autres éléments : eau, air, glace, bois, métal ? En réalité, ici, il est surtout, lié à l’eau. Dans les croyances asiatiques, les dragons ne sont pas non plus des créatures hostiles. Ils ne possèdent pas forcément d’ailes.

Il est le cinquième animal de l’astrologie chinoise (au passage, il s’agit de mon signe), et il est le symbole de la chance. De nombreux Empereurs sont de ce signe et de grandes festivités sont données les années du dragon. Le surnom du très célèbre Bruce Lee est d’ailleurs « Petit dragon ».

La symbolique de ses cornes viendrait de l’astrologie et de sa place dans le classement du calendrier, effectuée lors d’une course sous l’égide soit de l’Empereur de Jade soit de Bouddha.

Toujours est-il que le cochon (ou le porc selon les divergences des calendriers), mu en arbitre, a semé la zizanie parmi les animaux (c’est pourquoi il est relégué à la dernière place) et pour calmer le dragon, le coq lui offrit ses cornes en guise de couronne pour le roi des animaux aquatiques.

Dans tous les cas, ce sont des animaux fantastiques incroyables, d’une intelligence hors norme, doués de pensées, parfois de parole et bien souvent liés à la magie. Il semblerait aussi que les écailles (ou la peau selon les légendes), le sang et quelques fois les griffes (voire les dents) de dragons soient pourvus de propriétés incroyables.

Où trouver des dragons ?

(Liste incomplète car trop, trop longue !!!)

Les livres / mangas :


L’Histoire sans fin, Michael Ende

Le Hobbit, J. R. R. Tolkien

Harry Potter de J. K. Rowling

Tara Duncan de Sophie Audouin-Mamikonian

L’Épée de vérité de Terry Goodkind

Le Trône de fer de George R. R. Martin

L’Assassin royal, Les Aventuriers de la mer et Les Cités des Anciens de Robin Hobb

La Légende de Drizzt de R. A. Salvatore

Fairy Tail d’Hiro Mashima

Dragon Ball, Dragon Ball Z d’Akira Toryama

Jeux


Donjon et Dragon (jeu de société et films)

Rêve de Dragon (jeu de rôle)

Drakkhen (jeu vidéo)

Warcraft (jeu vidéo)

Dragon Age (jeu vidéo)

Et bien d’autres…

Films


Excalibur (1981)

L’histoire sans fin (1984)

Cœur de dragon (1996)

Donjons & Dragons (2000) et Donjons & Dragons, la puissance suprême (2006) : inspirés du jeu de rôle.

Dragons, Dragons 2 (2014) : films d’animation en 3D.

Moi, Arthur, 12 ans, chasseur de dragons[ ](2010)


J’espère que cet article vous aura plu.

À très bientôt !

Article rédigé par S-P DECROIX, auteure de La Princesse du fond des Temps.

La vie inspirante de Paulo Coelho

Il avait un rêve : être écrivain, malgré toutes les barrières qu’il a rencontrées sur son chemin…
Aujourd’hui : son rêve est devenu réalité (et il a bien fait de ne pas écouter ses parents) !

Tellement inspirant Paulo Coelho !

A tous les écrivains qui n’osent pas se lancer… Osez vivre votre Légende personnelle !

Paulo est un bel exemple, et nous vous résumons son parcours à travers cette petite vidéo :

Aime, Commente & Partage ! 

Vidéo réalisée par Leandro De Carvalho, auteur de Vivre en harmonie.