[Zoom sur] le lâcher-prise !

Développer sa confiance en soi face aux autres

Monter sur scène devant un public. Aller à un oral d’examen. Réaliser son premier entretien d’embauche. Faire un discours à l’occasion d’une fête. Autant de choses qui mettent à l’épreuve notre courage en nous faisant sortir de notre zone de confort. S’ouvrir aux autres n’est jamais facile au premier abord, surtout quand votre entourage vous qualifie de « timide » ou encore « d’introverti ». Que faire pour se dégager du poids du regard des autres dans ces conditions ?

La bienveillance

Ceux qui vous écoutent ne vont pas (forcément) vous manger. Même si on vous a resservi cette phrase des centaines de fois durant votre enfance, il faut admettre qu’elle contient un fond de vérité. Si vous traitez votre public avec bienveillance, il y a de fortes chances qu’il vous rende la pareille, et qu’il accueille votre prestation avec le sourire.

Il n’est pas non plus question de se cacher derrière un sourire de pub pour dentifrice : soyez naturel et honnête. Avant de prendre la parole, conditionnez-vous en vous remémorant une réussite passée, ou encore un souvenir heureux. Et si vous portez de l’intérêt au sujet dont vous parlez, n’hésitez pas à le montrer : la passion est quelque chose qui est très souvent ressentie par le public, utilisez-la donc à votre avantage !

Pour le pire, mais surtout pour le meilleur

Autre phrase dont on vous a rabâché les oreilles il y a des années de cela : « Personne n’est parfait ». Oui, nous avons tous nos défauts. Oui, nous nous souvenons tous d’un ou de plusieurs échecs subis. Est-ce une raison valable pour se complaire dans le malheur, ou se lamenter sur ces mêmes échecs ? Pas du tout ! Acceptez en revanche vos erreurs passées, et cherchez leurs origines dans vos choix. L’échec est une étape naturelle dans l’apprentissage : n’ayez donc pas honte de les assumer, vous continuerez à apprendre tout au long de votre vie. Servez-vous de ces expériences pour transformer vos projets futurs en réussites présentes.

Et plus que n’importe qui, vous devez connaître vos points forts. Il n’y a rien de narcissique à reconnaître ses qualités : c’est au contraire un moyen très sain de se remettre en confiance en cas de coup dur. Si vous éprouvez de la peur, du stress à l’idée d’aller vers les gens, pensez aux choses dans lesquelles vous excellez. Remplis de pensées positives, vous serez dans les meilleures dispositions possibles pour parler aux autres.

Être à soi : savoir lâcher-prise

Sans doute la chose la plus difficile à faire dans la découverte personnelle, le lâcher-prise est un exercice particulier. Il consiste, au final, en un abandon total du regard d’autrui.

Le lâcher-prise est rarement un travail de prestation : la mesure est plutôt conseillée devant un public. Pour le travailler, donnez-vous un moment. Seul. Uniquement pour vous-même. Écoutez un morceau de musique que vous appréciez (d’une durée longue de préférence), et lâchez-vous dessus. Il n’est pas vraiment question de danse au sens général du terme : essayez simplement de bouger et de changer votre visage en fonction de cette musique, sans rien vous interdire. C’est dans ces moments de solitude que vous vous découvrirez : libéré de tout regard extérieur, une autre facette de votre personnalité vous sera révélée. Fort de cette meilleure connaissance de vous-même, vous verrez que cet exercice aura un impact bénéfique sur votre rapport avec les autres. Lâcher-prise fait toujours peur, c’est pourquoi ces instants ne doivent appartenir qu’à vous.

Donc, la prochaine fois que vous devrez prendre la parole en public, songez à combien vous êtes talentueux. Offrez la bienveillance que vous espérez avoir en retour, et enfin, ayez confiance. Et lâchez-vous un peu ! 😊

Article rédigé par Samuel Bisch. Vous pouvez également lire sur le même sujet : "Vivre en harmonie", de Leandro De Carvalho, actuellement disponible aux éditions Lysons ici.

Le roman d’apprentissage

Un roman d’apprentissage ?

Souvent, nous lisons pour nous divertir. Mais quelquefois, il arrive qu’au détour d’une page nous faisant rire, la lecture nous apporte quelque chose d’autre : une anecdote, de la culture générale, ou encore une révélation inattendue. Ce moment est la clé de ce que nous appelons le roman d’apprentissage. Pour cet article, nous nous baserons sur le roman de Sylvain Reverchon, Le jour qui ne vient jamais, publié aux éditions Lysons et actuellement disponible.

Qu’est-ce qu’un roman d’apprentissage ?

Un roman d’apprentissage est un livre mettant en scène un personnage, en général jeune, confronté de manière plus ou moins violente aux aléas de la vie. Sortant finalement vainqueur de ces épreuves, le héros ne sera plus le même qu’au début de l’histoire : il aura évolué, et en bien. Similaires aux ouvrages de développement personnel d’aujourd’hui, ces romans étaient d’ailleurs très en vogue au 19ème siècle. Le plus emblématique de l’époque est sans doute Oliver Twist, de Charles Dickens : le parcours d’un orphelin au sein de la société victorienne, qui finira par réussir à s’élever au-delà de ses espérances.

Pourquoi en lire ?

L’habitude nous fait dire que ces romans sont plus orientés du côté d’un public jeunesse, en raison des valeurs morales et des leçons véhiculées par leurs histoires. Cela dit, est-ce réellement une littérature uniquement destinée aux enfants ? Au final, nous ne cessons jamais d’apprendre tout au long de notre vie, et c’est bien ici tout le propos de Sylvain Reverchon, le personnage principal de son roman étant un adulte, Chris. Il n’y a aucune honte à lire des romans d’apprentissage à un âge adulte, voire avancé. Ce serait plutôt un signe d’humilité que de se considérer comme un éternel étudiant.

Apprendre et divertir : Le jour qui ne vient jamais

Le périple poignant d’un père pour retrouver son fils : voilà ce qui nous tient en haleine tout au long du Jour qui ne vient jamais. L’humour, grinçant mais sincère, nuance la noirceur impliquée par le titre. Mais par-delà le rire que nous apporte l’auteur, nous avons surtout accès à un message capital : continuer de vivre malgré tout. Car même si le monde de Chris est une dystopie gigantesque, lui ne s’arrêtera pas avant d’avoir reconstitué totalement sa vie. Une réunion avec soi-même : tel est l’objectif de ce roman, opérant ainsi un équilibre parfait entre divertissement et leçon de vie.

Article rédigé par Samuel Bisch. 
Pour commander le livre de Sylvain Reverchon au format numérique ou papier, Le jour qui ne vient jamais : https://www.lysonseditions.com/lejourquinevientjamais